Tous les articles par P. Lheureux

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Arrête ton char Dassault !

Petite analyse critique de cette vidéo proposée par Jean-Pierre Houdin et Dassault Systèmes comme étant la meilleure méthode pour construire la grande pyramide.

La vidéo commence très fort avec une poutre de 60 tonnes posée sur la tranche et qui vient de parcourir près de 1000 km sur une barge.
60 tonnes c’est le poids d’une poutre en granite d’environ 7m de longueur avec  une section de 1.50m x 2.10m.
Pour que la barge chargée flotte, il faut que le poids de la barge avec la poutre soit inférieur au poids du volume d’eau déplacé par la coque de la barge. Ici c’est loin d’être le cas !
Dans la vidéo ci-dessous, je vous propose de découvrir comment les égyptologues ont réussi à transporter avec beaucoup de mal, d’une rive  à l’autre du nil, un simple bloc en calcaire de 2.6 tonnes.

Une chose est sure, il vaut mieux poser la poutre à plat plutôt  que sur la tranche si on veut éviter le chavirement de la barge.  Il y a une vingtaine d’année, j’avais vu une émission télévisée qui démontrait qu’il valait mieux  attacher le bloc sous la coque du navire plutôt que de le poser dessus si on voulait éviter tout risque de chavirement. Personnellement si j’avais eu à résoudre le problème du transport d’un bloc de  granite de 60 tonnes, j’aurais opté pour la solution suivante

 

Au départ , il y a une écluse vide . On pose les deux flotteurs (barges en bois) et la corde à plat sur le sol. On pose la poutre sur les cordes puis on ouvre l’écluse. Une fois dans l’eau, le poids de la poutre resserre les flotteurs contre elle et on les attache entre eux par le dessus pour qu’ils  restent serrés contre la poutre.

Dans cette configuration, la poutre immergée bénéficie de la poussée d’Archimède qui allège  son poids d’environ 22 tonnes  et elle est protégée des chocs par les flotteurs. Elle peut ensuite descendre le Nil.

Dassault construit des avions mais pas des bateaux, ça se voit . Construit-il des pyramide pour autant ? C’est ce que nous allons voir maintenant !

La pose des blocs de façade

Un bon point pour le fait que les blocs de façade sont posés en premier mais contrairement à la vidéo qui montre des blocs qui ont tous la même taille, les vrais blocs de façade sont de largeur et de longueur variable. On le voit clairement sur cette photographie.

Les constructeurs sont bien loins d’avoir prévu la simplicité. Cette pyramide est un vrai puzzle de pierre.

Les rampes externes

Le survol du site nous montre deux grandes rampes externes. La première vient du port  et fait environ un kilomètre de longueur.
La deuxième qui fait environ trois cent mètres de longueur,  se raccorde en biais sur la gauche de la face sud de la grande pyramide et est censée monter progressivement jusqu’au niveau bas de la chambre du roi.

 

Monter progressivement au fur et à mesure de l’évolution du chantier, cela veut dire qu’a chaque niveau de pierre posée, il faut revoir toute la surface de circulation de la rampe pour la rehausser et aussi  que cela influe sur son angle d’inclinaison.
Pour résoudre ce problème sans bloquer l’acheminement des pierres, Jean-Pierre Houdin  propose  une rampe ou plutôt une autoroute à deux voies qui à vue de nez, ne doit pas faire loin de 50m à 60m de largeur.

Pendant que la voie de droite permet d’acheminer les pierres servant à la construction de la pyramide, celle de gauche  sert à rehausser la rampe pour le niveau suivant.
Dans la pratique ce n’est pas vraiment évident à réaliser car la surface de roulement doit être assez lisse pour permettre le glissement des traineaux.
Et si elle est lisse, comment être sur que cela ne va pas finir par engendrer un glissement entre les différentes couches qui vont constituer la rampe ?
Le mieux serait de procéder comme dans le dessin ci-dessous  qui prévoit un allongement de la rampe au fur et à mesure que la pyramide se construit,  quitte à rectifier légèrement la pente pour ne pas que la rampe finale soit trop longue.

Dans la vidéo de Jean-Pierre Houdin, il semblerait que le remplissage de la rampe 1 se fasse sur trois cent mètres  de longueur et idem pour la rampe 2 et les autres rampes qui s’empilent les une sur les autres. Un vrai gaspillage de temps par rapport à ma solution.

Et les cordages dans tout ça  ?

Il en faut forcement pour tirer les pierres. Et des longs en plus car pour aider à l’acheminement des poutres de la chambre du roi , Jean Pierre Houdin a prevu sept cordes d’un kilomètre de longueur reliées à un contrepoids. Le même genre que celui qu’il utilise pour la grande galerie.

Le poids d’une corde de 40 mm est d’environ 950 Kg pour 1000 m et comme il y en a sept, on en arrive à un poids final de 6650 kg qui se rajoute au poids de la poutre à tirer et de son traineau.
Pour éviter que les sept cordes ne  trainent par terre du fait de leur poids, il faudra prévoir à intervalles d’environ une quinzaine  de mètres , deux ouvriers qui les soulèvent à l’aide d’un baton.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite vient le problème des nœuds car une corde d’un kilomètre de long ne se produisait surement pas en un seul morceau.
Le  nœud  pas vraiment  gênant en soit sauf s’il doit passer au dessus d’un rondin ou il risque de bloquer la corde. Je vous laisse imaginer la taille du nœud avec des cordes de 40 mm.

La fausse bonne idée du contrepoids

Dans le système Houdin-Dassault, il faudra aussi réarmer le contrepoids un nombre considérable de fois pour acheminer la totalité du granite nécessaire à la construction de la chambre du roi.

En fait, ce qu’on ne tire pas d’un coté grace au contrepoids, il faut quand même le tirer de l’autre coté pour réarmer le contrepoids 🙂

Et tout ceci pour économiser quoi ?  Le nombre d’hommes nécessaires pour tirer 8.35 tonnes ( le poids du contrepoids, c’est à dire 15 tonnes – 6 tonnes de cordages inutiles sans contrepoids)

Au final la dépense d’énergie globale  est plus importante avec  que sans le contrepoids.

En fait, le contrepoids est une fausse bonne idée pour les raisons suivantes !
Sa conception et sa construction occasionne une perte de temps non négligeable.
Plus les cordes sont longues et nombreuses, plus cela lui rajoute du poids supplémentaire à tirer.
La gestion du passage des nœuds de raccordement  sur les rondins n’est pas évidente.
Son réarmement impose de perdre plus d’énergie et de temps que si on avait tiré directement les poutres sans contrepoids.
Le réarmement du contrepoids nécessite aussi d’enrouler et de bloquer les cordes pour qu’elles restent tendues.
Son démontage en fin de chantier occasionne aussi une perte de temps.

Pour qu’un contrepoids ait un intérêt au niveau de la construction, il faut que son réarmement soit rapide et moins énergivore que sa descente. Or en ce qui concerne le contrepoids de la rampe du port, c’est loin d’être le cas !

Le plus amusant c’est qu’à aucun moment Jean-Pierre Houdin n’imagine que  les constructeurs auraient pu penser à utiliser des bœufs attelés pour tirer leurs traineaux.

Ils les utilisaient pourtant pour tirer les charrues mais on ne sait pour quelle raison, dès qu’il s’agit de la grande pyramide, Houdin  s’acharne à vouloir uniquement des hommes aidés par un contrepoids.

Le hissage des poutres jusqu’au niveau bas de la chambre du roi

Pour hisser les poutres et tous les blocs de granite nécessaire à la création de la chambre du roi, Jean-Pierre Houdin qui a décidé que la grande galerie  servait obligatoirement à la course d’un contrepoids, utilise ce dernier pour tirer cette fois ci, en biais sur les cordages.

Mais rassurez vous, il a prévu un guide cordes pour ne pas qu’elles se resserrent les unes contre les autres. Evidemment , il y a des nœuds sur les cordes qui ne vont pas aimer ça !
Les sept cordes ne font que 450 m chacune et le contrepoids impose un réarmement quasi-impossible vu l’étroitesse de la grande galerie mais peu importe puisque le système fonctionne parfaitement en image de synthèse.

À ce stade de la construction, il est prévu une aire de stockage qui interrompt la rampe interne ainsi que  l’alignement de la façade. Ne perdez pas de vue que l’interruption de la rampe interne n’implique pas une interruption de la pente entre les deux extrémités ouvertes de la rampe interne .
Cette fois-ci on dirait bien que les constructeurs sont capables de tirer les poutres sur cette aire de stockage sans l’aide d’un contrepoids.
Maintenant essayez d’imaginer comment on va pouvoir après coup, reboucher le décaissé de l’aire de stockage en amenant les pierres par la rampe interne. Pas évident du tout car une fois la partie inférieure de la rampe réalisée, il n’y a plus d’accès possible. Il faut donc redescendre des pierres par la rampe qui montait au niveau supérieur tout en se rappelant que chaque couche de pierres a une hauteur spécifique.

Et voici maintenant “l’ingénieux” système  pour hisser les cinq niveaux de  poutres qui coiffent la chambre du roi . D’abord, Il faut  amener des blocs de pierres qui en descendant, vont réarmer le contrepoids. Ensuite on décharge les blocs et on met une poutre , on décharge la poutre mais on ne peut pas la mettre tout de suite en place car on est gênés par les cordages.

Pendant ce temps la, on remonte les blocs qui vont servir une nouvelle fois pour réarmer le contrepoids et ainsi de suite.

Peu importe si la grande galerie est trop basse et que les cordages doivent presque faire deux coudes à 90°. Cette image montre seulement deux niveaux de poutres. Imaginez ce que ça va donner avec cinq niveaux + les chevrons calcaires.

Il était pourtant si simple de se servir de la façade extérieure pour y faire descendre des cordes sur lesquelles sont accrochés des sacs de sable servant de contrepoids. Et en plus les poutres auraient été amenées au plus près de la partie à couvrir.

Oui mais dans ce cas là , à quoi servirait la grande galerie ?  La réponse est la :

L’entrée de la rampe interne sur la face sud

S’il y a bien une trace de l’existence d’une quelconque rampe interne dans cette pyramide, c’est dans le coin est de  la face sud qu’il faut la chercher. En effet à cet endroit, le haut des deux sorties en encorbellement sont justes cachées par un bloc de façade . Et ça tombe bien car comme les blocs de façade ont été enlevés à cet endroit, on devrait facilement apercevoir les encorbellements.

Voici l’endroit ! Merci  Google Street View ! Aucun encorbellement , aucun bloc formant linteau.
Maintenant , en ce qui concerne le reste de la rampe interne, cette analyse critique est toujours d’actualité.

Conclusion

Très belle animation montrant malheureusement un principe de construction qui ne risque pas de fonctionner.
La leçon à en tirer c’est que ce n’est pas parce qu’une vidéo est très bien réalisée que  cela  fonctionne ! La preuve avec cet autre principe de construction qui ne risque pas de fonctionner pour la grande pyramide( du fait de la pression de l’eau et des problèmes d’étanchéité) mais qui pourtant bénéficie d’une très belle vidéo de présentation.

Pour aller plus loin et pour se rapprocher au plus près de la vérité, je vous conseille de regarder les vidéos suivantes.

 

 

 

À propos de la sape du calife AL MAMUN !

Vous vous demandez pourquoi la sape d’AL MAMUN tourne pile à l’endroit qu’il faut pour rejoindre les 3 bouchons de granite du couloir ascendant ?

La réponse est dans cette vidéo.

À propos du passage entre la grande galerie et la chambre de Davison

Cet article est complémentaire à celui concernant la soupape de sécurité où je mentionnais:  “Pour la plupart des égyptologues et chercheurs passionnés par la grande pyramide, le passage qui a été creusé entre la grande galerie et la chambre de Davison ( située entre les deux traits rouges)  est la preuve formelle que les constructeurs ont voulu vérifier la fissuration des poutres du plafond de la chambre du roi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait  et c’est pour cela qu’ils ne cherchent pas plus loin,
ils n’ont que cette explication pour tenter d’expliquer l’origine de ce passage autrement qu’en étant forcés d’adopter ma théorie.

Je vous rappelle que dans ma théorie, le rôle de ce passage est de protéger une chambre secrète de la fuite éventuelle d’un des joints du plafond de la chambre du roi.

 

En dehors du fait que cette idée d’aller vérifier la fissuration des poutres n’explique en rien la présence de joints bourrés entre les poutres du  plafond de la chambre de Davison , ni comment ils ont fait pour aller faire les joints s’ils n’avaient pas un passage pour sortir, nous allons voir que d’autres éléments viennent contredire l’idée d’un passage crée après la découverte de fissures.

Remettons nous dans le contexte de l’époque vu par les égyptologues.

D’après Gilles Dormion dans son livre “La chambre de Cheops”, la grande pyramide est presque terminée quand des ouvriers censés se trouver à l’intérieur d’elle, entendent un grand CRACK ! Les poutres du plafond de la chambre du roi viennent de se fissurer coté sud.

 

 

 

 

 

 

 

Afin d’aller vérifier si elles sont aussi fissurées coté nord, l’architecte ordonne de creuser un tunnel allant de la grande galerie à la chambre de Davison.
Pour la décision, c’est facile mais pour la réalisation c’est autre  chose.
À ce stade, les égyptologues oublient volontairement de se poser deux questions :

1- Quel est l’intérêt d’aller voir au-dessus ?
Car qu’on y aille ou pas, compte tenu de l’avancée des travaux, c’est irréparable ! Nous le savons et les constructeurs encore plus que nous. Alors pourquoi prendraient-ils une décision idiote ? Il ne suffit pas de décréter que le passage a été réalisé pour aller vérifier la fissuration des poutres pour en faire une vérité scientifique et ceci d’autant plus que les constructeurs n’ont pas jugé bon d’aller voir au-dessus et qu’il n’a pas été rebouché après la vérification.
2- Ce tunnel compte tenue de sa section d’environ 60cm x 60 cm est-il vraiment réalisable après coup ?
Cette question, ils ne se la posent pas puisque comme le passage existe actuellement, c’est qu’il a forcement été réalisé ! Dans ma théorie, ce passage a été creusé à ciel ouvert dans des blocs déjà mis en place puis recouvert par des blocs linteaux. Dans la leur, il a été creusé dans des blocs déjà mis en place et dans les conditions d’éclairage de l’époque ( lampe à huile).

L’entrée du passage se trouve en haut de la grande galerie , à environ huit mètres du sol.

Un tailleur de pierre commence donc par buriner ce qui deviendra plus tard l’entrée que l’on voit sur cette photographie.  Jusqu’à là, c’est facile puisqu’on peut mettre un échafaudage et quelques lampes à huile pour y voir clair.
C’est ensuite que cela se complique !
Regardez bien le gars sur cette photographie prise dans le passage en question, il ne peut marcher qu’a quatre pattes.  Rajoutez lui un burin dans la main gauche,  un maillet dans la main droite et une lampe à huile pour l’éclairage. Il fait comment le gars pour creuser ?
S’il lève les mains, toute la partie avant de son corps ne sera pas maintenue et où met-il la lampe à huile pour ne pas se bruler ?

Admettons que le problème du déséquilibre soit résolu en employant des enfants de huit ans ou des nains qui peuvent s’assoir dans le couloir, il reste a régler le problème de la consommation en oxygène de la lampe dans un espace réduit.  Il faut aussi ne pas se bruler et éviter que les gravats dégagés ne tombent sur la lampe a huile. Et pour l’évacuation des gravats, bonjour le nombre d’aller et retour.

On avance, on avance….. en creusant dans des blocs qui ont été mis en place sans savoir qu’un tunnel devrait être percé plus tard au travers d’eux.

Et voilà le beau travail final suivi d’une belle question que les égyptologues ont encore oublié de se poser.

Comment se fait-il qu’on ne voit aucun joints parallèles au couloir, ni au sol ni au plafond ?
Les blocs étant posés en quinconce, qu’elle est la probabilité de ne rencontrer aucun joint parallèle au couloir si l’on creuse un tunnel après coup dedans ?
Et comment expliquer la présence de coups de burin verticaux et de joints mur-pierre de couverture clairement visibles ?
Ajoutons une dernière question aux égyptologues :

Pourquoi l’entrée du passage en haut de la grande galerie n’a t’elle pas été rebouchée après coup ? 

Un simple placage en pierre aurait suffit pour faire disparaitre cette entrée.  Evidement dans ma théorie, il y a tout intérêt a ne pas obstruer la sortie de la soupape de sécurité mais dans la théorie des égyptologues, ce n’est pas le cas !

J’invite au passage ( c’est le cas de le dire )  les égyptologues qui persisteraient à croire au tunnel de vérification de la fissuration, à se munir d’un burin , d’un maillet et d’une petite bougie ( pour simuler la lampe à huile )  et à me montrer vidéo à l’appui, la position qu’ils adoptent pour creuser un tunnel de 60cmx60cm. Le tunnel peut-être simulé par une caisse en carton.

Après la lecture de cet article, l’heure du choix s’impose :
Soit dire comme tout le monde que le passage a été crée après coup pour aller vérifier la fissuration des poutres, ce qui n’avait strictement aucun intérêt car c’était irréparable et cela n’expliques pas :
1- Pourquoi le passage n’a pas été rebouché ?
2- Pourquoi ils ne sont pas allés voir plus haut ?
3- Pourquoi il y a des joints bourrés entre les poutres de la chambre de Davison  ? ( qui à eux seuls rendaient obligatoire l’existence d’un passage pour sortir après avoir finalisé le dernier joint )
4 – Comment ils ont fait pour n’avoir aucun joint parallèle au couloir , au sol ou au plafond en creusant dans des blocs déjà mis en place ?
5- Comment ils ont fait pour creuser un passage aussi étroit dans un endroit mal ventilé et avec des  lampes à huile comme source d’éclairage ?

Soit penser comme moi, que le passage faisait parti du plan initial de la grande pyramide et qu’il sert de soupape de sécurité mais dans ce cas là, adieu l’idée du tombeau dans la chambre du roi et vive ma théorie qui explique très facilement les 5 points ci-dessus.

Pour aller plus loin, lisez cet article.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

 

Grande pyramide et “théorie” de Jérôme Maury

Alors celui-là, il est hors concours ou au minimum champion du monde de la catégorie pyramidiots. Nous allons voir ensemble pourquoi 🙂 Malgré son air très sympahique, il justifie la célèbre phrase prononcée dans les tontons flingueurs ” Les cons çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait”.

Je vous passe le début de la conférence pour arriver au vif du sujet qui concerne le fonctionnement de  l’architecture interne de la grande pyramide. Commencez à l’écouter ( le subir plutôt ) à partir de 50.50 minutes

Allez hop c’est parti pour le gros délire.
1– 53.10 Contrairement à ce qu’il dit , ce n’est pas Khéops qui a donné son nom à la chambre de la reine et cette chambre n’a d’ailleurs  jamais été destinée à recevoir la reine.
2-54.24 il est prouvé scientifiquement que l’idée de pompe à bélier hydraulique ne peut fonctionner dans cette pyramide mais lui fait de la connerie d’un autre, le point de départ de sa propre théorie. Voir cet article pour les explications.
3-55.07 Il se sert en plus pour “ça fonctionne” d’un puit vertical qui n’existait pas du temps des constructeurs de la grande pyramide puisque ce puits de 11.60 m a été creusé en 1837 par John Shae Perring et Howard Vyse.
4-55.22  “Cette forme génère une circulation de l’eau et avec un phénomène de coup de bélier crée cette aspiration”  encore un qui a tout compris au principe de la pompe à bélier car le coup de bélier est fait pour refouler l’eau et non pour l’aspirer .. et puis un coup de bélier dans une chambre souterraine en cul de sac, munie d’une réserve d’air en plafond, je demande à voir 🙂
5-57.00 “Pour moi ce mur d’enceinte servait a retenir l’eau au pied de la pyramide pour pouvoir être dynamisée par l’onde de forme.” C’est intéressant ça parce que jusqu’ici, les ondes de forme sont censées être dans la pyramide et non à l’extérieur 🙂
Résumons nous , jusqu’ici  il a pris l’eau du  nil pour la monter dans la pyramide avec une pompe à bélier alors qu’il suffisait de la mettre autour pour qu’elle soit dynamisée par l’onde de forme, Tout ça pour la redescendre ensuite au niveau du nil pour arroser les cultures avec de l’eau énergisée. Je me demande pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt 🙂

6-58.48 ” Vous voyez ici cette canalisation” .. perso je n’ai jamais vu de canalisation sur aucun plan ou photographies de cet endroit, même celui qu’il montre ou il ne s’agit que de deux griffes parallèles.

7-59.50 “Je ne sais pas pourquoi il y a cette marche alors moi je me suis dit que c’était un très bon moyen d’aller  déverser l’eau dans la chambre médiane et de retenir l’eau au sol dans cette chambre.”

“Alors pourquoi je me suis dit que c’était une chambre d’évaporation,  parce que les premiers explorateurs qui sont rentrés dans cette chambre, ils  ont remarqué une chose assez surprenante dans cette chambre, c’est que tous les murs étaient incrustés de sel. Il y avait une incrustation de sel de plusieurs millimètres voire plusieurs centimètres. Non naturel donc c’est comme si que de l’eau, en l’occurrence salée c’était évaporée dans cette pièce.”

J’ai retrouvé la source de cette information (voir page 633). L’auteur décrit la chambre en calcaire comme étant en granite de même nature que celui de la chambre du roi, alors autant dire qu’il n’est pas resté longtemps dans la chambre en question 🙂

À propos  du sel retrouvé sur les murs , il s’agit en fait de sel Natron et non de sel de mer. Si de l’eau salée avait été retenue dans le décaissé lié à la marche de la chambre de la reine, une fois l’eau évaporée, le sel aurait été visible uniquement dans ce décaissé et non sur les murs. À moins que notre pyramidiot pense que le sel s’évapore et se dépose sur les murs.
De ce constat, on peut juste en déduire que la chambre était humide ( donc mauvaise évaporation )  et que cette humidité permanente a la propriété de faire ressortir le sel Natron des blocs de calcaire.

Bon , on va peut-être arrêter là, vu que cela serait trop d’honneur de lui consacrer mon dimanche. Je vous laisse écouter la suite où il n’arrête pas de se contredire.
Un coup le surplus d’eau sort par la descenderie , ensuite par l’entrée réelle et ensuite il y a aussi une version ou elle sort par la sape d’Al Mamoun 🙂 de la folie pure ! Il installe même des capteurs de niveau et un régulateur d’eau dans la niche de la chambre de la reine. Et la grande galerie, bon sang mais c’est bien sur, une chambre de condensation 🙂

Résumé de cette “théorie” ou plutôt de cette débilité.

L’énergie solaire dilate le calcaire de la grande pyramide au point que celui-ci comprime les poutres en granite situées au-dessus de la chambre du roi.

( Cette connerie là, c’est Jacques Grimault qui lui a chié dans le cerveau. C’est totalement impossible compte tenu de l’épaisseur de calcaire entre la façade et les poutres mais bon 🙂 et que penser du dernier niveau de poutres situé entre les chevrons ? Il va être dur à comprimer celui là )

Le granite c’est bien connu, contient des grains de quartz qui ont une propriété piézo-électrique. Cela suffit pour accumuler assez d’électricité pour faire fonctionner une pompe à vide située dans le sarcophage. Et si cela ne produit pas assez d’électricité , la nuit par exemple, on peut brancher la pompe à vide sur l’arche d’alliance 🙂

(Le granite a aussi des propriétés radioactives, cela n’en fait pas pour autant, une centrale nucléaire. Il aurait du oser le coup de la centrale nucléaire comme ça il aurait eu de l’électricité jour et nuit sans la voler à Dieu. Je vais finir par me demander si sa boite crânienne n’est pas restée trop près de la pompe à vide !)

Grâce à la pompe à vide qui refoule l’air dans les conduits d’aération, on aspire l’air de la grande galerie pour faire chuter la pression et faire bouillir l’eau située dans la chambre de la reine à température ambiante. Quand ça bout , on ferme les herses et on laisse la vapeur se condenser en eau dans la grande galerie. Tout ça pour la récupérer ensuite (imbibée de sel Natron) au niveau de la sape d’Al Mamoun et s’en servir pour arroser les cultures avec de l’eau énergisée.
Ensuite on réouvre les trois herses (de 2.5 tonnes chacune) , on remet de l’eau dans le décaissé de la chambre de la reine grâce à la pompe à bélier hydraulique située dans la chambre souterraine et le cycle recommence.

( C’est super, on met de l’eau dans la chambre de la reine pour qu’elle s’évapore puis qu’elle se condense pour redonner de l’eau et en plus , il faut construire une pyramide géante et se servir de l’arche d’alliance pour  arriver à transformer l’eau en eau. Jérôme, sais tu que plus tard, Jésus Christ a réussi à transformer l’eau en vin sans pyramide 🙂

À noter  au passage, l’utilisation sans autorisation d’un des dessins que j’avais fait pour ma théorie et où l’on se demande bien ce que l’indication ‘Plancher de charge du couvercle” vient faire dans sa théorie à lui puisque pour lui, la chambre du roi ne contient qu’une pompe à vide 🙂

Euh … c’était une conférence ou un diner de cons, parce que si c’était un diner de cons, ils ont du bien se marrer 🙂

 

Enfin moi ce que j’en dis, c’est que plutôt que de perdre votre temps avec ce genre de “théorie”, vous feriez mieux de m’écouter.

Jérôme Maury ayant publié une réponse à mes propos sur YouTube , je vous en fait profiter.

Je lui ai répondu en commentaire sous sa vidéo.

Grande pyramide et pompe à bélier hydraulique

À propos de la “théorie” qui veut faire passer la pyramide pour une pompe à bélier hydraulique et dont vous pouvez retrouver tout un tas d’épisodes sur YouTube.

Que faut-il en penser ?

Crédible ou pas ?

Dans ses huit vidéos, l’auteur se sert de sa maquette, soit pour faire ressortir de l’eau par les conduits de la chambre de la reine, soit pour pousser des blocs de calcaire un par un dans la grande galerie.

En dehors du fait que les conduits de la chambre de la reine s’arrêtaient quinze mètres avant la façade  et que cela n’aurait absolument aucune utilité de faire ressortir l’eau en façade par les conduits nord et sud de la chambre du roi, voici un petit debunkage de cette théorie en trois points principaux.

1ère arnaque intellectuelle : Le  niveau du nil

L’auteur prend l’eau dans un pot de fleur simulant le nil en crue , eau dont le niveau est égal au niveau zéro de la grande pyramide. En fait quand on veut siphonner un récipient, il faut respecter scrupuleusement deux règles.
1- Le niveau de sortie de l’écoulement (2) doit être inférieur au niveau d’entrée de l’eau (1).
2- La hauteur d’aspiration ( distance entre le niveau de l’eau  (1) et l’entrée de la pyramide ne soit pas dépasser sept à huit mètres.
La vidéo ci-dessous vous expliquera pourquoi.

Il faut savoir que l’entrée de la grande pyramide se situe à environ +17 m du niveau du dallage extérieur soit 10 m plus haut que ce qu’il faudrait pour pouvoir aspirer de l’eau dans un bassin situé au niveau du dallage.
De plus, pour être scientifiquement crédible, comme sa maquette est à une échelle réduite , il aurait du réduire en proportion,  la pression atmosphérique qui s’exerce sur l’eau du pot de fleur. ( ça c’est une grosse erreur scientifique, volontaire ou pas qui fausse complètement le résultat observable)

Comme vous pouvez le remarquer sur cette ancienne photographie d’une des crues du nil, la grande pyramide est posée sur un plateau rocheux en calcaire qui se situe bien au-dessus du niveau du nil.

Pour vérifier la différence de niveau entre le nil et le plateau, j’ai utilisé un outil online qui donne les cotes d’altimétrie du relief à un ou deux mètres près.

Le plateau ( dallage externe de la pyramide devant son entrée ) est à +61 m du niveau de la mer et le nil à +20 m, soit une différence de 41 m. Et comme l’entrée est à +17m du dallage, il y a donc une différence de niveau de 58 m entre l’entrée de la pyramide et le nil.

Il faut aussi prendre en compte le fait que la chambre souterraine est à -30 m du dallage externe donc à  11 m au-dessus du niveau du nil. ( Rappelez vous que le point d’aspiration doit obligatoirement être plus haut que le point de sortie de l’eau pour que cela fonctionne or dans la réalité, visiblement, ce n’est pas le cas) .
On va être gentil , admettons que malgré l’absence d’un véritable  courant d’eau dans les zones inondées, ils aient mis une pompe à bélier hydraulique au niveau du nil pour remonter l’eau jusqu’à  une grande cuve posée sur le dallage de la grande pyramide et dont le niveau de l’eau serait à moins de sept mètres de hauteur de l’entrée.
Reste à savoir comment ils auraient réalisé le tuyau qui va du bassin à l’entrée 🙂 Et ne me répondez pas .. “avec le même tuyau que celui qui a permis de remonter l’eau du nil jusqu’au plateau” ..par pitié 🙂

2 ème arnaque intellectuelle : Le coup de la nappe phréatique dans la chambre souterraine

Si l’auteur des vidéos argumentant en faveur de la pompe à bélier avait simplement pris le temps d’ouvrir Wikipédia , il aurait pu y lire que le puits de 11.60 m de profondeur creusé dans le sol de la chambre souterraine  est l’oeuvre de John Shae Perring  et Howard Vyse dans le cours de l’année 1837 et non l’oeuvre des bâtisseurs.

Rappelez vous que la chambre souterraine est située 11m au-dessus de la crue du nil. Le puits arrive donc un peu plus bas que le niveau du nil et pourtant, depuis 1837, il ne s’est jamais rempli d’eau.

La raison est toute simple, sous la pyramide, le calcaire du plateau de Gizeh est une roche étanche et non une roche poreuse permettant l’existence d’une nappe phréatique.

Regardez attentivement ses vidéos.  À chaque fois qu’il veut faire fonctionner le clapet, il est obligé d’ouvrir le bas du tuyau (situé au niveau de la chambre souterraine) pour que l’eau s’écoule et puisse ainsi permettre les coups de bélier. Pas d’écoulement = pas de coup de bélier or dans la réalité , la chambre souterraine est un cul de sac parfaitement étanche. Dès qu’elle serait remplie, elle ferait office de bouchon et empêcherait l’écoulement de l’eau dans la descenderie.

Et même en admettant (pour lui faire plaisir) qu’une éventuelle nappe phréatique existe, son débit d’absorption ne permettrait en aucun cas à l’eau de couler assez vite pour produire des coups de bélier.

3 ème arnaque intellectuelle : Le clapet au niveau des trois bouchons de granite

Je  serais vraiment curieux de voir les plans du clapet en question réalisé avec les matériaux de l’époque mais le plus amusant c’est qu’a l’embranchement prévu pour celui-ci , on trouve actuellement trois bouchons de granite.
Or si vous lisez cette page, il y a plus qu’une très grande probabilité pour que les trois bouchons de granite aient été mis là où on les a trouvés, dès l’origine de la construction.

Conclusion
Elle rime avec théorie bidon. J’ai du mal à comprendre quel est le but recherché par celui qui met en ligne ce genre de vidéo attrape gogos ?
Et pourtant ça marche si l’on en juge par certains commentaires comme celui-ci  :

D’une lucidité et simplicité implacable, comme d’hab! bref merci! juste un truc mettre le tuyau du bas à 90% dans le vrai puits:) Et la chambre de la reine pouvait être imperméable avec un enduit en chaux! Facile à faire avec du calcaire! Merci encore!

Et après tout ça, que dire du système pousse pierre dans la grande galerie qui en plus ralentirait considérablement le temps prévu pour la construction de la pyramide ?

Uniquement me rappeler de la formule “Un con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres”. 

Désespérant !
Enfin moi ce que j’en dis, c’est que plutôt que de perdre votre temps avec ce genre de théorie, vous feriez mieux d’aller voir la mienne.

 

 

À propos du gros linteau situé au-dessus de l’entrée de la chambre dite “du roi”

Vous l’avez sans doute remarqué, l’entrée de la chambre dite “du roi” est surplombée par un énorme linteau en granite  lui même surplombé par une longue poutre linteau alors que celle dite “de la reine” n’a qu’un petit linteau en calcaire surmonté de deux autres petits linteaux calcaires. Pourquoi une telle différence de conception entre les deux chambres ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans notre théorie, la chambre dite “du roi” est destinée à être remplie d’eau à l’aide de ses conduits. Or du fait de la hauteur de colonne d’eau possible dans les conduits, la pression dans la chambre variera entre 3.9 bars au sol et 3.4 bars au plafond.

Cette pression importante est sans effet sur les murs sud, est et ouest car ils sont maintenus par la masse des pierres de la pyramide mais elle repousserait sans problème des pierres situées sur le mur nord devant le vide de l’antichambre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La solution retenue par les constructeurs pour contrer les effets de la pression hydrostatique au niveau du vide de l’antichambre a été de poser deux énormes linteaux de 1.28m de profondeur chacun (en jaune), l’un derrière l’autre  pour renvoyer les effets de la pression de l’eau de chaque coté des murs de l’antichambre.

Encore un dispositif technique qui fout bien en l’air l’hypothèse “tombeau” de cette chambre et qui accrédite d’autant plus le fait que la chambre dite “du roi” a été spécialement conçue pour recevoir de l’eau.

Mais me direz-vous, la chambre de la reine ayant servie de chambre de test ou de fermeture a aussi contenue de l’eau et n’a pas pour autant de gros linteau ! Normal , il n’y a pas d’antichambre derrière l’entrée de la chambre donc aucun risque que les pierres soient repoussées du fait de la pression.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

 

 

 

 

La raison d’être de la grande galerie


Pour la plupart des égyptologues, la raison d’être de la grande galerie reste un mystère.  Un vide de 47 mètres de long par 8.60m de hauteur. Une largeur de 2.10m ( 4 coudées) en partie basse et de 1.05m (2 coudées) en partie haute. 7 encorbellements , 36 poutres de couverture. Du jamais vu nul par ailleurs qu’en plein cœur de la grande pyramide.

Nous allons voir que dans notre théorie, la raison d’être et la forme de cette grande galerie s’expliquent très facilement et qu’en plus, ils ne pouvaient pas faire autrement.

Voici la liste de ces six fonctions.

1 – Permettre l’évacuation des 270 m3 d’eau contenus dans la chambre dite “du roi” et nécessaires pour faire fonctionner le mécanisme hydraulique.
C’est pour cette raison que le bas de la grande galerie a exactement la même forme que celle d’un égout en pente.

Une cunette centrale et deux banquettes latérale. Le schéma type d’un égout classique comme sur cette photographie.

2- Permettre le raccordement à l’évacuation en provenance de la grotte et l’envoi d’une partie de l’eau dans le couloir ascendant pour repousser les bouchons de granite.

Le raccordement à cette évacuation détermine son point bas. 

3- Permettre l’évacuation de l’eau en provenance de la soupape de sécurité.

Le raccordement à cette évacuation détermine son point haut ainsi que la largeur de son plafond pour qu’un homme puisse y rentrer et en sortir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir l’explication concernant la soupape de sécurité.

4- Permettre de supporter le couloir d’accès à la chambre secrète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La largeur standard d’un couloir étant de deux coudées, cela conditionnait aussi la largeur du plafond de la grande galerie.

Les blocs de couverture de la grande galerie servent à la fois de butons et de sol du couloir secret.

5- Permettre un passage d’homme entre le couloir secret et la grande galerie.

Il semblerait que la pierre située en haut du bas de la grande galerie n’ait pas pu être repoussée complètement. Cet éventuel passage n’est pas une certitude mais une bonne piste a explorer car le bloc en question est couvert par une poutre qui fait linteau.

6- Permettre l’économie du volume de pierres non posées grâce à cette grande galerie.

 Mine de rien c’est une sacrée économie.

La prise en compte de ces six fonctions lors du chantier de la grande pyramide imposait forcement l’existence d’une grande galerie et conditionnait aussi sa longueur et sa forme. Rien de mystérieux donc à partir du moment ou l’on s’écarte de la théorie officielle.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

 

À propos de la cavité d’environ 30m de longueur détectée par la mission Scan Pyramids

La première annonce sensationnelle faite par la mission Scan Pyramids m’avait laissé pantois ! Une erreur d’interprétation aussi grossière de la part de scientifiques censés être la crème de la crème dans leurs domaines respectifs ne présageait rien de bon en ce qui concerne les conclusions de la mission.

Pour l’infrarouge, c’était raté pour l’anomalie thermique de la face est, mais aussi surtout pour  Jean-Pierre Houdin et Dassault Systèmes qui ont vraiment du être déçus de n’avoir  trouvé aucune trace de leur fameuse rampe interne.

Restait donc les muons, et la , j’avais bon espoir pour avoir échangé quelques mails avec Sébastien Procureur afin de lui expliquer ou il fallait pointer ces instruments détecteurs de muons  pour avoir le plus de chance de détecter le vide lié à la chambre secrète.

Je lui ai même offert en pièce jointe, mon étude sur les cinq plafonds ainsi que celle sur la position de la chambre secrète. Il ne pouvait pas la rater sauf bien sur s’il pointait ses instruments sur la face est.

Dans ce cas, le vide de la chambre secrète serait masqué par le vide lié à la présence de la chambre du roi et ceux de la rehausse des chevrons.

Suite à cela , il s’est avéré que leurs instruments placés à l’extérieur de la grande pyramide, n’étaient pas assez sensibles pour radiographier la pyramide en profondeur. Le temps de pose aurait été trop long. Ils se sont donc concentrés sur les arêtes, la ou il y avait moins de matière à transpercer et on découvert une nouvelle petite chambre sur l’arête nord-est un peu au-dessus d’une autre cavité connue.

De son coté, et c’est déjà pas si mal, l’équipe japonaise de la mission et qui travaillait avec des plaques à muons,  a découvert l’entrée du couloir qui mène à la chambre secrète et qui est située juste sous les chevrons de l’entrée principale comme je l’expliquais dans cette vidéo qui date de 2014.

Suite à la découverte de l’amorce du couloir, juste sous les chevrons de l’entrée, j’ai tenté de recontacter plusieurs  fois Sébastien Procureur par mail mais pas de réponse.

C’est donc avec surprise que le premier novembre 2017, j’ai appris qu’un vide de 30 m de long avait été détecté au-dessus du niveau de la grande galerie.

Là,  c’est une bonne nouvelle car ce vide est situé sensiblement au même niveau que celui où je situe la chambre secrète.

J’ai toujours dit qu’a ce niveau, il y avait une chambre à l’endroit indiqué mais que celle-ci pouvait communiquer ensuite avec d’autres chambres. La grande pyramide a un volume plus que suffisant pour cela.

Je ne vois pas au travers les murs mais compte tenu que la chambre secrète est décalée vers le sud , il y a forcement plus de place vers le nord pour y aligner une suite de chambres ou une chambre longue.

Et comme toute leur architecture interne est orientée nord-sud , s’il y a une grande cavité liée à d’autres chambres, elle ne pouvait être qu’a l’endroit où la mission Scan Pyramids l’a repérée.

Bref ce vide, si il existe vraiment,  ne remet pas en cause ma théorie. Bien au contraire, il ne fait qu’apporter de l’eau à son moulin et rend encore plus logique l’existence d’un couloir qui passe au-dessus de la grande galerie pour y accéder.

Il est d’ailleurs amusant d’entendre les égyptologues et les experts de la mission Scan Pyramids se poser la question: Mais comment fait-on pour y accéder ?

J’ai presque envie de leur répondre, lisez mon livre et vous saurez.

Franchement, ils ont l’amorce d’un couloir derrière les chevrons de l’entrée, ils savent que le plafond de la grande galerie est plat au lieu de se terminer en pointe, qu’il fait exactement la largeur d’un couloir et ils se posent la question ?

Un autre point positif est que maintenant, ils vont mettre des plaques à muons dans la chambre du roi, voire dans les chambres au-dessus de celle du roi alors cette fois-ci, espérons qu’ils ne ratent pas le vide lié à la chambre secrète. Qu’on en termine bordel ! 🙂

Pyramidologie : Apprenez à développer votre esprit critique !

 Sur Facebook, on peut trouver une page en hommage à un certain François Dupuy-Pacherand. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le gars sur lequel Jacques Grimault a plagié l’essentiel de son “travail mathématique” sur la grande pyramide.
Nous avons choisi cet exemple car il est assez parlant en ce qui concerne l’arnaque intellectuelle basée sur des calculs mathématiques.

Tout commence par une image censée montrer la toute puissance du raisonnement  mathématique des bâtisseurs. L’auteur de la page en question (un Gripoo * ) ayant insisté lourdement pour que nous n’utilisions  pas ses images sur notre site , nous avons résumé son travail en deux images de meilleure qualité.

(*) Le Gripoo est un adorateur de Grimault et Pooyard suite au film “La révélation des pyramides”.

terre horizon

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Sur son site il est aussi fait les affirmations suivantes :

Sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures soit 43200 secondes.

Si l’on suit la logique des bâtisseurs qui indique une égalité entre les mètres et les secondes, nous nous apercevons que 271433 secondes est égal à 3.15159653 jours soit PI parfait !

Ainsi que le remerciement :

Merci Monsieur Dupuy-Pacherand

Qu’essaye-t-on de nous faire gober ?

1 – Que si l’on se positionne au sommet de la grande pyramide, la distance du sommet jusqu’à  l’horizon sera un cercle de 43200 mètres de rayon.

2- Que si l’on remplace le rayon en mètres par des secondes , on obtient un cercle de circonférence valant exactement  PI  exprimé en jours.

3- Que sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures.

4- Que les constructeurs connaissaient le mètre car ce genre d’analogie avec les secondes ne marche pas avec les coudées.

5- Que la logique des bâtisseurs indique une égalité entre les mètres et les secondes.

6 – Qu’il est bon de remercier Monsieur Dupuy- Pacherand pour cette découverte.

Vérifions donc cette fabuleuse découverte en activant notre esprit critique !

1 – Calcul de la distance de l’horizon ?

La formule est disponible sur cette page web

R = rayon moyen de la Terre = 6 371 000 m
h = hauteur de l’observation = 280 coudées soit  146.61m avec une coudée royale= π/6 en mètre
D = distance de l’horizon =  √ (2hR + h2)

  Ce qui nous fait D = 43221 mètres et non 43200 mais admettons que leurs calculs n’étaient pas aussi précis que les nôtres et qu’ils ont trouvé 43200 mètres pour que ça colle plus tard avec le nombre de secondes dans une demi-journée.
Ca commence bien et pourtant c’est complètement faux car la distance de 43200 mètres n’est valable que si la base de la pyramide est au niveau zéro or ce n’est pas le cas sur place du fait que la grande pyramide est construite sur un plateau calcaire, en l’occurrence le plateau de Gizeh.
Il y a donc lieu de prendre en compte la hauteur de ce plateau dans le calcul si l’on veut connaître la véritable distance de la ligne d’horizon.

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Et compte tenu de la hauteur du plateau en question, on ne risque pas de tomber sur 43200 mètres.

2- Incroyable un rayon de 43200 secondes correspond à une circonférence égale au nombre PI en jours !

  Ce qui serait incroyable ca serait surtout que le rayon de 43200 secondes ne correspondent pas au niveau de la circonférence à PI exprimé en jours 🙂
Regardez bien l’astuce 12h = 43200 secondes or 12h c’est aussi une demi-journée.  Si l’on prend comme rayon du cercle une demi-journée , le diamètre du cercle sera de une journée et sa circonférence forcement de 3.14159.. jours.
1 x 3.14 =3.14 .. incroyable 🙂
Mais le pyramidiot attire votre attention sur les 43200 m du rayon pour s’étonner ensuite que le nombre de secondes de la circonférence = PI en jours.
Ca mérite deux baffes !  Heureusement qu’il est mort celui là mais Jacques Grimault risque bien de nous la ressortir.

3 -Sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures.

 Oui mais seulement deux fois par an aux équinoxes de printemps et d’automne. Le reste du temps la durée des jours et des nuits varie. Une telle ignorance surprend !

4 – Les bâtisseurs connaissaient le mètre.

 Le sujet a déjà été débattu ici.  Le mètre a été défini le 26 mars 1791 par l’Académie des sciences comme étant le dix-millionième de la distance pour aller par le plus court chemin d’un pôle à un point donné de l’équateur.

5 – La logique des bâtisseurs indique une égalité entre les mètres et les secondes.

  Non c’est seulement la logique des pyramidiots qui indique ce genre d’égalité débile ! Méfiez vous de ceux qui confondent Maitre, mètre et “je vais vous la mettre”. Franchement vous imaginez les bâtisseurs définir la hauteur de la grande pyramide en coudée de telle sorte qu’une fois la distance de la ligne d’horizon transformée en mètres puis en secondes, donne une demi-journée ? Et le tout histoire de se servir de ce rayon en secondes pour exprimer PI en jours ?

6 – Merci Monsieur Dupuy-Pacherand

Oui merci pour votre ignorance qui nous a fait sourire 🙂

Conclusion

Comme vous avez pu le constater, ce n’est pas vraiment difficile de contrer les dires d’un pyramidiot, il suffit simplement d’être un peu moins con que lui pour y arriver.