Incroyable anomalie de température sur la face est de la grande pyramide

 Une anomalie thermique de toute première importance a été détectée sur la façade est de la grande pyramide par la mission Scan pyramids. Voici ce que le ministre des Antiquités Egyptiennes déclarait lors d’une conférence de presse organisée le Lundi 9 Novembre 2015 au pied des pyramides.

 La thermographie infrarouge n’ayant pas l’air d’avoir permis de mettre en évidence l’existence des rampes internes modélisées par le tandem Houdin-Tayoubi, ça, ils oublient volontairement de le dire, elle a quand même permis de révéler une anomalie de température de 6°C entre quelques pierres de la façade est.

 Et c’est reparti avec les suppositions de départ de rampes ou de salle secrète alors que l’on voit très bien sur les photographies qu’aucun linteau n’existe dans cette zone. Peu importe car la publicité pour les logiciels de Dassault et la théorie de la rampe interne l’emporte sur la vérité scientifique !

 Nous allons donc analyser nous mêmes cette fameuse découverte reprise par les médias ( TV , radio , journaux , internet ) sans aucun sens critique de la part des journalistes comme d’habitude.

 Voici l’endroit en question .. vous voyez, sans linteau, si vous enlevez une pierre, vous avez toutes les chances d’en prendre une du dessus sur la tête.

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 et voici l’image infrarouge. Les zones en rouge étant les zones les plus chaudes.

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 Le spécialiste de la thermographie infrarouge, Jean-Claude Barré dit ne pas comprendre la raison pour laquelle ces deux pierres sont plus chaudes que celles qui les entourent et pourtant il existe une explication plus qu’évidente à ce phénomène.

 Les faces de la grande pyramide sont orientées , nord sud est ouest.

 Le soleil se lève à l’est, il éclaire donc d’abord la face des pierres exposées à l’est or vous pouvez remarquer sur la photographie de la zone en question que certaines pierres en saillie ont aussi une face exposée au sud. Voir contours jaunes ci-dessous.

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 La course du soleil étant est, sud-est, sud, sud-ouest, ouest, au départ seules les faces des pierres exposées à l’est reçoivent le rayonnement solaire. Il en va tout autrement dès que le soleil est en position sud-est car les pierres orientées est et situées à coté de celles en saillies reçoivent plus de rayonnement du fait de la réflexion de la lumière sur les faces exposées au sud.

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 Certaines faces de pierres situées à l’est vont donc recevoir le rayonnement est puis sud-est réfléchi sur les faces sud alors que d’autres n’auront que le rayonnement est. Elles vont donc s’échauffer plus que les autres puisqu’elles reçoivent plus de rayons.

 Vous pouvez tous remarquer que la face sud du bloc de droite est cassée en triangle. Au dessus du triangle , la lumière ne peut plus se refléter et c’est pour cela que la zone 2 est restée plus froide que la zone 1. (voir les deux photographies ci-dessous)

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 Et plus on s’éloigne des faces sud , plus la température décroit. C’est clairement visible sur la photographie infrarouge.

 Il s’agit donc bien d’un phénomène de réflexion des rayons solaires. Ce sont simplement les faces situées au sud qui apportent de l’énergie supplémentaire à certaines faces à l’est.

 La mission Scan pyramids vient donc de faire une découverte scientifique exceptionnelle en prouvant que la lumière peut se refléter sur des pierres de couleur claire. Avec ça on est bien avancés 🙂 Incompétence des chercheurs sur ce coup là et incompétence des journalistes. Cette pyramide n’a décidément pas fini de créer des pyramidiots.

Conclusion

 Le plus triste dans cette affaire , c’est qu’à force de chercher aux mauvais endroits, ils vont finir par conclure qu’il n’y a aucune chambre secrète dans la grande pyramide et interdire toute recherche future sous prétexte que si tous ces « spécialistes » n’ont rien trouvé c’est qu’il n’y a plus rien à trouver.

Affaire close !

 Maintenant si vous voulez vraiment savoir ou se trouve la salle secrète, allez faire un petit tour sur cette page.

 

La révélation des pyramidiots

 « La révélation des pyramides » rebaptisée à l’occasion de cet article « La révélation des pyramidiots » est un film de Patrice Pooyard et de Jacques Grimault ou les deux compères tentent de nous faire gober que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre bien avant son invention en 1791.

 C’est en effet à cette date que l’assemblée nationale Française a confiée le projet d’une nouvelle unité de mesure à des savants de renom (Borda, Condorcet, Lagrange, Laplace, Lavoisier et Monge) qui ont proposé au final de définir le mètre comme une distance correspondant au dix millionième du quart du méridien terrestre qu’ils ont mesurés.

 Un choix étonnant quand on y pense car la mesure exacte de la longueur d’un quart de méridien terrestre est loin d’être évidente à réaliser du fait du relief et des mers. On peut quasiment être certain qu’en cas de perte du mètre, retrouver sa valeur par une deuxième mesure donnerait un résultat sensiblement différent ne serait ce que du fait de la dérive des continents ou du fait des marées terrestres.

 De nos jours sa définition a évoluée et depuis 1983 le mètre est la distance parcourue dans le vide par la lumière en 1/299 792 458 ème de seconde. Personnellement si nous avions  eu à inventer le mètre, nous aurions plutôt optés pour un étalon naturel qui n’aurait pas bougé depuis des dizaines de milliers d’années , genre espace entre deux dessins préhistoriques dans une grotte. Ce genre de dessin est stable dans le temps et cela aurait fait honneur aux ancêtres. Mais revenons en à cette fameuse révélation de Grimault et Pooyard, à savoir que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre mais aussi PHI (le nombre d’OR) et PI.

 Petit rappel : mathématiquement , le rapport entre le diamètre d’un cercle et sa circonférence est le nombre PI. Cela veut dire que si le diamètre d’un cercle est x, sa circonférence sera de x multiplié par PI.

 PI (3.1415926….) est une constante mathématique qui concerne une infinité de diamètres et non une valeur métrique.

 PHI (1.618…) est le nombre d’or , c’est le seul nombre qui possède les propriétés mathématiques suivantes :

PHI² = PHI+1 = 2.618…

1/PHI = PHI-1 =0.618…

 Ce n’est pas non plus une valeur métrique.

 Le raisonnement de nos deux compères est le suivant : PI-PHI²=Valeur de la coudée royale en mètre uniquement si le diamètre du cercle fait un Mètre.

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 Or la chambre du roi dans la grande pyramide mesure précisément 10 coudées soit 5.236 m de largeur donc les constructeurs connaissaient PI , PHI et le Mètre. Preuve supplémentaire, le périmètre de la chambre du roi fait 60 coudées donc 31.146 m … PI multiplié par 10 donc c’est sur, ils connaissaient PI.

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 À aucun moment dans ce « documenteur » ils ne se posent les questions suivantes :

 Quelle est la probabilité pour que le dix millionième du quart d’un méridien terrestre corresponde pile poil au diamètre d’un cercle de six coudées de circonférence ? Cela sous entendrait qu’en -2560 avant JC , les constructeurs auraient fait exactement le même calcul qu’en 1791 pour définir la coudée royale au lieu de mesurer le bras de leur pharaon 🙂

 Une unité de mesure ne pouvant se référer à-elle même pour se retrouver , comment faire pour tracer un cercle parfait de 6 coudées de circonférence et retrouver le Mètre ?

 À quoi peut bien servir PI dans une pyramide ou il n’y a rien de circulaire ?

 À quoi sert PHI concrètement dans cette pyramide ?

 Comment peut-on être vraiment sûrs que la largeur de la chambre du roi faisait bien 10 coudées et pas 9.99 ou 10.1 coudées ? Il faut savoir que les coudées égyptiennes retrouvées font en réalité entre 52 et 54 cm. La valeur de 52.36 cm étant en quelque sorte la valeur idéale pour que PI-PHI²=coudée royale de 0.5236 m.

La pyramide d’à coté , celle de Khephren a une chambre funéraire qui mesure 5 m x 14.15 m soit 9.549 x 27.02 coudées avec une coudée de 0.5236 m donc pourquoi celle de Kheops aurait de son coté, pile 10 x 20 coudées d’autant plus que sa hauteur fait 5.84 m ( 11.154 coudées au lieu de faire 11 coudées. ) ?.

 Toutes ses concordances ne peuvent elles pas s’expliquer autrement ?

 Est-ce une volonté des constructeurs ou une volonté des mesureurs ?

 Pour le savoir, on va partir du principe que les constructeurs ne connaissaient ni PI , ni PHI ni le Mètre et que leur coudée ne faisait pas tout à fait 0.5236 m.

 Au départ les constructeurs ont simplement la volonté de créer une chambre dont la longueur est le double de sa largeur.

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En faisant cela, il viennent déjà de faire apparaître exactement les mêmes chiffres que ceux de la largeur en mètre de la chambre du roi.

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 1+2+2.236 = 5.236 incroyable ? non parce que ce chiffre découle simplement des propriétés géométriques particulières de n’importe quel triangle ayant un coté qui est le double de l’autre.

 La pyramide est terminée , le temps passe , les grecs découvrent PI et PHI

 Maintenant , intéressons nous un peu aux inventeurs du mètre. Qui étaient-ils ?

 Nicolas de Condorcet ( Franc-Maçon ) Gaspard Monge ( Franc-Maçon ) Antoine de Lavoisier ( Franc-Maçon ) Pierre-Simon Laplace ( Franc-Maçon ) Pour Borda et Joseph Louis Lagrange je ne sais pas mais cela fait déjà quatre Francs-Maçons sur six savants.

 Or qu’est ce qui intéresse les Francs-Maçons depuis toujours ? LA GEOMETRIE. mais aussi l’art de transmettre leurs connaissances mathématiques par la géométrie.

 Qu’est ce qui empêchait donc ces savants de se servir de la largeur de la chambre du roi (qui a le mérite d’avoir parfaitement résisté au temps) pour définir le Mètre et rendre ainsi un hommage aux bâtisseurs ?

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 Pour appliquer correctement un système métrique décimal sur un système arithmétique décimal , ils décident donc que la chambre fait 10 coudées de large , même si en réalité ce n’était pas tout à fait le cas. Ensuite hé bien , le tour est joué , il suffit de dire que la distance entre le mur nord et le mur sud de la chambre est de 5.236 m pour faire apparaître PHI , PI et le Mètre sans aucun problème et sans aucune volonté originelle des constructeurs. En plus , en procédant de cette manière on obtient une précision millimétrique ou plus.

 Qu’est ce qui est le plus vraisemblable :

 Que des savants Francs-Maçons aient voulu imprimer une trace de PHI , PI et du Mètre dans cette pyramide ou que ses constructeurs connaissaient PI, PHI et le Mètre ?

 En imposant le fait qu’une coudée royale = 0.5236 m , il est tout a fait normal de retrouver PI dans 6 , 60 , 600 coudées et PHI dans 5, 50, 500 coudées puisque PI= 6 coudées et PHI²=5 coudées.

 Mais alors pourquoi le Mètre a t-il été défini autrement par ces savants qui auraient pu dire que leur étalon était la largeur de la chambre du roi de la grande pyramide. À quoi bon aller mesurer un méridien si on peut facilement retrouver le mètre autrement ?

 Tout simplement parce que le Mètre ainsi défini aurait été jugé trop Maçonnique aux yeux de certains et que la grande pyramide ne se trouve pas sur le territoire Français. L’Eglise catholique aurait peut-être interdit cet hommage à cet édifice non Chrétien donc une fois le mètre défini, il fallait trouver un équivalent passe partout que personne ou presque ne pouvait vérifier.

Et le pyramidion dans tout ça ?

 Le film insiste aussi lourdement sur un pyramidion complètement déglingué et retrouvé à Dashur c’est à dire à 20 km à vol d’oiseau de la grande pyramide.

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 Une fois restauré par l’égyptologue Allemand Stadelman , celui-ci faisait 1 m de hauteur par 1.57 de largeur .. quoi un Mètre de hauteur et la moitié de PI en largeur .. bon sang mais c’est forcement le pyramidion de la grande pyramide s’exclament en chœur nos deux compères !

 Il aurait fallu un sacré coup de vent 🙂 mais le plus beau c’est que si l’on regarde le sommet de la pyramide de Khephren, on y voit un décaissé qui laisse à penser que le pyramidion des grandes pyramides était fait d’un seul morceau et non d’un assemblage de pierres.

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 Moulé ou taillé et réalisé en un seul morceau il aurait beaucoup mieux résisté au temps.

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 Et pendant ce temps là , « la révélation des pyramidiots » continue à séduire tout un tas d’internautes n’ayant pas un sou de jugeote. J’ai parfaitement conscience qu’en écrivant cet article qui contredit les dires des « deux experts », je vais m’attirer leur foudre mais peu importe, j’ai dit ce que j’avais à dire sur le sujet .. comprenne qui pourra ! Ceci dit, si vous cherchez une vraie révélation , allez plutôt faire un tour sur cette page.

Droit de réponse de Philippe Lheureux à J-P. HOUDIN, DASSAULT SYSTEMES, M.CHARTIER ainsi qu’à l’administrateur du forum DDCHAMPO

 Ejecté du forum l’Egypte de DDCHAMPO et sévèrement tancé par Jean-Pierre Houdin et Marc Chartier pour avoir osé écrire sur www.kheops.biz , sur deux forums et sur Facebook que les dessins et les descriptions des premiers égyptologues démontraient que les fissures du plafond de la chambre du roi étaient beaucoup plus récentes que ce que les calculs de Dassault Systèmes laissaient entendre,  je  n’accepte pas pour autant que l’on essaye de me faire passer pour un cas psychiatrique en mal de reconnaissance ou pour un chercheur malhonnête n’ayant pour but que la promotion de sa théorie et de ses livres.

Commençons par Marc Chartier et Jean-Pierre Houdin qui disent sur le blog pyramidales :

 Or, quelles que soient ces théories ou hypothèses, pouvant éventuellement faire l’objet d’échanges de points de vue entre spécialistes concernés, il est certaines découvertes avérées ou certitudes scientifiques qui, au nom même de la plus élémentaire rigueur intellectuelle, doivent être reconnues comme telles, sous peine de pourrir la sérénité du débat. La recherche scientifique et la vérité historique se doivent de respecter une éthique et une honnêteté intellectuelle sans lesquelles la porte est grande ouverte à toutes les fraudes et compromissions, ainsi qu’aux dérives qui entacheraient la crédibilité des découvertes. Il est trop facile de tordre ou mépriser certains constats indéniables, sous prétexte de défendre une théorie personnelle, aussi respectable puisse-t-elle être « subjectivement ».

 Par découverte scientifique avérée , entendons le calcul de Dassault systèmes tout auréolé du prestige de cette société qui se sert de la théorie de Jean-Pierre Houdin pour promouvoir ses logiciels. Bon d’accord , c’est du mécénat mais du mécénat à but commercial (voir à 8:26 sur la vidéo ci-dessous) donc pas forcemment de la plus pure objectivité scientifique. La 3D impressionne le grand public , tape à l’oeil des journalistes , mais ne valide pas grand chose au niveau scientifique. Pour le calcul des fissurations des poutres , observons les en plein travail à la 45.53 minute de cette vidéo. Positionnez la souris sur l’ascenseur horizontal de la vidéo pour arriver directement à 45.53 minutes.

 N’avez vous rien vu d’anormal scientifiquement parlant ? Voici le modèle utilisé par Dassault pour sa simulation des fissurations, il nous a été transmis par Jean-Pierre Houdin à une époque où il était un peu plus ouvert aux critiques et où il ne faisait pas semblant de ne pas me connaître.

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 Il est bien dessiné mais dans une étude de fissuration de poutres, il y a lieu de prendre en compte uniquement les poutres les moins hautes et les plus larges de chaque plancher car ce sont celles qui sont les moins résistantes. Ce sont elles qui se fissureront en premier. Rapellez vous la coupe ci-dessous extraite de notre étude « Chambres de décharge ou plafonds de charge« .

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En considérant toutes les poutres comme ayant une même hauteur , Dassault Systèmes fait une grosse erreur dans la rentrée des données et sa simulation ne peut qu’être faussée.

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Idem pour la non prise en compte de report du charge du à la sape le long du mur sud.

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Pour ces deux raisons, faire croire au gens que tout est OK scientifiquement relève de la fraude intellectuelle. C’est bien joué commercialement mais coté scientifique , il y a vraiment à redire !

Voici les conclusions de Dassault Systèmes que m’a transmis Jean-Pierre Houdin :

La conclusion que l’on tire de ces calculs :

 Les poutres du 1er plafond n’ont commencé à « craquer » qu’au moment où la hauteur de maçonnerie au-dessus de l’axe moyen horizontal (niveau + 64 m) des chevrons (toit) a atteint …55 m (à quelques mètres près) c’est à dire que la pyramide avait atteint une hauteur d’environ 119 m !!! A ce niveau + 119 m (à quelques mètres près), plus de 98,5% du volume de la pyramide est déjà construit !!!

 Puis celles du 2ème plafond ont « craqué » quand la pyramide a atteint une hauteur d’environ 132 m (à quelques mètres près), soit 68 m de maçonnerie au dessus du niveau + 64 m.

 Enfin, celles du 3ème plafond ont « craqué » quand la pyramide a atteint une hauteur d’environ 141 m (à quelques mètres près), soit 77 m de maçonnerie au dessus du niveau + 64 m. Le sommet n’était plus très loin…

 Par contre, les poutres du 4ème plafond n’ont pas « craqué » car la pyramide était…terminée !!! Il n’y avait donc plus de charge supplémentaire.

 C’est cela que vous appelez de l’honnêteté intellectuelle ? Je suis prêt à parier que n’importe quel ingénieur structure digne de ce nom vous confirmera que, s’il y a affaissement progressif du mur sud , toutes les poutres encastrées, donc liées les unes aux autres par la transmission des charges, vont descendre en même temps et que celles qui vont craquer en premier sont celles dont la hauteur (donc la résistance au cisaillement) est la plus faible. On devrait donc avoir dans l’ordre 3 ème , 2 ème , 1er et si le quatrième plafond n’a pas craqué c’est probablement parce que le poids du dernier niveau n’était pas assez important pour maintenir correctement l’encastrement au nord.

 Nota : quand je dis 3 ème , cela ne veut pas dire toutes les poutres du 3 ème mais uniquement celles qui ont la plus petite hauteur. Les plus grosses peuvent craquer après. L’ordre ne dépend pas de la position du plafond mais uniquement de la résistance de chaque poutre. Pour le reste, déterminer l’époque exacte de l’affaissement du mur sud relève de la médiumnité et non d’un logiciel qui lui ne peut prévoir que son impact sur la structure.

 Où est la découverte scientifique dans le calcul de Dassault Système ?  Dassault a t-il démontré pourquoi le mur sud s’est affaissé alors qu’il est censé reprendre moins de poids du fait que la chambre du roi n’est pas au centre de la pyramide ? L’affaissement du mur sud est déjà décrit comme cause probable de la fissuration par Gilles Dormion dans le livre « La chambre de Chéops »… où est la nouveauté ?

 Certains diront que ce débat n’a même pas lieu d’être car Sir Flinders Petrie a mentionné dans un de ses écrits qu’une des fissures avait été volontairement plâtrée. Or comment aurait-elle pu avoir été plâtrée si ce n’est par les constructeurs eux mêmes ?.

 Les deux seules photographies que j’ai pu trouver sur internet et qui montre du plâtre à proximité d’une fissure sont celles la !

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 Elles montrent simplement des traces de bavures non nettoyées avec une fissure à proximité mais pas de plâtre dans les fissures elles mêmes. Si quelqu’un a la photographie d’une fissure colmatée, qu’il me l’envoie et je reconnaitrais que la fissuration date bien de l’époque des constructeurs. Posez vous aussi la question : pourquoi les constructeurs n’auraient-ils comblé qu’une fissure ? Ne trouvez vous pas étrange par ailleurs que les constructeurs n’aient pas lissés les joints ou fait disparaitre les traces de bavures ? D’après la théorie officielle , on est dans un tombeau royal, pas dans une cuve étanche 🙂 Si comme le disent Dassault et Houdin, la fissuration a eu lieu plusieurs années après la finition de la chambre, pourquoi n’ont-ils pas nettoyé le plafond entre temps ? Vous remarquerez aussi sur cette photo que le plâtre passe par dessus la marque brune assimilée par certains à l’empreinte d’un étais. Faire croire qu’ils ont vu les fissures et etayé est donc une belle arnaque scientifique ! Les constructeurs connaissaient le poids de leurs poutres et savaient pertinament qu’aucun étais en bois de 5.85m de haut ne pouvait les reprendre sans flamber (terme technique pour fléchir sous le poids).

 On voit très bien sur la photo qu’un joint plâtre existe entre la poutre et le mur sud , les bavures viennent de la mise en place des poutres et prouvent que personne n’est rentrée dans la chambre ensuite pour les nettoyer. Or si personne n’est rentré dans la chambre pour nettoyer les bavures et lisser les joints, comment les constructeurs auraient-ils pu voir les fissures ?

Pour en revenir au premiers dessinateurs ayant fait le relevé de la chambre du roi avec de nombreux détails mais sans mentionner les fissures au plafond , ainsi qu’aux récits des premiers explorateurs s’extasiant sur le parfait état de conservation de la chambre du roi, il est vrai que j’ai trouvé cela intéressant à mentionner.

L’enjeu est important car si l’on peut prouver que la fissuration ne date pas de l’époque de la construction ou que les constructeurs n’ont pas vu les fissures, on réduit a néant l’explication officielle concernant le passage reliant la grande galerie à la chambre de Davison et il ne reste que ma théorie pour l’expliquer.

 Voila la vraie raison qui pousse les sympathisants de la théorie officielle à voir rouge et à me traiter de troll dans les forums. Le danger est grand de voir s’écrouler une théorie qui date des débuts de l’égyptologie moderne.

 Rassurez vous , même si l’enjeu est grand , il n’est pas question pour autant de truquer les résultats. Ce n’est pas mon genre.D’un autre coté j’attend le même fair-play de la part de mes détracteurs.

 Pour cette raison j’ai quelques commentaires à faire concernant le résumé et les conclusions de l’article de Marc Chartier co-écrit en partie par Jean-Pierre Houdin.

Résumé :

– En 1638, John Greaves indique que les murs de la Chambre du Roi sont couverts de fumée des chandelles et que l’on ne peut réellement les distinguer.
- En 1740, Benoît de Maillet indique qu’en raison de l’obscurité et du noirci des murs dû aux chandelles, il est difficile de bien juger la qualité des pierres des chambres et couloirs.

 Bien joué mais comment expliquez vous que malgré toute cette suie, les joints du plafonds soient restés d’une blancheur éclatante :-). Et si l’on en juge par les bavures de plâtre , personne ne s’est amusé à nettoyer le plafond. Pour faire son relevé de l’appareillage des murs , Piazzi Smith à forcemment du utiliser une échelle et se faisant , s’est approché du plafond. Quant à Perring , son relevé de la chambre de Davison ne mentionne pas non plus de fissures. Certains diront que c’est normal vu qu’il y avait 11 à 23 cm de fientes de chauves souris sur le sol. Le voici photographié par Gilles Dormion.

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 Les égyptologues ont bien travaillé. Non seulement ils ont viré toute l’épaisseur des fientes mais en plus ils ont nettoyé les fissures et les pierres qui comblent les joints 🙂

– En 1798, pendant l’Expédition d’Égypte, le colonel Coutelle, avec sa rigueur militaire, remarque les fissures du plafond de la 1ère chambre de décharge. (Note : techniquement parlant, le 2ème plafond ne pouvait pas avoir fissuré sans que le premier ne fissure en premier.)

 Faux et nous avons vu pourquoi au dessus. Les poutres du premier plafond sont plus hautes et donc résistent mieux que celles des autres plafonds. D’autre part le deuxième plafond comporte 8 poutres contre 9 pour le premier , ce qui fait que le rapport largeur/hauteur de chaque poutre les rend nettement moins résistantes. Pire encore, comment expliquer que le colonel Coutelle remarque les fissures du plafond de la chambre de Davison et passe à coté de celles où il marche (voir photo des fissures prise par Gilles Dormion)

– En 1835, le colonel Howard Vyse enfile une tige de fer dans une fissure du plafond de la première chambre de décharge.

 Tsss Tsss , il est précisé dans une fissure d’un joint entre les poutres et non d’une poutre mais l’oubli de cette petite précision est involontaire n’est-ce pas 🙂

– En 1865, Charles Piazzi Smyth visite le Plateau de Gizeh, 37 ans après le colonel Coutelle, 30 ans après Howard Vyse et 15 ans avant Petrie. Il fait principalement une description des murs de la Chambre du Roi. Il admet qu’il n’a pas porté une attention particulière au plafond de la Chambre du Roi et qu’il n’a pas visité les chambres de décharge au-dessus de celle-ci, s’en remettant pour cela aux mesures relevées par Howard Vyse.

 Par Perring et non par Howard Wyse. Perring qui a vu les joints entre les poutres mais pas les fissures.

– En 1880, Sir Flinders Petrie fait une description très détaillée des fissures du plafond de la chambre du Roi, de la 1ère et de la 2ème chambre de décharge. Il infirme que les poutres soient polies comme l’a rapporté Piazzi Smyth.

 Et cette fois ci , il décrit la fissuration des poutres avec précision ainsi que la fissure recouverte par du plâtre et dont il nous manque la photographie.

Conclusion :

 Il est évident que le témoignage de Piazzi Smyth ne peut en aucun cas servir de preuve absolue qu’il n’y avait pas de fissures dans les plafonds de la Chambre du Roi en 1865. Tout au contraire et après analyse, il montre que la description la Chambre du Roi par Piazzi Smyth est très incomplète, l’auteur n’ayant pas apporté, selon son propre aveu, une attention particulière aux éléments (les plafonds) qui recélaient les fissures, l’état général des murs et plafonds étant très difficilement observable en raison du mode d’éclairage de l’époque et de la présence d’une épaisse couche de noir de fumée ; cette remarque est d’autant plus valable pour le plafond de la Chambre, celui-ci se situant à 5,85m du sol. Quant aux chambres de décharge, Piazzi Smyth ne les a pas visitées.

 Oui mais Perring lui l’a relevé et n’a mentionné aucune fissures sur les vues en plan ou les coupes de la chambre du roi et de la chambre de Davison.

 Maintenant, concernant les passages du livre Les Monuments funéraires de l’Égypte ancienne, d’Albert Daninos Pacha, prétendument mis en avant comme éléments de preuve de l’absence de fissures, en voici les termes principaux : « Malgré leur épaisseur et malgré la dureté de la roche, on pouvait craindre qu’elles ne cédassent et ne se rompissent sous le poids énorme de la maçonnerie qui les surmonte. » (Les verbes « céder » ou « rompre » ne veulent absolument pas dire « fissurer ».)

 Parmi les synonymes du verbe CEDER , il y a détériorer et les fissures sont bien des détériorations 🙂

 Quand à ROMPRE , il y a briser, casser , fendiller et c’est bien ce que les poutres ont fait en se fissurant.

 Et encore : « Les mesures étaient bien prises ; dans tout cet ensemble, pas une pierre n’a bougé par le seul effet de poussées intérieures ou du lent écrasement des matériaux. » (Le verbe « bouger » ne veut également pas dire « fissurer ».)

 La aussi il faut arrêter de jouer sur les mots. Jamais il n’aurait écrit cela s’il avait vu la fissuration des poutres et l’affaissement de 3 cm du mur sud. Dans un appareillage cela se voit quand les joints ne sont plus en face d’un mur à l’autre.

 Pour en conclure avec l’article de Marc Chartier et Jean-Pierre Houdin, l’état des joints du plafond de la chambre et les traces de bavures par dessus les traces brunes prouvent que les constructeurs ne sont pas rentrés dans la chambre pour faire les finitions qui s’imposaient et non pas étayé. Quant aux fameuses fissures rebouchées, il ne s’agit que de bavures non nettoyées à proximité de fissures et non d’un rebouchage volontaire. Ils n’ont pas étayés, ils n’ont pas rebouché, ils n’ont pas nettoyé ! Compte tenu de ses éléments, Il y a donc aucune chance pour qu’ils aient vu les fissures au plafond d’autant plus que vu la hauteur et l’éclairage de l’époque 🙂 Les premiers explorateurs non plus n’ont pas vu les fissures du plafond , qui n’apparaissent ni dans leur dessins , ni dans leurs écrits. La balance penche donc fortement pour une apparition récente des fissures liée probablement au travail de sape réalisé le long de la paroi sud. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs.

En ce qui concerne les propos de Jean-Pierre Houdin sur le forum de France 5 .

 Comme vous avez pu le remarquer, l’auteur d’une théorie « alternative » (mettant en cause la finalité exacte de la Chambre du Roi dans la pyramide de Kheops) profite depuis maintenant trop longtemps de chacune de mes interventions sur Internet, et sur ce Forum en particulier, pour s’immiscer, non pas pour un débat scientifique honnête et respectueux de l’autre, mais pour promouvoir ad nauseam sa théorie à grand renfort de liens sur ses propres sites.

 Jean-Pierre , l’auteur en question , c’est à dire moi , tu le connais bien puisque tu m’as invité deux fois personnellement à la Géode et que tu m’as offert ton livre. Je t’ai offert le mien en retour !  Tu mens quand tu dis que je ne je suis pas la pour un débat scientifique honnête et respectueux de l’autre , d’abord parce que je t’ai toujours respecté même si je ne suis pas d’accord avec la totalité de ta théorie et que je ne t’ai jamais caché quoi que ce soit de mes recherches. Il n’en va pas de même pour toi qui prétends toujours avoir des preuves ou un coup d’avance mais qui ne dévoile rien. Les relations entre nous ont commencé à se détériorer quand je t’ai dit qu’Elio Diomédi avait eu l’idée de la rampe interne avant toi , et que Pierre Crozat était aussi précurseur de l’utilisation d’un contre-poids dans la grande galerie. Tu n’as pas supporté cette suspicion de plagiat.

  Il y a quelques mois, j’ai lu dans la revue L’EGYPTE que cette personne affirmait que je soutenais sa théorie tout en sachant pertinemment que c’était tout le contraire.

 Tu perds la mémoire ou quoi , je t’ai informé moi même par mail de cette erreur faite par le journaliste de cette revue. Je n’y suis pour rien dans ce que les journalistes écrivent, je lui ai simplement dit que tu m’avais invité à la géode. Ta position concernant ma théorie est écrite dans la conclusion de mon dernier livre et il n’y a aucune ambiguité à ce sujet.

 Récemment, cette personne a franchi ce que j’appelle « la ligne jaune » en mettant en cause une société et ses ingénieurs qui ont fait une étude remarquable sur l’origine des craquements des poutres de la Chambre du Roi.

 Ben oui , on a vu plus haut pourquoi ! Si tu veux faire faire une étude correcte de cette structure , demande à un ingénieur structure comme Wolgang Amadeus Jalil , celui la sera capable de t’expliquer ce qui s’est réellement passé. Dassault lui est spécialisé dans l’aéronautique et quand on les entends dire que ce s’ils l’ont fait pour des avions , ils peuvent le faire pour une pyramide, c’est vrai pour le dessin uniquement.. pas pour les calculs de structure.

 Cette personne, dont les connaissances de la pyramide de Kheops semblent extrêmement limitées, prétends détenir une preuve irréfutable de l’absence de fissures avant 1899, texte et dessins à l’appui

 Merci pour l’appréciation 🙂 Les lecteurs de cet article se feront eux même une idée de mes compétences au vu des éléments de réponse fournis. De mon coté , je sais du fait de mon travail en bureau d’études bâtiment que les architectes sont loin d’êtres des experts en structure et tu n’es pas l’exception qui confirme la règle 🙂 La ou tu m’as véritablement déçu , c’est que je te croyais assez intelligent pour défendre ta théorie sans avoir besoin de colporter des rumeurs visant à salir mon image.

Venons en maintenant à l’administrateur du forum DDCHAMPO.

  Nous avions à faire à un troll d’une espèce particulière : le troll imbu de lui-même. Pour ceux qui l’ignorent, sur un forum, un troll « désigne un internaute qui cherche volontairement à saboter les procédés de communication.

 Mais qui sabote le procédé de communication à part le censeur ? J’étais dans la partie du forum consacrée aux théories des chercheurs et j’y exposais ma théorie. Vous n’êtes pas intervenu pour virer ceux qui commençaient à délirer ou à faire du hors sujet mais pour virer le chercheur 🙂

  Il comprend en général très bien le fonctionnement d’internet et sait qu’il est très facile de s’en servir pour manipuler ou mentir.

 Manipuler ou mentir pour vous , c’est exposer une théorie qui remet en question la théorie officielle 🙂 Vous n’avez rien compris à la science.

 Il considère souvent l’espace de discussion sans autre intérêt que celui que peut représenter un jeu de rôle. […] Outre le fait de se défouler et de flatter son égo, le troll malin sert parfois des objectifs précis tel le marketing, l’intégrisme ou la propagande extrémiste. » Un troll ne participe pas à un échange d’idées. Quand le marketing (vente d’un livre par exemple) ou la pub pour un site (référence systématique dans chaque message à ce site) sont contestés, il ne répond pas à une critique et réitère son leitmotiv. Ou alors, il découvre un nouveau fait (lui seul peut voir ce que des générations ont loupé) afin de relancer un débat qu’il ne maîtrise pas et auquel il ne prête aucun intérêt.

 C’est cela oui,  je fais www.kheops.biz , http://pyramide.franceserv.com et j’écris trois livres sur le sujet pour relancer un débat que je ne maitrise pas 🙂 Quant aux liens dans certains de mes messages , c’est pour éviter de faire un copié collé d’un article dans votre forum, c’est fait pour cela un lien. Maintenant , si des que l’on a écrit un livre ou crée un site sur un sujet , on perd le droit d’en parler dans les forums c’est que vous n’avez aucun respect des auteurs ou des chercheurs. Les accusations de marketing à tout va sont absurdes et ne démontrent qu’une jalousie maladive à l’égard de ceux qui ont quelque chose d’intéressant à raconter.

Le simple choix d’un pseudo peut être évocateur : superlutin93. Un lutin peut être bienfaisant ou malfaisant.

Mais quel neuneu , superlutin vient simplement du site www.superlutin.net

 Et comme toujours, lorsque le troll se retrouve banni ou voit son sujet fermé car il empêche le bon déroulement d’un topic par ses réitérations empoisonnantes, il traite les autres de cons et il crie à la censure, sans penser à se remettre en question. Souvent, une psychanalyse serait utile. Sans doute, nous nous trouvons alors devant une personne dépréciée dans sa vie de tous les jours et qui cherche à se mettre en valeur. »

 Vous êtes aussi doué en psychologie qu’en physique des fluides c’est peu dire. Je vous invite sur www.superlutin.net/censure.html . Vous y apprendrez ce qu’est véritablement un troll.

 Pour en terminer avec ce droit de réponse, je rapellerais l’article l’article 19 de la déclaration des droits de l’homme.

 Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

A bon entendeur .. salut !

et je précise que je n’ai rien contre tous ceux que j’ai remis à leur place dans ce droit de réponse et qu’il seront toujours les bienvenus pour parler pyramide avec moi.

Analyse critique du « circuit noble » imaginé par Jean-Pierre Houdin

 Surreprésentée dans les médias, les forums internet et dans l’excellent blog de Marc Chartier « Pyramidales », la nouvelle théorie de Jean-Pierre Houdin s’attaque cette fois ci à l’architecture interne de la grande pyramide.

 Tout commence malheureusement par une campagne de publicité mensongère ou une simple théorie est annoncée comme une découverte. Erreur de communication ou volonté de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Certains amis m’ont même appelé au téléphone pour me dire  » Tu as vu , ils ont découvert deux nouvelles chambres dans la pyramide de Khéops ».

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Cliquez sur l’image pour accéder à l’article du monde

On pourrait penser que seuls des journalistes incompétents peuvent confondre le mot découverte avec le mot théorie mais le principal intéressé déclare lui même dans une de ses vidéos.

 « Dans la pyramide de Khéops, il y a deux antichambres » et un peu plus loin « Donc j’annonce qu’il y a deux antichambres dans la pyramide de Khéops.

 Et la marmotte , elle met le chocolat dans le papier d’alu ?

 La rigueur scientifique impose normalement un peu plus de retenue dans les déclarations à la presse mais ici nous sommes dans un curieux mélange des genres : Un show médiatique permettant avant tout de présenter un nouveau spectacle 3D à la géode.

 Tout ce tapage autour de cette nouvelle théorie ne serait pas bien grave si au final , la science était au rendez vous mais nous allons voir qu’il n’en est rien et que ce n’est pas parce qu’une chose est virtuellement possible à l’intérieur d’un ordinateur de Dassault Systèmes qu’elle a été réalisée sur place.


From Snefrou to Kheops par mchartier

Un drôle de circuit noble !

 Comme vous pouvez le remarquer dans la vidéo ci-dessus, la nouvelle théorie de Jean-Pierre Houdin consiste en un copié collé de l’architecture interne de la pyramide rouge à l’intérieur de celle de Khéops. Celle-ci se raccordant pile à l’endroit de la pierre clé de notre théorie.

 Cela fait maintenant plus de huit ans que notre théorie de la serrure hydraulique parle d’une pierre destinée à s’enfoncer dans le mur nord de la chambre du roi. La pression de l’eau générée par le remplissage des conduits enfonce la pierre qui libère du sable afin de faire bouger certaines pierres et permettre l’accès à de nouvelles chambres.


Une serrure hydraulique dans la pyramide de… par superlutin93

 Dans sa nouvelle théorie , Jean-Pierre Houdin utilise cette même pierre comme bouchon d’un circuit noble destiné à éviter aux prêtres de « courber l’échine » en passant par le couloir ascendant et par la chambre des herses. Au départ, Jean-Pierre a remarqué un bloc aujourd’hui disparu sur une ancienne photographie de la chambre du roi.

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 D’après lui ce bloc avant d’avoir été brisé par les pilleurs, avait des dimensions qui collaient parfaitement avec celle d’un bloc bouchon mis dans le couloir d’accès à la chambre du roi.

 De plus , la mise en place de ce bloc n’était possible que de l’intérieur de la chambre, ce qui condamnait les ouvriers à une mort atroce sauf s’ils pouvaient ressortir autrement (par le circuit noble .. qui ceci dit perdait au passage une partie de sa noblesse).

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Le bloc B est repoussé suivant le sens de la flèche pour servir de bouchon.

 D’après Jean-Pierre, ce ne peut évidemment être, ni un morceau de herse, ni un bloc remonté lors de la fouille des pilleurs dans la chambre du roi et cela prouve qu’il y avait donc bien une autre porte de sortie dans la chambre. Et puis cela fait sûrement plus esthétique (vu de l’intérieur par la momie) de camoufler le couloir d’accès à la chambre des herses. Dans ce cas la , pourquoi n’ont-ils pas nettoyés les bavures des joints au plafond ?

 Et puis à quoi servaient les herses dans ce cas de figure ? Les constructeurs de cette pyramide étaient-ils sots ? Qu’est ce qui les empêchaient de glisser des blocs dans le couloir de la chambre du roi par la chambre des herses ? Les herses pardi 🙂 et un dallage de la chambre des herses légèrement plus bas que celui de la chambre du roi … insurmontable ! Vous allez voir un peu plus loin (imaginé par Jean-Pierre Houdin) qu’un simple mécanisme repousse pierre aurait pu faire l’affaire sans demander à des gens de se sacrifier. Pourquoi en faire un au nord ouest et pas au nord est ?

 Pour en revenir au fameux circuit noble, si j’avais été Jean-Pierre Houdin , je me serais servi de la rampe interne (largement dimensionnée et en pente douce) pour permettre d’arriver facilement dans la chambre du roi sans courber l’échine. Un simple couloir de liaison horizontal à partir de cette rampe faisait l’affaire. Je trouve qu’il manque un peu de suite dans les idées car en faisant un copié collé de l’architecture interne de la pyramide rouge, on se demande ce qu’apporte vraiment le circuit noble ? Non seulement il faut toujours courber l’échine et maintenant sur toute la longueur du parcours mais en plus , il faut grimper à une échelle pour passer d’une antichambre à la chambre du roi. Ce qui est super pratique avec la momie royale dans les bras.

 C’est vrai qu’il faut bien justifier l’existence d’un circuit noble pour attirer de nouveaux spectateurs à la géode mais bon, il y a des limites quand même à ne pas franchir et la, elles sont allègrement dépassées.

 L’ordinateur n’a prouvé qu’une chose , la pyramide comporte un tel volume que d’autres salles peuvent exister. Je passerais sur la nouvelle entrée du circuit noble imaginée par Jean-Pierre Houdin, cela ne vaut pas vraiment le coup de s’y attarder sauf peut-être pour faire sourire les ingénieurs structure qui y découvriront une nouvelle chambre imaginaire au ras de la façade extérieure. Parmi les autres ratés de cette nouvelle théorie , je citerais le circuit noble rajouté par Jean-Pierre Houdin pour sortir de la chambre de la reine et qui débouche sur une pierre inamovible. Cela partait d’une bonne volonté (les analyses de micro gravimétrie ont montré des zones de sous densité du coté est du couloir de la chambre de la reine) mais cela débouche sur du grand n’importe quoi. Il a du se dire , »les constructeurs ont bien réalisé des conduits qui ne débouchent pas à l’extérieur et qui étaient masqués en partie basse » alors moi je vais faire un couloir inutile pour continuer dans le même non-sens architectural ! Manque de chance , il y a une bonne raison pour que les conduits de la chambre de la reine s’arrêtent avant la façade.

Analyse critique du mécanisme de fermeture

 Petite remarque personnelle : bonjour le bras de levier et la force qu’il doit falloir pour empêcher la queue de billard de pencher vers le sol :-). Reste aussi à savoir comment cette longue barre de bois a été acheminée par le circuit noble qui comporte des coudes totalement incompatibles avec sa longueur. Quand nous vous disions qu’on peut faire faire n’importe quoi à un ordinateur :-).

Le vide derrière le mur nord

 Qui dit mécanisme de fermeture dit espace derrière le mur nord pour loger ce mécanisme. Jean-Pierre Houdin ne précise pas dans sa vidéo comment est couvert cet espace qui n’est pas protégé du poids des niveaux supérieurs par les chevrons de la chambre du roi. Un autre problème vient du fait que cet espace est censé se situer juste derrière les blocs de la chambre du roi or c’est impossible pour les raisons suivantes :

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Calepinage du mur nord

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En rouge l’espace et en jaune les poutres censées le couvrir.

Cela imposerait que certaines pierres du mur nord soient des poutres qui permettent la couverture du vide derrière le mur nord. L’étude du calepinage du mur nord vient contredire cette possibilité et ne permettrait pas une hauteur de poutre convenable. De plus, une grosse partie de la descente de charge serait renvoyée sur le mur nord malgré la protection des chevrons. Petit rappel pour mémoire , c’est le mur sud qui s’est enfoncé.

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Le personnage se trouve dans la chambre du roi.

Pour que la couverture soit possible et pour avoir des poutres plus hautes (donc plus résistantes) , il faut reculer d’une pierre.

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 Dans cette configuration, un espace peut effectivement être ménagé mais il impose un double mur pour soutenir les poutres de couverture. De ce fait , la pierre qui sera repoussée plus tard devra parcourir une distance supplémentaire, augmentant le risque de repousser du sable devant elle ou de se coincer dans un des joints présents sur son parcours. La où cela se complique, c’est au niveau de couverture de la jonction avec le circuit noble. Le couloir noble ne peut être couvert que par des poutres transversales qui ne doivent pas appuyer au niveau où les deux pierres doivent avancer. Jean-Pierre semble avoir opté pour une couverture longitudinale en porte à faux si l’on en juge par une capture vidéo à cet endroit précis.

couverture

Une belle coupe 3 D sur la couverture est demandée :-)Vous noterez au passage la hauteur de ce couloir d’accès proposé dans ce circuit noble pour éviter de « courber l’échine ». Il fait la même hauteur que celui de l’entrée nord-est soit 1.04m. Très pratique surtout pour descendre à l’échelle de 6 à 7 m de haut au bout du couloir.

La sape devant le bloc du mur nord

Jean-Pierre Houdin déclare sur cette page.

Lors de la mise en place du bloc de fermeture, du sable a peut-être été poussé à l’intérieur de la chambre funéraire, laissant une anomalie au sol. C’est peut-être cela qui attiré l’attention des pilleurs du temps d’Al-Ma’moun : alors qu’il y a près de 32 m linéaires de mur dans cette pièce, ils ont creusé une sape juste au droit de ce bloc de fermeture…pas ailleurs. Ils ont senti qu’il devait y avoir “quelque chose” dans cette zone, mais au lieu de penser à creuser horizontalement dans le mur, ils ont creusé verticalement sur plus de 5 m de profondeur !”

Or si l’on se réfère aux relevés de Piazzi Smyth , la surface du dallage de la chambre du roi est plus haute que le niveau bas de la pierre.

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Si du sable avait été repoussé lors de la mise en place de la pierre , il se serait retrouvé coincé devant le dallage et aurait empéché la pierre d’arriver au même nu extérieur que les autres pierres de la chambre.

Jean-Pierre Houdin déclare aussi sur cette page.

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Croquis de Jean-Pierre Houdin suivant rélevé Dormion

“Depuis ces observations, je suis allé de nombreuses fois dans la pyramide et particulièrement dans la Chambre du Roi pour analyser de près ce mur nord. J’ai alors prêté attention à plusieurs autres détails. Le premier bloc en jaune au-dessus du bloc bleu est fissuré en deux endroits, en son centre. Ceci prouve qu’il existait un espace entre les deux blocs, donc que celui du dessus ne reposait pas sur celui du dessous. Par ailleurs, on sait que les poutres des plafonds se sont fissurées pendant le chantier après un tassement du mur sud de la chambre. Plus tard, certainement au moment où les hommes d’al-Ma’moun ont creusé un trou au pied du bloc de la deuxième entrée, cette partie du mur nord a aussi bougé un peu, de 2 à 3 mm, c’est-à-dire presque rien, mais cela a suffi pour que le bloc jaune se fissure et repose après coup sur le bloc bleu. “J’ai également procédé à une expérience avec une carte de crédit périmée en plastique : j’ai essayé de la glisser dans le joint de droite entre le bloc bleu et le bloc rose du portique. J’y ai réussi facilement, alors que c’est quasiment impossible ailleurs (on dit souvent au sujet des joints de la pyramide qu’ils sont si parfaits qu’on ne pourrait pas y passer une lame de rasoir). J’ai fait glisser cette carte à plat sur les pierres, de bloc en bloc, pour vérifier leur alignement. La seule fois où ma carte a buté, c’est précisément sur ce joint, ce qui prouve que le bloc bleu est légèrement en retrait du bloc rose. Si le bloc bleu avait été mis en place en même temps que tous les autres blocs de la chambre, il aurait été parfaitement aligné avec les autres.”

À notre avis le bloc fissuré fait parti des éléments de remplissage et ne porte rien d’autre que les deux blocs jaunes au dessus de lui. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison (moindre qualité que les autres blocs) que les constructeurs l’ont mis à cet endroit. Comme vous pouvez le remarquer , la structure porteuse (le portique comme il le dit lui même) est en rose, pas en jaune ou bleu. D’autre part , si un bloc posé sur deux appuis devait se fissurer suite à une surcharge de poids , ce n’est pas à cet endroit la qu’il se fissurerait , il céderait au niveau des appuis. Ou bien ses appuis céderaient avant qu’il ne se fissure. Comment Monsieur Houdin explique t-il que le linteau en rose fait du même granit ait pu transmettre des charges importantes sous lui sans se fissurer lui même ? Comment explique-t-il que la pierre bleue n’ait pas eu tendance elle aussi à descendre suite à la fouille ?

En parlant des joints

 Il va s’en dire qu’une pierre repoussée de l’extérieur vers l’intérieur de la chambre est peu compatible avec la présence d’un joint propre. En effet, la pate du joint serait repoussée par frottement et finirait par former un petit bourrelet à la sortie. Ceci n’aurait pas manqué d’attirer l’attention des pilleurs tout comme l’absence de joints.

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Voici une photo de la pierre en question et on y voit encore clairement qu’elle était jointoyée et c’est pour cela que les pilleurs ne l’ont pas repérée. Je laisse Jean-Pierre Houdin à ses déclarations ci dessus en ce qui concerne cette pierre . Comment a-t-il pu réussir à enfoncer une carte de crédit sans voir le joint à droite de la pierre ?

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Voici une capture de sa main sur le joint extraite d’une vidéo France 2.

Essayer de faire croire aux lecteurs de pyramidales que cette pierre n’a pas de joints c’est cacher la réalité qui contredit sa théorie.

Jean-Pierre Houdin peut-il nous expliquer comment les constructeurs ont réussi les joints sans personne du coté de la chambre du roi ?

La réhausse des chevrons

Après avoir imaginé les deux antichambres, Jean-Pierre Houdin déclare que les constructeurs ont réhaussé les chevrons de la chambre du roi dans le but d’éviter que la descente de charge n’endommage les antichambres. C’est bien mais c’est en oubliant qu’en éloignant un tout petit peu les antichambres vers le nord ou la chambre du roi vers le sud, on évite carrement le problème. Les constructeurs n’étaient pas assez incompétents pour ne pas s’en rendre compte et c’est pour cela qu’il vaut mieux chercher une solution qui fait qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Les deux entrées au nord ?

Ici aussi , Jean-pierre Houdin innove à la place des constructeurs en proposant deux entrées au nord pour une même chambre. C’est plus qu’étonnant de la part de quelqu’un prétendant avoir étudié toutes les pyramides car aucune autre pyramide n’est doté d’un tel dispositif.

Deux poids deux mesures.

A titre de comparaison, quand j’ai proposé à Sciences et Avenir de faire un article sur la théorie de la serrure hydraulique, on m’a répondu que rien ne paraitrait dans leur journal scientifique tant que je n’aurais pas l’aval d’un égyptologue connu. Ce qui entre parenthèse vu les connaissances de ces derniers en hydraulique et résistance des matériaux est aussi idiot « scientifiquement parlant » que de demander l’aval du boulanger du coin. J’aurais préféré qu’ils me demandent l’aval d’un ingénieur structure et l’aval d’un physicien hydraulique mais bon.

Avec cette nouvelle théorie, on constate que malgré d’importantes erreurs de logique , la couverture médiatique est immense. Mais que font donc les journalistes scientifiques ? Que se serait-il passé si Dassault Systèmes avait modélisé notre théorie plutôt que celle de Houdin ? Cela aurait été amusant de proposer les deux versions à la géode et de terminer par un vote du public en faveur de la théorie qui lui semble la plus pertinente.

Seul point positif

En ciblant l’accès aux antichambres au même endroit que la pierre de notre théorie censée s’enfoncer du fait de la pression, Jean-Pierre Houdin va sans le vouloir faire d’une pierre deux coups : vérifier sa théorie et la notre en même temps. Encore faut-il qu’il en obtienne l’autorisation (c’est pas gagné) mais avec sa couverture médiatique, il a quand même plus de chance que nous. Nous osons espérer que s’il déclenche par inadvertance le mécanisme décrit dans notre théorie, il évitera de se proclamer découvreur d’un mécanisme hydraulique au sein de cette pyramide et reconnaitra publiquement son erreur. Nous en ferons  bien sur de même s’il découvre un couloir ce qui d’après les éléments qui sont clairement exposés sur ce site est plus qu’improbable.

Analyse critique de la rampe interne imaginée par Jean-Pierre Houdin

 En 2005, Jean-Pierre Houdin, sponsorisé par Dassault Systèmes dans le cadre d’un mécénat, fait simuler virtuellement la théorie de la rampe interne pour démontrer que tous les processus intégrants les contraintes de l’époque permettraient de reconstruire en une vingtaine d’années une pyramide identique à celle de Chéops. Nous allons voir si cette simulation virtuelle tient vraiment la route.

 Dans un premier temps, vous avez sans doute remarqué l’emploi du terme « la théorie » au lieu de « sa théorie » car cette théorie existait bien avant Houdin si l’on en juge par la vidéo ci-dessous et par la page 161 du livre de Jean-Rousseau « Construire la grande pyramide » sorti en 2001.


Révélations sur la pyramide de Kheops (3 sur 3) par rapharaons

page161

Extrait de la page 161 du livre « Construire la grande pyramide »

 Bien sur Jean-Pierre Houdin et Dassault Systèmes y ont apporté certaines modifications mais l’idée de base était bien la avant Houdin. Il est d’ailleurs étonnant de constater que l’association de Jean-Pierre Houdin porte le même nom que le livre de Jean-Rousseau et que celui-ci colle aussi bien à la théorie de Jean-Pierre Houdin. Plagiat ou simple redécouverte logique d’un même principe, il ne nous appartient pas de nous prononcer mais Jean-pierre Houdin semble avoir eu après coup , toutes les « bonnes idées » d’autres chercheurs moins connus que lui, y compris celle de Pierre Crozat qui se servait bien avant lui de la grande galerie pour y faire circuler le contrepoids nécéssaire à l’acheminement des poutres de la chambre du roi.

Nous citons Pierre Crozat sur son site :

– la Grande Galerie, dans son profil : glissière centrale et banquettes latérales, mortaises régulièrement disposées tout au long formant « crémaillère », et les 5 ou 6 futurs blocs-tampons de granit qui, additionnés (5 de 6 tonnes chacun) serviront de contrepoids, doit être comprise comme un « extraordinaire ascenseur oblique », ayant permis de hisser- par équilibre des forces- l’ensemble des monolithes formant la chambre du roi et les arcs de décharge .

 Ces informations sont connues de tous ceux qui s’intéressent de près à cette pyramide et facilement vérifiables sur internet. Si je les ai trouvées, Jean-Pierre Houdin les a sûrement aussi trouvées (d’autant plus que je lui ai signalé) , ce qui ne l’empêche pas de proclamer haut et fort qu’il en est l’inventeur.

 Mais revenons en au sujet qui nous préoccupe, c’est à dire la viabilité de la construction de la grande pyramide  par rampe interne, qu’elle soit de Diomédi ou de Houdin, peu importe.

 En dehors du fait qu’une rampe interne inclinée n’est pas facile à construire (voir l’inclinaison des blocs de la grande galerie) et ne permet pas d’acheminer les blocs jusqu’au sommet de la pyramide , il existe une autre raison de penser que ce n’est pas forcement la meilleure solution.

Le facteur temps !

« L’Homme craint le Temps mais le Temps craint les Pyramides » proverbe arabe

 Nous allons voir que malgré toutes les simulations possibles, le temps peut venir contredire l’utilisation d’une rampe interne.

Compte tenu de l’espérance de vie du pharaon, différents auteurs y compris Houdin  pensent que la pyramide de Chéops a été construite en une vingtaine d’années.

 Partons donc sur une durée approximative de 20 ans , pas de vacances pour les ouvriers mais un temps de travail de 12h/jour simplement lié à l’impossibilité pour d’autres équipes de travailler correctement la nuit.

 Nous obtenons :

 20 ans x 365 jours/an x 12 heures/jour x 60 minutes/heure = 5256000 minutes de travail pour extraire, tailler, acheminer et poser tous les blocs constituants cette pyramide.

Pour simplifier , la pyramide fesant 2592341 m³ , on va arrondir à 2.5 millions de blocs de 1 m³.

Il faut savoir qu’un bloc d’1 m³ fait déja 2.5 tonnes et parfois un peu plus.

 Le challenge est donc le suivant :

 Acheminer en 5256000 minutes, 2500000 blocs ! soit 1 bloc toutes les 2.1 minutes en moyenne.

 Avec une durée de travail de 12h par jour , il faut acheminer et poser (12hx60min)/2.1min =343 blocs par jour

 À ce stade me direz vous , rien d’impossible , il suffit d’avoir 10000 hommes sous la main travaillant simultanément et le tour est joué sauf que :

Qu’est ce qu’une rampe interne ou externe ?

  C’est un plan légèrement incliné permettant de tirer des pierres mais c’est aussi avant tout un goulot d’étranglement réduisant forcement le nombre d’hommes pouvant travailler sur sa surface et cet effet de ralentissement va se faire encore plus sentir dans une rampe interne étroite où les équipes qui montent ne peuvent pas croiser celles qui descendent.

 Pour imager un peu, imaginez un jour de départ en vacances, une autoroute à 4 voies qui rentre dans un tunnel à une voie ou pour raison de sécurité on ne peut faire rouler qu’une voiture tous les 20m . Cela va forcement occasionner un énorme bouchon. De plus dans la pyramide, une fois arrivés au bout du tunnel, les ouvriers doivent redescendre. C’est un peu comme si notre tunnel imaginaire était en cul de sac et que la voiture qui arrive au bout doit faire demi-tour. Comme il n’y a pas assez de place pour en croiser une autre, il faut prévoir un chemin différent pour la sortie.

 Jean-Pierre Houdin avait bien cerné ce problème dès la première version de sa théorie ou il proposait une rampe externe pour la descente des ouvriers. Cette rampe externe entrait pourtant en contradiction avec la théorie de la rampe interne soit-disant utilisée parce qu’une rampe externe empêchait de voir correctement l’alignement des pierres de façade lors de la construction. Erreur rectifiée par son auteur lors de la deuxième mouture de sa théorie où maintenant la rampe interne possède deux niveaux.

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Image et texte en italique ci-dessous extrait du blog pyramidales.

 Nous citons Jean-Pierre Houdin :

  « Les équipes de tireurs, explique Jean-Pierre Houdin, n’avaient plus ainsi à sortir à l’extérieur de la pyramide pour redescendre à leur point de départ. Pour gagner en hauteur, un plancher en bois ayant été provisoirement posé dans chaque pièce pour relier les parties haute et basse des tunnels, il suffisait aux hommes ayant achevé leur portion de travail de monter “à l’étage” par une échelle pour revenir à leur base de départ sans jamais croiser leurs ouvriers qui tiraient les traîneaux au niveau inférieur. Parvenus au bout du tunnel haut, ils n’avaient qu’à descendre au niveau inférieur pour tirer à nouveau un traîneau dans le tunnel bas de la rampe. “Toutes les manœuvres se déroulaient donc à l’intérieur de la pyramide. Plus besoin de coursive extérieure pour la circulation des ouvriers. La rotation des traîneaux chargés de blocs dans les angles était effectuée dans des “Bob’s Rooms”, à l’aide d’un système de potence de bois ou petite grue à contrepoids analogue au chadouf servant à puiser l’eau du Nil. Contrairement à ce que je pensais et croyais pouvoir annoncer en 2007, il n’est désormais plus question de plate-forme à ciel ouvert. La pyramide a donc été entièrement construite de l’intérieur, en commençant par les faces, assise après assise, jusqu’à son sommet.

 À titre de comparaison , la grande galerie qui fait 2.08m de large à la base par 8.60m de haut va finir par faire pâle figure en regard de la nouvelle rampe interne à deux niveaux proposée par Jean-Pierre Houdin. On se demande aussi ce que deviennent, les traineaux en bois qui s’accumulent en haut de la pyramide et comment ils sont redescendus sans croiser ceux qui montent.

 Elio Diomédi l’a démontré dans sa vidéo, pour tirer convenablement les pierres sur des chariots, il faut des rails de bois graissés. Ces rails empiètent donc sur le passage libre en bas de la rampe et imposent une largeur minimum d’au moins 2.00 m pour permettre aux ouvriers de tirer correctement les pierres. Reste à savoir qui graissait les traverses et si cette graisse ne finissait pas à la longue par transformer la rampe interne en patinoire. Jean-Pierre Houdin ne fait pas mention de ces traverses sur son dessin, augmentant ainsi le frottement et la perte de temps qu’il occasionne. Le plus simple serait de faire changer la pierre de traineau à chaque portion de rampe et de redescendre le traineau par ou il est monté en se servant des rails. Dans ce cas la , pas besoin de deux niveaux mais bonjour la perte de temps liée aux aller-retours des traineaux.

À quand la solution qui consiste a tirer les pierres sur deux niveaux ?

 Dans tous les cas de figure l’aspect temps semble avoir été mal cerné dans cette simulation où l’on aimerait vraiment voir en accéléré le parcours des blocs acheminés en un jour. Le pire c’est que la rampe interne à deux niveaux doit se construire en même temps que l’acheminement des blocs. La aussi , une vidéo en accéléré de la construction d’une rampe interne à deux niveaux fait défaut. Comment peut-on valider virtuellement une théorie sans même s’occuper de ce problème ? Vous l’avez sans doute compris , une rampe sectionne deux parties d’un même chantier. Ainsi les blocs situés entre la façade et la rampe ne peuvent venir que de la rampe. Comment sont-ils mis en place ?

construction

 Comment est fait le sol en pente de la rampe et de la rampe intermédaire ? La pose de blocs inclinés est peu compatible avec les assises horizontales visibles en façade et engendre une grosse complexité de taille de pierre. Il nous semble presque évident que si rampe il y avait , les assises des pierres de façade devrait la suivre.

Et la logique dans tout cela ?

Rampes

 Sur ce dessin visible sur le blog Pyramidales, Jean-Pierre Houdin propose deux rampes externes et une rampe interne.

 Essayez simplement d’imaginer le trajet des pierres de la carrière à la pyramide puis à l’intérieur de la pyramide sans oublier les 2.10 minutes par bloc (taillés , acheminés, posés) :-).

 De plus , à chaque rangée de pierre posée , il faut modifier la pente de la rampe externe sur laquelle sont posés des rails de bois .

 Comment se fait cette modification progressive de la pente en fonction de l’accroissement de la pyramide ?

 Les matériaux utilisés pour cette modification seront-ils vraiment récupérables par la suite pour servir à la construction de la pyramide ?

 Rien qu’en regardant ce dessin , nous sommes amenés à nous poser les questions suivantes :

1- La rampe externe n’est pas dans l’axe de la face sud. Les monolithes de granit étant aussi acheminés par cette rampe, on voit mal comment le système de contrepoids de la grande galerie va pouvoir réussir à les tirer. Rapellez vous que la grande galerie est au milieu de la pyramide.

2- Ou est la rampe extérieure qui doit relier la rampe du port à la rampe intérieure ?

 Pour toutes ces raisons , dire que la 3D a validée le processus de construction par rampe interne est un tantinet abusif. Cela peut leurrer le gogo lors d’une séance à la Géode mais pas les vrais spécialistes.

 Si Jean-Pierre Houdin veut bien éclairer nos lanternes vis à vis de nos remarques, nous lui offrons une page en droit de réponse sur notre site.

Les constructeurs de la grande pyramide ont-ils vu les fissures au plafond de la chambre du roi ?

 Dans son livre « La chambre de Chéops » publié aux editions Fayard, Gilles Dormion pense que la fissuration des poutres de la chambre du roi est un accident qui a eu lieu avant la fermeture de la pyramide de Chéops et au grand dam des constructeurs.

 Nous le citons : Plusieurs indices flagrants attestent en effet que ceux-ci ont fait face à l’évènement. En de telles circonstances, trois interventions étaient possibles, étayer, vérifier, réparer. On trouve effectivement trace de ses trois interventions.

 Etayer. Lorsque les fissures ont été constatées, la première mesure urgente consistait à étayer immédiatement. Or le plafond de la chambre porte des marques caractéristiques : ce sont des marques oblongues brunâtres situées sous les extrémités de chaque poutre de granit, exactement la ou il fallait placer les étais.

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 Photographie du plafond prise après les travaux de restauration.

 Les joints blancs entre les poutres ont été repeints en noir et les traces de bavures nettoyées.

 Vérifier. Dans un second temps, il importa de constater la nature, l’étendue et, si possible, la cause des dégâts, afin de tenter d’y apporter un remède. La seule façon de procéder consistait à aller vérifier l’état de la superstructure au dessus du plafond de la chambre. C’est sans nul doute dans ce but que fut creusé le boyau d’accès à la première chambre de « décharge ».

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 Réparer. L’indice le plus frappant est, sans conteste, l’existence de restes de mortiers au droit des fissures de plusieurs poutres.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 Cette façon de voir les évènements qui se sont produits dans cette pyramide a emporté l’adhésion de la plupart des égyptologues au point que certains considèrent maintenant comme un acte de révisionnisme, le fait des les contester. Voici ce que l’on pouvait d’ailleurs lire récemment sur le blog pyramidales en réponse à un de nos articles prétendant démontrer que les constructeurs n’avaient pas vu les fissures.

 Or, quelles que soient ces théories ou hypothèses, pouvant éventuellement faire l’objet d’échanges de points de vue entre spécialistes concernés, il est certaines découvertes avérées ou certitudes scientifiques qui, au nom même de la plus élémentaire rigueur intellectuelle, doivent être reconnues comme telles, sous peine de pourrir la sérénité du débat. La recherche scientifique et la vérité historique se doivent de respecter une éthique et une honnêteté intellectuelle sans lesquelles la porte est grande ouverte à toutes les fraudes et compromissions, ainsi qu’aux dérives qui entacheraient la crédibilité des découvertes. Il est trop facile de tordre ou mépriser certains constats indéniables, sous prétexte de défendre une théorie personnelle, aussi respectable puisse-t-elle être « subjectivement ».

 Le sujet est donc « sensible » car en fait, s’il s’avère que les constructeurs n’ont pas vu les fissures, la seule explication possible au passage reliant la chambre de Davison à la grande galerie est notre théorie et son rôle de soupape de sécurité.

Constats indéniables ?

 Etayer. Les constructeurs connaissaient parfaitement le poids de leurs poutres, près de 60 tonnes (dont 42 tonnes environ à supporter) et leur position à 5.84m du sol de la chambre fait qu’aucun étais de l’époque n’aurait pu les supporter sans flamber ( terme technique indiquant une déformation en arc des étais). La largeur même des marques brunes, la position de certaines au ras des murs et surtout le fait qu’elles sont recouvertes par les fameuses traces de plâtre au droit des fissures démontre clairement que ces marques existaient avant la mise en place des poutres et ne sont nullement imputables à la présence d’étais. Elles ont parfaitement pu être causées pendant l’entrepôt sur chantier.

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Pour en revenir à l’étayage, il faut aussi prendre en compte :

1- Que les constructeurs ne risquaient pas de passer par le couloir ascendant avec des étais de 5.84 m. C’est important parce qu’empiler des morceaux de bois acheminés par le puits jusqu’à 5.84m n’est pas évident et qu’un étais fait de deux ou trois parties clouées perd en résistance.

2 – Que les les marques brunes au plafond de la chambre ne sont pas suivies de marques identiques sur le dallage de la chambre, ce qui aurait du être le cas s’il y avait eu étayage.

3- Que suivant la version officielle, l’entrée de la chambre était rétrécie par les poteaux qui soutenaient les herses et encombrée par les cordages des herses pincés par la mâchoire de la herse fixe.

4- Qu’à l’époque, le seul système d’éclairage était des torches ou des lampes à huile grandes consommatrices d’oxygène dans un endroit plutôt mal ventilé.

5- Qu’il ne sert absolument à rien de mettre des étais puis de les enlever sans avoir rien réparé.

Vérifier. Dans ce cas, les constructeurs auraient fait le travail à moitié. Ils savaient que les poutres des niveaux supérieurs avaient une section inférieure à celles du premier plafond, donc quelles étaient moins résistantes et pourtant il n’ont pas jugé bon d’aller voir ce qui se passait au dessus de la chambre de Davison. La rupture totale d’une des poutres des niveaux supérieurs aurait pu entrainer l’effondrement d’une partie de la structure dans le tombeau royal.

À noter que la théorie de Gilles Dormion n’explique pas pourquoi le plafond de la chambre de Davison comporte des joints entre les poutres de même nature que ceux du plafond de la chambre du roi. Ils étaient parfaitement inutiles dans le cadre d’un tombeau.

Réparer. La aussi les anciennes photographies du plafond de la chambre du roi parlent clairement pour des traces de bavures liées à une translation sud-nord des poutres lors de leur mise en place.

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 Sur cette photographie, on remarque d’ailleurs très bien la présence d’un joint blanc entre le mur sud et les poutres.

 Regardez bien les photographies, vous constaterez comme nous que les bavures assimilées à des témoins au plâtre par certains égyptologues recouvrent les marques brunes des étais et qu’elles sont simplement liées à la mise en place des poutres.

 Si tentative de réparation il y avait eu , toutes les fissures auraient été comblées or ce n’est pas le cas. Seul 50 cm de fissures ont un peu de mortier au droit et même celles du dessus n’ont pas été comblées.

 Le fait qu’une fissure apparaisse à coté d’une bavure n’est en aucun cas une trace de tentative de réparation.

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 Sur cette photographie d’une des fissures dans la chambre de Davison (extraite du livre de Gilles Dormion, la chambre de Chéops), vous constaterez comme nous qu’aucun plâtre n’a été mis dans les fissures. C’était pourtant plus facile à faire qu’en sous-face. Si les constructeurs avaient réellement vu les fissures , ils auraient tenté de rattraper l’accident avec un doublage porteur en granit le long du mur sud.

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La chambre aurait perdu un mètre en largeur mais la solidité de l’ensemble aurait été renforcée.

Notre vision des choses est d’ailleurs confirmée par les témoignages des premiers explorateurs de la pyramide.

Le colonel Coutelle, suite à l’expédition d’Égypte de 1798, écrit dans la Description d’Égypte : « Le plafond de la chambre [du roi] est formé de pièces monolithes longues de plus de 6 mètres (18 pieds et demi). Il y en neuf ainsi placées en travers : chacune doit avoir au moins 130 pieds cubes et peser vingt milliers. Même remarque ici que dans la galerie et tous les canaux, point de tassement, point d’ébranlement visible ; rien ne s’est déplacé depuis l’origine, puisque tout y est parfaitement d’aplomb ou de niveau. Le granit des parois est si poli et si dur qu’on a vainement essayé d’y graver des noms : tous ceux qu’on y lit sont tracés au crayon. En général, tout cet ouvrage est de la plus parfaite exécution, et l’appareil est admirable. » …/… « Cette précaution [le fait d’avoir construit cette chambre au-dessus de la chambre du Roi] n’était pas tout-à-fait inutile ; plusieurs pierres de ce second plafond sont fendues à une petite distance de leur portée et les blocs de granit qui les supportent sont éclatés sur les bords, par le poids des pierres posées en décharge sur l’extrémité de ce plafond, et par celui de la masse supérieure. »

 À partir du moment ou il écrit que la précaution d’avoir fait une autre chambre au dessus de celle du roi n’était pas tout-à-fait-inutile, c’est que d’après lui, elle a rempli son rôle protecteur et que les poutres du plafond de la chambre du roi sont restées intactes jusqu’à la date de son observation. On sait aussi qu’à cette époque, les poutres du second plafond étaient fissurées.

En conclusion

Pas d’étayage , vérification incomplète et aucune réparation.

 La théorie de Gilles Dormion n’est pas capable d’expliquer le manque de finition du plafond (absence de nettoyage des bavures dans un tombeau royal). Elle n’est pas non plus capable d’expliquer pourquoi le plafond de la chambre de Davison possède des joints entre les poutres de même nature que ceux de la chambre du roi.

 D’autre part , s’il n’y a eu ni étayage ni réparation , pourquoi y aurait-il eu vérification ? Pourquoi les constructeurs auraient-ils passés un temps fou à creuser un passage entre la grande galerie et la chambre de Davison ? Il faut savoir aussi que la présence de joints en plafond de la chambre de Davison rend obligatoire la création d’un passage alors pourquoi celui-ci aurait-il été crée pour aller vérifier une fissuration plutôt que pour faire les joints ?

 On peut donc en déduire qu’il n’y a aucune chance pour que les constructeurs aient vu les fissures et (n’en déplaise aux égyptologues qui donnent raison à Gilles Dormion) et que seule notre théorie (pour l’instant) explique parfaitement le rôle du passage entre la grande galerie et la chambre de Davison.

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Et un, et deux, et trois bouchons de granite

  D’après la théorie officielle (qui considère la pyramide de Chéops comme un tombeau), la mise en place finale de ces trois bouchons en bas du couloir ascendant a été réalisée après l’inhumation du pharaon dans la chambre du roi.

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  Avant la fermeture définitive du tombeau, les bouchons étaient donc forcement entreposés dans la grande galerie.

 D’après certains chercheurs (Pierre Crozat puis Jean-Pierre Houdin), ils auraient même pu servir auparavant, de contrepoids pour hisser les poutres de la chambre du roi. Leur présence dans la grande galerie s’imposait donc sur une sorte de chariot circulant le long du plan incliné.
On sait aussi, d’après les relevés de Gilles Dormion visibles dans son livre « La chambre de Chéops », que le bas du couloir ascendant était légèrement plus étroit que les bouchons. C’est pour cette raison qu’ils sont restés coincés et cela prouve qu’ils ne pouvaient pas venir de la descenderie (Couloir qui descend vers la chambre souterraine).

Après l’inhumation, les ouvriers devaient refermer les trois herses de l’antichambre puis repousser les trois bouchons de granite jusqu’en bas du couloir ascendant. Ils devaient ensuite descendre par le puits qui relie le bas de la grande galerie au bas de la descenderie et remonter cette dernière pour sortir à l’air libre (suivez les flèches).

D’après les égyptologues, c’est pour permettre la sortie des ouvriers que le premier bouchon s’arrête en plafond de la descenderie. Mais alors, qu’est ce qui empêchait les pilleurs de refaire le chemin inverse et contourner ainsi les bouchons ?
Mettre une porte blindée et laisser une fenêtre ouverte, quel est l’intérêt réel pour éviter les vols ?
La question est importante car une fois les ouvriers sortis, pourquoi ne pas avoir prévu de laisser glisser le premier bouchon de granit dans la descenderie ?

Et surtout : Pourquoi ne pas s’être évité la galère de la mise en place des trois bouchons à partir de la grande galerie en les glissant directement de l’extérieur dans la descenderie ?

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Fermeture idéale masquant le couloir ascendant

Les chercheurs cités plus haut seront tentés de répondre que c’est la preuve que ces bouchons ont servis de contrepoids dans la grande galerie avant d’être libérés et venir se coincer en bas du couloir ascendant. On a un tombeau et des bouchons en bas d’une pente alors pourquoi chercher plus loin ?

Dans son livre « la chambre de Chéops » Gilles Dormion pense que même bien camouflé par un plaquage calcaire, l’embranchement vers le couloir ascendant aurait été clairement visible car il est moins large que le plafond de la descenderie.

D’autre part, la liaison descenderie-puits creusée dans le calcaire naturel était impossible à masquer. Les constructeurs n’ont donc pas cherché à créer un leurre pour attirer d’éventuels pilleurs vers la chambre souterraine et ceci d’autant plus que cette dernière n’était pas terminée !

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Image extraite du livre de Gilles Dormion « La chambre de Chéops »
Solution réalisée par les constructeurs

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Photographie John et Edgar MORTON

 Remarquez au passage que l’existence d’un joint au pourtour du bloc laissé en plafond de la descenderie montre la volonté des constructeurs de le laisser à cet endroit.
Ce joint parfaitement visible pose un autre problème : il n’est pas vraiment compatible avec une mise en place du premier bouchon par glissement. En effet, si l’on enduit les quatre faces du dernier bloc calcaire de la partie creusée du couloir ascendant avec du mortier et qu’on repousse un bloc de granite dedans, la matière du joint va forcément former un bourrelet devant le bloc du fait des frottements. Le joint a forcément du être nettoyé après coup mais pourquoi ? D’après ce que l’on constate en plafond de la chambre du roi, le nettoyage n’avait pas l’air d’être leur préoccupation première. De plus, si ce bloc était destiné à être masqué par un revêtement calcaire, à quoi servait ce joint ?
Observons de plus près ces blocs.

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La question de leur mise en place après coup a-t-elle vraiment fait l’objet d’une étude sérieuse ? A la vue de ces photographies, on est en droit d’en douter. Qui peut raisonnablement penser que malgré la pente de 26°10’37″, les trois blocs de granite ont été glissés de la grande galerie au bas du couloir ascendant. On imagine difficilement un ou deux hommes pousser avec leurs pieds pour les faire glisser dans le couloir.
Pour qu’un bloc de près de 5 tonnes de granite glisse sur du calcaire, il faut limiter le frottement et ce dernier peut s’exercer sur au moins deux parois (sol et mur) et parfois trois comme sur cette photographie.

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 Remarquez comme le dernier bloc de granite est collé au calcaire. On ne pourrait même pas passer une lame de rasoir entre les pierres.
Remarquez aussi l’excroissance rocheuse le long du mur droit. Comment le bloc est-il arrivé en bas sans la percuter ?

La logique qui voudrait que le couloir ascendant ait été réalisé sans aucune aspérité pouvant gêner la descente des bouchons  est remise en cause par le fait que le tiers inférieur du couloir ascendant a été creusé dans des blocs déjà mis en place.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir

D’autre part, tout le bas du couloir ascendant a été creusé dans des blocs de calcaire déjà mis en place. Il y a mieux pour éviter les frottements !

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 Et que penser du bord d’attaque en dents de scie du premier bouchons ? pourquoi n’a t-il pas été arrondi pour faciliter le glissement ?

 À la vue de ces photographies, on est vraiment en droit de se demander si les trois blocs bouchons n’ont pas plutôt étés mis en place, dès le début du chantier, en bas du couloir ascendant ! Les constructeurs auraient ensuite creusé le couloir entre la partie appareillée et les bouchons.
Pour nous, la chambre dite « du roi » était une cuve destinée à être remplie d’eau et les bouchons de granit ne servaient qu’à interdire l’accès à la chambre souterraine après libération du sable et de l’eau du mécanisme.
Il faut bien admettre que si le couloir ascendant était obturé dès l’origine de la construction par trois bouchons de granite, cela remet complètement en cause la destination « tombeau » de la chambre du roi.
Il est difficile d’imaginer qu’un pharaon comme Chéops laisse acheminer sa momie par le puits qui relie le bas de la grande galerie à la descenderie. Il aurait fallu l’accrocher par les pieds ou la tête pour la hisser.
Ce point est donc un élément essentiel pour la compréhension de la véritable fonction de la chambre du roi. S’il est confirmé par les égyptologues, cela veut dire non seulement que la pyramide n’était pas un tombeau ni un lieu initiatique mais aussi qu’aucun ascenseur à pierre lesté avec les bouchons de granite n’a circulé dans la grande galerie.
Pour faire un peu d’humour on pourrait dire que le grand cru (*) officiel a comme un goût de bouchon.
(*) du verbe croire

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

Les incohérences de la théorie des trois projets successifs

 D’après les dires de certains égyptologues (Ludwig Borchardt et Jean-Philippe Lauer), l’architecture interne de la grande pyramide  s’explique aisément par le changement de projet de tombeau en cours de construction. Plébiscité par Gilles Dormion dans son livre « La chambre de Chéops », cette hypothèse implique que les constructeurs ont pendant toute la durée du chantier, oscillés entre deux objectifs différents.

 A savoir :

1- La création la plus rapide d’un tombeau afin de pouvoir faire face à un décès prématuré du pharaon.

2- La recherche du meilleur emplacement possible pour ce tombeau.

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 Leur première idée (en bleu foncé sur la coupe) aurait donc été de construire une chambre souterraine pour servir de tombeau définitif. Il faut savoir que le tiers inférieur du couloir ascendant (en rouge sur la coupe) n’était pas prévu à l’origine et a été creusé par la suite pour réaliser la jonction entre la partie appareillée (construite) de ce couloir et la descenderie (couloir qui descend vers la chambre souterraine). Pour les égyptologues, cela prouve qu’une nouvelle idée de tombeau a vu le jour lors de la construction de l’entrée de la descenderie (en bleu clair sur la coupe).

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  L’inachèvement de la chambre souterraine est aussi pour eux la « preuve » que ce projet de tombeau a bien été abandonné dès l’idée de construction de la chambre de la reine (en orange sur la coupe).

 Si l’on en juge ensuite par l’existence de la chambre du roi (en jaune sur la coupe) et par l’arrêt des conduits de la chambre de la reine avant la façade, on en déduit forcement un autre changement de plan.

 Vu la hauteur de l’arrêt de ces conduits, le projet de la chambre de la reine aurait donc été abandonné dès que la chambre du roi serait devenue complètement opérationnelle et non dès la prise de décision de construire la grande galerie et la chambre du roi.

 Par la suite , le système de verrouillage du couloir ascendant par des bouchons de granit entreposés provisoirement dans la grande galerie, aurait rendu obligatoire le creusement du puits reliant le bas de la grande galerie à l’ancienne ventilation utilisée pendant les travaux de la descenderie et de la chambre souterraine. Ce puits devait permettre l’évacuation des ouvriers ayant mis en place les bouchons de granit et qui n’avaient visiblement pas l’intention de rester au service du pharaon dans l’au-delà :-).

 Selon les égyptologues qui utilisent le principe du rasoir d’Ockham , l’hypothèse la plus simple est la plus vraisemblable et il est inutile d’avancer une autre hypothèse puisque celle-ci suffit amplement à expliquer l’architecture interne de cette pyramide. Nous allons voir qu’ils se trompent et que cette explication ne tient pas plus la route que celle qui prétend que le soleil tourne autour de la terre.

La chambre souterraine

 Comme vous pouvez le remarquer sur la coupe , la chambre souterraine n’est pas au centre de la pyramide. Une telle erreur de positionnement est plus qu’étonnante pour un tombeau qui se voulait définitif dès le départ et pour des constructeurs ayant parfaitement réussi par la suite à centrer la chambre de la reine.

 Absolument rien pourtant n’empêchait à ce qu’elle soit centrée et les travaux auraient été plus courts.

 En regardant bien la coupe, on aperçoit qu’une partie du couloir horizontal se prolonge du coté sud de la chambre. C’est complètement anormal vu que l’entrée des chambres est toujours au Nord. Cette disposition laisse a penser qu’ils ont d’abord creusé le couloir puis sont revenus en arrière pour creuser la chambre souterraine au bon endroit.

 La création d’un tombeau provisoire-définitif aurait aussi été plus courte et plus facile en réalisant la première chambre au plus bas de la partie construite comme pour la pyramide de Khéphren (plan ci-dessous).

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 Pourquoi aller perdre son temps à creuser aussi profond ? L’argument du tombeau provisoire ne tient pas quand on choisi une solution qui prend un temps fou à réaliser. Qui peut raisonnablement envisager après autant d’efforts dépensés pour la réaliser que la chambre souterraine ait été abandonnée dès la prise de décision de construire la chambre de la reine ?

  Avez vous une idée du temps qu’il a fallu entre la prise de décision de construire un couloir ascendant et la finition de la chambre de la reine conduits compris ? Au moins huit à dix ans !

 Ils avaient donc largement le temps de finaliser la chambre souterraine pour palier à un décès prématuré de leur pharaon. Maintenant si la chambre souterraine a été abandonnée au moment où la chambre de la reine est devenue opérationnelle, cela voudrait dire que les constructeurs ont construit ces deux ouvrages simultanément et qu’ils ont fini la chambre de la reine avant ! Dans ce cas, cela vient contredire fortement l’hypothèse des changements de plan en cours de construction.

  À noter aussi, pendant qu’on y est, que la chambre souterraine avait un plafond plat et un volume important, bien plus important que celui de la chambre de la reine. Le pharaon passait ainsi d’un F4 à un studio 🙂

 En ce qui concerne la théorie de la serrure hydraulique, la chambre souterraine est censée être un volume de rétention destiné à recevoir le sable puis l’eau d’un mécanisme d’ouverture hydraulique libérant du sable.

Que dirait le principe rasoir d’Ockham pour une telle chambre ?

1- Que son volume doit être plus important que celui de l’eau contenue dans la chambre du roi et du sable qui doit s’écouler dans le conduit à sable.

2- Qu’elle est rendu obligatoire si l’on veut faire arriver un conduit à sable par son plafond car il est impossible d’arriver verticalement par le plafond d’une partie construite sans cisailler des poutres.

3- Qu’elle doit se situer sous le conduit à sable (décentrement) et assez profond pour que le poids de la pyramide n’endommage pas la chambre.

4- Qu’un volume de rétention n’a absolument pas besoin de finition.

Quelle hypothèse est donc la plus logique pour expliquer le volume, la position et le manque de finition de la chambre souterraine ?

La chambre de la reine

 La aussi, du fait de ces conduits arrêtés 15 mètres avant la façade, la chambre de la reine semble avoir été un projet de tombeau abandonné au profit de la chambre du roi.

 Le problème est que si la chambre de la reine a été à un moment de l’histoire considérée comme un tombeau définitif, comment expliquer que les conduits symboliques censés acheminer l’âme du pharaon vers les étoiles ne pointent pas vers la même zone du ciel que ceux de la chambre du roi ?

 Qu’ils changent de tombeau d’accord mais pourquoi changer de destination finale pour l’âme du pharaon ?

 Comment expliquer le fait qu’elle soit centrée, le choix du calcaire, du plafond en chevrons et de l’absence de herses alors que la chambre au-dessus est décentrée, en granit, avec un plafond plat et des herses ?

 Le moins que l’on puisse dire en observant la différence des tombeaux successifs est que les constructeurs n’avaient aucune suite dans les idées.

 Une chambre souterraine décentrée avec un plafond plat. Une chambre de la reine centrée, en calcaire avec un plafond en V inversé. Une chambre du roi décentrée , en granit avec 5 plafonds plats coiffés un plafond en V inversé. Et je vous passe l’idée de la grande galerie alors que la chambre de la reine et la chambre souterraine se contentait de couloirs étroits pour y accéder.

 Dans notre théorie, les conduits ne servaient pas à acheminer l’âme du pharaon vers les étoiles mais à obtenir une certaine pression hydraulique dans les chambres en les remplissant avec de l’eau.

 L’arrêt des conduits de la chambre avant la façade étant justifié par le fait qu’ils devaient générer la même hauteur de colonne d’eau, donc la même pression que ceux futurs de la chambre du roi.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 Encore une fois, quelle théorie vous semble la plus logique pour expliquer la présence de conduits pourtant inexistants dans le premier projet de chambre souterraine ?

 D’un coté , on a la belle histoire des quatre conduits symboliques pour une seule âme, deux par tombeau et qui se dirigent tous vers directions du ciel différentes. Censés pointer sur des étoiles bien précises malgré un coude en partie basse empêchant de voir les étoiles, encore faudrait-il connaître la date et l’heure prise en compte pour cette affirmation. Les égyptologues ne sont pas censés ignorer que la terre tourne sur elle même tout en tournant autour du soleil. Une multitude d’étoiles peut donc correspondre à la position des conduits. Sortez dehors la nuit, levez les bras vers le ciel avec un angle quelconque , vous venez de désigner deux étoiles bien précises :-).

 Le plus amusant dans cette histoire d’âme qui a besoin de conduits pour sortir de la pyramide , c’est que le sarcophage avait un beau couvercle en granit. Si l’âme du pharaon avait besoin de conduits pour traverser la pierre, comment faisait-elle donc pour sortir du sarcophage ?

À noter aussi que le sarcophage était plus large que le couloir ascendant, ce qui fait qu’ils auraient du le positionner dans la chambre de la reine puis après avoir changé d’avis, le transférer dans la chambre du roi avant de mettre les bouchons de granit dans la grande galerie. Les égyptologues qui soutiennent la thèse des changements de projets sont-ils capables d’expliquer le franchissement de la marche avec le sarcophage et de nous montrer où sont les traces de frottement sur le calcaire du couloir de la chambre de la reine ?

 Du coté de la théorie de la serrure hydraulique, c’est plus simple et plus physique. Les conduits étaient destinés a être remplis d’eau pour obtenir une certaine pression à l’intérieur de la chambre de la reine et de la chambre du roi. Cette pression servait à repousser des pierres qui libéraient du sable. On a tout simplement affaire à une sorte de vérin hydraulique primitif dont la force finale est liée à la hauteur de colonne d’eau possible dans les conduits.

La chambre du roi et les chambres dites à tort « de décharges »

 Je pense avoir tout dit sur ces chambres dans les chapitres consacrés à notre théorie. Inutile d’y revenir. Ceci dit, au niveau du changement de plan je me dois de signaler six anomalies importantes liées à la construction de la chambre du roi.

1- Il n’y a que certains égyptologues pour imaginer que des ouvrages comme la grande galerie ou les chambres dites à tort « de décharge » s’improvisent en cours de construction ! La grande galerie commence au niveau bas de la chambre de la reine , elle a donc été commencée en même temps. Quant aux poutres en granit de 60 tonnes venant de carrières situées à près de 1000 km de la pyramide, il faut passer la commande, extraire les blocs, les polir sur 3 faces , les transporter à 1000 km de leur point d’origine puis les monter à plus de 50 m de haut alors qu’au départ rien n’était censé avoir été prévu pour.

2- La chambre du roi est décentrée vers le sud alors qu’absolument rien ne s’opposait à ce qu’elle soit centrée comme la chambre de la reine. La grande galerie aurait simplement été plus courte et la chambre du roi aurait protégé la chambre de la reine.

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La pyramide telle qu’elle aurait du être construite si c’était un tombeau.

 Comme vous pouvez le remarquer sur ce dessin, il aurait été très facile et plus simple pour les constructeurs de centrer la chambre du roi et la chambre souterraine. Seule la présence d’un mécanisme hydraulique libérant du sable impose ce décentrement des différentes chambres du fait de la présence d’un conduit vertical.

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3- Le couloir ascendant à une section légèrement inférieure à celle du sarcophage sans son couvercle. Cela obligeait forcement à acheminer la dépouille du pharaon sur un brancard.

4- Les poteaux de soutien des herses de la chambre des herses, utiles jusqu’à la mise en place du corps dans le sarcophage rétrécissaient l’entrée de la chambre de la valeur de leur section. La largeur du couloir menant à la chambre du roi faisant 103.5 cm , avec des poteaux en bois de seulement 25cmx25cm de section (en jaune sur le plan ci-dessous), il ne restait plus que 53.5cm pour passer. C’est plus que juste pour acheminer la momie et le mobilier funéraire dignement !

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 Si l’on en juge par les marques d’étais au plafond de la chambre du roi , les poteaux de soutien auraient aussi du laisser des traces sur le sol du fait la sève. Je vous laisse constater par vous-mêmes l’absence totale de traces compatibles avec la présence de poteaux en bois restés de nombreuses années en contact avec la pierre.

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 À noter que pour la théorie de la serrure hydraulique, c’est normal puisque les herses étaient mises en place dès le début en position fermées.

5 – Compte tenu qu’un seul des coté de la chambre des herses est munie d’encoches pour des rondins, la descente des herses avec l’aide de cordages est loin d’être facilité. Tout effort de traction aurait eu tendance à mettre les rondins de travers.

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 De plus compte tenu des rainures dans les murs et de l’espace entre les herses, il était impossible de changer un éventuel cordage défectueux. Les cordages utilisés ont donc du attendre le temps entre la mise en place des herses sur les poteaux et leur fermeture définitive. Avez-vous la moindre idée du poids d’une seule herse ? 1.30m de haut x 1.21m de large x 0.55m d’épaisseur x 2.7 t/m³densité du granite = 2.33 tonnes. Rien que pour la re-soulever avec quatre cordes maxi (en état usagé et posées sur un rondin non maintenu) , cela fait une traction 583 kg par cordes. Même en utilisant un contrepoids dans la grande galerie, le rondin va se mettre en travers et les cordes risquent de céder.

Les bouchons de granit

 La fermeture du couloir ascendant à l’aide de bouchons de granit relève de l’imbécilité pure et simple à partir du moment ou les bouchons ne descendent pas dans la descenderie pour condamner le contournement par le puits. Qu’est ce qui empêchait les ouvriers une fois sortis de glisser des blocs de granit dans la descenderie pour condamner le passage ? RIEN ! Qu’est ce qui empêchait de glisser directement des blocs dans la descenderie pour ne pas avoir à les mettre en place dans le couloir ascendant à partir de la grande galerie ? RIEN !

L’utilisation de la chambre de la reine

 La aussi , si les constructeurs avaient voulu changer de tombeau après avoir constaté une fissuration des poutres de la chambre du roi , ils auraient facilement pu utiliser la chambre de la reine. Après mise en place du corps, il suffisait de faire glisser les bouchons de granit dans l’entrée du couloir de la chambre de la reine et de compléter la couverture de la grande galerie pour que le couloir devienne totalement invisible aux pilleurs.

Conclusion

 Compte tenu des éléments à charge ci-dessus, je demande au égyptologues de bien vouloir rectifier leur position et d’admettre que la théorie des trois plans successifs n’explique absolument en rien l’architecture de cette pyramide. Pire, elle fait passer les constructeurs de cette pyramide pour des neuneus n’ayant aucune suite dans les idées et transformant l’acheminement de la momie et la fermeture du tombeau en un parcours du combattant digne d’Intervilles.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Points forts – Points faibles

Résumé de tous les points forts de notre théorie ainsi des points qui restent en attente d’une meilleure explication.

Points forts de notre théorie

1- Elle permet d’expliquer facilement le décalage en plan et en coupe des trois chambres principales de cette pyramide. (pour permettre le passage d’un conduit à sable vertical)

2-Elle rend logique la présence des cinq plafonds successifs au dessus de la chambre du roi et le gros monolithe au-dessus de son couloir d’accès ( lutte contre les effets de la pression hydraulique )

3-Elle rend obligatoire la présence de joints sur les deux premiers plafonds ainsi que la création d’un passage entre la chambre de Davison et la grande galerie. (soupape de sécurité)

4-Elle explique pourquoi les poutres du premier plafond sont plus hautes que celles des autres plafonds. (meilleure étanchéité des joints)

5-Elle explique par le  calcul pourquoi les constructeurs ont surdimensionnés les poutres des plafonds et ne se sont pas contentés de la section minimum de poutres ne devant supporter que leurs propres poids sur une longueur de 5.23m. (lutte contre le soulèvement du premier plafond par la pression)

6-Elle explique pourquoi les joints des poutres de la chambre du roi comportaient de nombreuses traces de bavures et pourquoi les constructeurs n’ont jamais vu la fissuration des poutres de la chambre du roi. (voir droit de réponse à JP Houdin)

7-Elle démontre que les traces brunâtres prises pour des marques d’étais n’en sont pas et qu’aucune fissure n’a fait l’objet d’un replâtrage du temps des constructeurs. (voir droit de réponse à JP Houdin)

8-Elle permettait de calculer au cm près la hauteur à laquelle s’arretaient les conduits de la chambre de la reine et ceci sans même y envoyer un robot. (même hauteur de colonne d’eau que ceux de la chambre du roi)

9-Elle explique pourquoi on a retrouvé ce qui ressemble fortement à du limon dans un des conduits de la chambre de la reine. (essais avec de l’eau boueuse du Nil)

10-Elle rend logique la création d’une chambre souterraine creusée dans le calcaire naturel et laissée en l’état. (arrivée d’un conduit vertical au dessus du plafond sans risquer de cisailler des poutres et volume de rétention).

11-Elle explique pourquoi la marque en plafond de la chambre souterraine coincide en position avec la seule pierre munie d’un linteau sur le mur nord de la chambre du roi. ( interrupteur à sable et conduit vertical)

12-Elle explique la raison du U inversé dans la construction des conduits. (seule façon d’assurer une étanchéité correcte)

13-Elle explique pourquoi le sarcophage était en si mauvais état et pourquoi on a jamais retrouvé son couvercle. (il servait de bouchon destiné à maintenir l’étanchéité argileuse entre lui et les herses).

14-Elle explique la trace d’éffraction en V inversé dans le linteau du couloir menant à la chambre du roi.(présence du sarcophage)

15-Elle explique la marche taillée en V en haut de la grande galerie. (orientation de l’eau dans le centre de la cunette)

16-Elle explique le volume et la forme de la grande galerie.(égout permettant de reprendre la soupape de sécurité et de faire diminuer la pression sur la couverture du couloir de la chambre de la reine)

17-Elle explique pourquoi les bouchons de granit ont été mis en place dès le début et pourquoi la moitié du couloir ascendant est creusé au lieu d’être appareillé.(vérrouillage de la descenderie après fonctionnement du mécanisme et pas de momie à monter par la)

18-Elle explique pourquoi le mur sud de la chambre du roi s’est affaissé . (présence d’une sape le  long du mur sud)

19-Elle explique le mauvais état du dallage de la chambre de la reine et la présence d’une marche dans son couloir. (enfoncement du plancher)

20-Elle explique ce qu’il y a au bout et au-dessus des conduits de la chambre de la reine. (présence d’un couloir)

21-Elle explique le double chevron au dessus de l’entrée de la pyramide. (véritable entrée vers la chambre secrète juste en dessous)

22-Elle rend logique la présence de conduits. (pour obtenir une pression hydraulique)

23- Elle rend logique l’utilisation du granit pour la chambre à pression.(étanchéité maximum sur une grande période)

24-Elle explique le décentrement des conduits et leur arrivée en bas des chambres. (utilisation de l’air comprimé comme réserve de pression )

25- Elle explique la quatrième herse fixe. (protection de la partie calcaire de la grande galerie lors de la libération de l’eau)

26- Elle explique pourquoi la grande galerie a un plafond plat. ( présence d’un couloir juste au-dessus)

27- Elle explique le double rôle des 5 plafonds situés au-dessus de la chambre du roi. (lutte contre la pression hydraulique et rehausse permettant de caser une chambre secrète à l’ouest grâce à la prolongation des chevrons)

28- Elle explique la position de la chambre secrète.

Points faibles de notre théorie

1-Comment ceux qui devaient ouvrir cette pyramide devait-ils procéder pour remplir les conduits extérieur d’eau ?

Quelques éléments de réponse. Un déluge ou des pluies diluviennes auraient pu remplir la cuve sans intervention humaine mais l’architecture interne parle plutot pour une action humaine. La prise en compte de la présence du Nil à proximité, de l’ensablement naturel et du fait que le calcaire de façade est une pierre tendre sur laquelle il est facile de fixer des échellons ne satisfait pas pour autant les septiques qui oublient qu’ils n’ont que de 273 m³ d’eau à monter. En regard du nombre de pierres de 2.5 tonnes montées bien plus haut par les constructeurs , n’avoir que de l’eau à monter pour l’ouvrir est un vrai plaisir :-). D’autre part, compte tenu de la disparition du revêtement de façade, il est impossible de savoir si les constructeurs n’avaient pas originellement prévus  des escaliers pour accéder aux bouchons des  conduits  ainsi qu’un chéneau périmétrique. En cas de chéneau, un simple orage de 10 minutes aurait suffit pour déclencher le mécanisme.

2- Si la chambre de la reine était une chambre de tests , à partir du moment où ses conduits montent plus haut que la chambre du roi , que se seraient-il passé en cas de tests infructueux ?

En fait la aussi , tout dépends de la méthodologie de la construction de la pyramide. S’il s’agit de pierres moulées comme dans la théorie de Davidovits, les contraintes sont moins importantes qu’en cas de pierres taillées. Il faut aussi savoir que la pression de déclenchement est inférieure à celle maximum mais qu’il leur fallait aussi rejoindre une circulation interne pour amener l’eau. Il se peut aussi que la chambre de la reine ait servie  à actionner un mécanisme de fermeture à la fin du chantier.

3- La probabilité pour que les herses posées sur du sable descendent en même temps que le plancher de la chambre est peu probable.

C’est pour cette raison que nous avons proposé une variante dans notre livre « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: les sept vérités qui dérangent ». En fait si seul les herses et le sarcophage descendent , ce dernier ne coincera plus correctement l’argile et l’eau sera libérée quand même par une belle fuite au niveau du joint mur sud-première herse.

Cet article reste ouvert à vos remarques. N’hésitez pas à nous faire partager vos doutes ou vos certitudes.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Supposition concernant l’emplacement d’une chambre inviolée

Les parties visibles du mécanisme peuvent-elles nous renseigner sur l’emplacement d’une chambre inviolée ?

 Oui bien sur ! Tout choix technique peut donner involontairement des renseignements exploitables pour la localisation d’une chambre encore inconnue dans cette pyramide.

 Rappelez vous cet article  expliquant le rôle des 5 plafonds successifs au dessus de la chambre du roi !

 En le lisant , vous auriez du vous poser les questions suivantes :

 Pourquoi ne pas avoir utilisé une simple couverture à chevrons comme dans la chambre de la reine pour stopper les effets de la pression ?

 Quel est l’intérêt réel d’un couvercle fait avec 43 poutres plutôt qu’avec une couverture à chevrons ?

 La réponse est assez simple :

  À partir du moment ou cette structure a comme action de stopper les effets horizontaux de la pression au niveau du plafond de la chambre du roi et d’empêcher l’eau de monter plus haut que la chambre de Davison, une chambre doit forcement se trouver à proximité.

KCS4

KCS2

  Même en cas de fuite d’un des joints du plafond de la chambre du roi , l’eau sous pression ne pourra pas monter plus haut que le plafond de la chambre de Davison. Le passage est la pour y remédier.

kc_soupape-f69da

 Vous constatez comme nous que grâce à ses poutres qui servent aussi de rehausse, un espace libre de toute contrainte se dégage entre les chevrons et le dessus des poutres de la chambre de Davison ( dernier trait rouge matérialisant aussi la présence de joints entre les poutres ) .

 Cette configuration laisse à penser que les constructeurs ont probablement crée une chambre à l’est ou à l’ouest de cette structure avec une grosse préférence pour l’ouest du fait de l’interrupteur à sable.

secretchamber

 Sur les croquis , j’ai laissé le dernier niveau de poutres pour obtenir un plafond plat mais il n’est pas obligatoire. La chambre inconnue (en jaune) peut très bien avoir une simple couverture à chevrons.

On aurait donc la configuration finale suivante :

couloir

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

L’accès à la chambre inconnue partirait juste sous les chevrons de l’entrée de la pyramide et passerait au-dessus de la grande galerie.

escalier

 Un conduit contenant du sable coupe ce couloir d’accès. Au départ le sable est contenu pour ne pas envahir le couloir.

 Une fois que la chambre (contenant ce qu’elle doit contenir) est prête, on fait descendre une grosse herse de granit  pour condamner son accès.

 Pour re-accéder dans le futur à la chambre , seul l’interrupteur à sable actionné par la pression de l’eau dans la chambre du roi permet de vidanger rapidement et sans danger le sable et de faire descendre la herse.

 Cette chambre secrète située à l’ouest et en contre-haut de la chambre du roi actuelle n’est bien sur qu’une supposition basée sur la présence des 5 plafonds et du passage mais elle serait facilement vérifiable en perçant un trou du coté ouest sous les chevrons.

KCS1

 Elle sous-entend obligatoirement une prolongation de la couverture en chevron coté ouest , ce qui semble être effectivement le cas à la vue des photographies ci-dessous qui montrent une grosse différence entre le mur est et le mur ouest.

Mur est

chevrons_est

Les chevrons s’arrêtent contre le mur.

Mur ouest

chevron_ouest

Les chevrons continuent après le mur.

Cette autre photographie montre aussi que les chevrons se prolongent du coté ouest . Le mur n’est donc pas porteur .. enfin si il est quand même porteur mais d’espoir 🙂

Nous sommes sûrs à 99,99% qu’un petit trou à cet endroit précis permettrait de faire la plus grande découverte archéologique de tous les temps …et vous ?

 Le diaporama YouTube suivant annule et remplace ce qui est dit dans le diaporama ci-dessus en ce qui concerne la photographie du couloir ascendant prise par ADAM RUTHERFORD. Les excroissances rocheuses étaient en réalité du plâtre mis pour maintenir des fourreaux électriques.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »