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Chambres de décharge ou plafonds de charge ?


Pyramide de Cheops: A quoi servaient les 5… par superlutin93

 Dans leurs théories, Jean-Pierre Houdin ou Pierre Crozat nous expliquent que les constructeurs de la pyramide de Chéops ont réalisé la grande galerie dans le but de faire circuler le contrepoids nécessaire à l’acheminement des poutres de granite des 5 plafonds de la chambre du roi.

 Si c’est vrai, cela démontre une belle anticipation de la part des constructeurs et que tout a été calculé avec une précision extrême. Renvoi de cordages, poids des poutres à tirer, réarmement du contrepoids etc .

 Dans ce cas la , n’est-il pas judicieux de penser que les constructeurs, avant de s’occuper de savoir comment ils allaient faire pour tirer les poutres se soient penchés sur le problème de la section minimum d’une poutre en granite devant supporter uniquement son propre poids sur une portée de 5.24m (largeur de la chambre du roi)

 Après tout , toute économie d’efforts inutiles aurait été la bienvenue surtout quand on sait que les poutres venaient de carrières situées à  près de 1000 km de la pyramide.

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Les barres rouges représentent les niveaux possédant des joints entre les poutres.

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Les parties rouges représentent tout le granite monté en plus de la section minimum (rectangle bleu)

 En observant les coupes longitudinale et transversale sur la chambre du roi , on constate que :

1- Toutes les poutres des 5 plafonds ne supportent que leur propre poids puisqu’il y a de l’air au-dessus d’elles.

2- Chacune d’elle franchit les 5.24 m.

3- Les poutres sont toutes taillées sur 3 faces, ce qui dénote une volonté d’économie d’efforts inutiles par les constructeurs.

4-Les poutres du premier plafond sont les plus hautes.

5- Seules les poutres du premier et du deuxième plafond on des joints bourrés entre elles (c’est la petite écriture presque illisible sous les poutres)

6- Les deux premiers plafonds sont aussi les plus homogènes dans leur épaisseur.

7-Le dernier niveau de poutres est situé entre les chevrons. Ces dernières ne peuvent donc pas servir de rehausse ou de  butons.

8-La section minimum utilisée par les constructeurs est celle de la poutre (en bleu) du 5 ème plafond dont le trait jaune touche l’arase supérieure.

 Cette poutre de section nettement inférieure aux autres a aussi bien résisté au temps que les autres poutres d’où la question : à quoi cela pouvait-il servir de mettre en place de plus grosses poutres ?

 Les constructeurs auraient pu mettre uniquement des poutres de cette taille et cela aurait fonctionné tout aussi bien . Rien qu’en mettant à plat les blocs du premier plafond et certaines grosses poutres des niveaux supérieurs , ils auraient eu moins de joints et au final moins de poutres à mettre en place.

 En fait tout ce qui est en rouge au dessus des traits jaunes est du granite monté inutilement et cela avoisine visiblement les 30% du poids total ! et 80%  dans le cadre d’une simple rehausse car tout ce qui a été mis en plus des deux traits noirs (qui matérialisent deux rangées de butons) n’a absolument aucune utilité.

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 Etrange non pour des constructeurs montrant par ailleurs leur volonté de faire l’économie de la taille d’une des faces de chaque poutre ?

Et s’ils ne pouvaient pas faire autrement ?

 Vous l’avez compris si vous avez vu les vidéos de notre théorie, la seule manière de rendre logique cette structure et son surplus de poids est la lutte contre les effets de la pression hydraulique.

 Le plafond de la chambre du roi fait 10.48m x5.24m soit 54.91 m²

Suivant la loi de Pascal, si l’on rempli complètement un des conduits de la chambre du roi avec de l’eau , on va obtenir une pression de 34 mètres de colonne d’eau donc 3.4 bars sous l’air comprimé. Celui-ci retransmettra presque intégralement les 34 tonnes de poussée par m² sur le plafond.

Une pression capable de soulever un couvercle de (54.91m² x 34t/m²) = 1867 tonnes avec de l’eau claire mais un peu plus encore si l’on utilise de l’eau boueuse dont la densité est supérieure à celle de l’eau claire.

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Nous avons fait le calcul du poids des poutres qu’ils ont mis en place et il est de 2200 tonnes avec une densité du granite de 2.5 tonnes par m³ pour tenir compte des joints.

Ils ont mis juste 333 tonnes (*) de plus que ce que la pression peut soulever  si on utilise de l’eau claire.  Moins encore avec de l’eau boueuse.

(*) à peu de chose près le poids du dernier plafond.

  S’ils avaient limité la section de leurs poutres à la section minimum qu’ils ont utilisé , ils n’auraient obtenus que 2200 tonnes – 30% = 1540 tonnes , ce qui fait que l’ensemble se serait soulevé avant même la pression maximum atteinte. On retrouve le même problème en cas de fuite d’un des joints du premier plafond. Si l’air comprimé passe dans la chambre de Davison, il n’y a plus assez de poids de granite au dessus pour compenser les effets de la pression. Il faut donc décompresser et c’est la, le rôle du passage crée entre la grande galerie et la chambre de Davison.

 Certains égyptologues ne sont pas d’accord avec cette histoire de pression mais c’est pourtant la seule hypothèse capable de rendre parfaitement logique cette structure avec son surplus de poids et le fait que les poutres du premier plafond en contact avec la pression soient les plus hautes (donc les plus résistantes). Vu sous cet angle, tout devient parfaitement logique et calculable.

 Voici à quoi la chambre du roi aurait du ressembler si les constructeurs n’avaient pas eu autre chose en tête qu’un simple tombeau.

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  À noter qu’ils leur suffisait d’éloigner légèrement la chambre du roi vers le sud pour éviter que la descente de charge n’endommage la grande galerie. L’hypothèse du rehaussement des chevrons ne tient donc pas ! Celle du Djed symbolique non plus d’ailleurs vu que tous les dessins de Djed ne montrent que 4 niveaux.

 Dans le cadre d’un simple tombeau, ils auraient facilement pu éviter quatre niveaux de poutres supplémentaires mais pour une serrure hydraulique, ils ne pouvaient pas faire autrement du fait de la pression.

 On est tous d’accord sur le fait que seul les chevrons calcaires déchargent la chambre du roi du poids des niveaux supérieurs mais pour le reste, les fameuses “chambres de décharge” ne sont en fait que des plafonds de charge permettant d’alourdir le couvercle d’une cuve destinée à être mise sous pression. Tous les indices visibles concordent, y compris le gros monolithe de granite situé au-dessus de l’entrée de la chambre du roi et permettant de protéger l’antichambre des effets de la pression. Il serait peut-être temps que les égyptologues se rendent compte qu’il n’y a rien de symbolique dans cette structure et quelle est parfaitement explicable par le calcul à partir du moment ou l’on admet que la “chambre du roi” était une cuve étanche destinée à être remplie d’eau.

Maintenant si vous voulez savoir pourquoi ils ont fait une rehausse  alors qu’ils auraient pu contenir la pression avec une simple voûte à chevrons,  lisez cette page et pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Une effraction qui en dit long

 D’après les égyptologues, les pilleurs ont agis avec une facilité déconcertante pour pénétrer dans la chambre du roi. Ils sont simplement passés par dessus les herses et ont attaqué le mur Sud de l’antichambre pour déboucher dans le couloir menant à la chambre du roi.

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Flèche montrant le trajet des pilleurs

 Nous allons voir qu’ils se sont trompés une fois de plus. Le couloir qui relie la chambre des herses à la chambre du roi fait 2.56m de long et son linteau a été attaqué en chevron sur une profondeur de 1.28 m comme visible sur la photographie ci-dessous.

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 Le trait pointillé blanc représente le niveau probable de la première herse.

 Maintenant regardez bien la coupe qui suit et posez vous la question suivante.

 Comment est-il possible d’attaquer (en rose) le linteau du couloir sur 1.26m de profondeur en étant positionné sur les herses ?

 N’importe quel pilleur aurait préféré s’attaquer directement à la première herse qui faisait 52 cm d’épaisseur. Granit pour granit, autant choisir de piocher dans ce qui est le plus facilement accessible (en rouge) . D’autre part, attaquer un linteau est risqué car il supporte du poids alors qu’attaquer une herse ne représente absolument aucun danger coté effondrement.

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 Pourquoi les pilleurs ont-ils donc choisis d’attaquer le mur Sud ? Tout simplement parce qu’après avoir démonté les herses, ils sont tombés sur quelque chose qui bouchait le couloir.

 C’est la seule explication possible à cette trace d’effraction.

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 Les pilleurs sont tombés nez à nez avec le demi-sarcophage , ils l’ont probablement repoussé a coup de bélier et on eu besoin d’attaquer le linteau pour le faire basculer légèrement afin qu’il franchisse le seuil de 2 cm à l’entrée de la chambre du roi. C’est en le repoussant ainsi qu’ils ont abimé un de ses angles.

Cette trace d’effraction prouve donc que quelque chose était positionné dans le couloir juste après les herses et si c’était le demi-sarcophage, il ne risquait pas de contenir la momie du Pharaon Chéops.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Herses et étanchéité

 Ici aussi, compte tenu de la pression à obtenir dans la cuve, on est en droit de se demander comment les constructeurs ont pu faire pour réaliser une étanchéité satisfaisante au niveau de la première herse.

 En fait, le problème est plus simple à résoudre qu’il n’y parait et avec les moyens de l’époque.

 Le couloir entre la chambre du roi et la première herse fait 2.56 m de long, 1.05 m de haut et 1.06 m de large.

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Le demi-sarcophage retrouvé dans la chambre du roi fait 2.28 m de long, 1.05 m de haut et 0.98 m de large.

 Si l’on glisse le demi-sarcophage dans le couloir existant entre la chambre du roi et les herses, il reste 4 cm de chaque coté et 28 cm de libre entre lui et la première herse pour réaliser une étanchéité à base d’argile.

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Argile entre demi-sarcophage et herse (en clair)

 L’argile est une roche sédimentaire qui a la propriété de gonfler en présence d’eau, elle est imputrescible et résiste très bien dans le temps si elle ne subit aucune agression physique. Exactement ce qu’il fallait pour assurer l’étanchéité du système.

 Voici ce que nous pensons que les constructeurs ont fait.

 Dans les 4 cm restant entre le sarcophage et les murs latéraux du couloir, ils ont d’abord bourré une pate à base d’argile. Des briques d’argile les plus sèches possible (mais non cuites) ont ensuite été posées pour murer les 28 cm restant devant le sarcophage puis la première herse a été mise en place.

 Les constructeurs se sont ensuite servis des cannelures dans le mur Sud de la chambre des herses pour compléter l’étanchéité mur-herse avec un mastic d’argile plus humide donc plus malléable. Ils ont tassé cette argile jusqu’à ce que les cannelures soient complètement remplies.

 Ce genre d’étanchéité aurait facilement résisté au temps et à la pression car dès la mise en eau de la cuve, les briquettes d’argile sèches coincées entre la première herse et le demi-sarcophage auraient gonflé et assuré l’étanchéité.

 Vous imaginez donc la mauvaise surprise que les pilleurs ont eue quand ils ont dégagé les herses et sont tombés nez à nez avec un couloir bouché. Voir le chapitre “Une effraction qui en dit long”.

 Il va sans dire, bien entendu, que contrairement à la théorie du tombeau, celle de la serrure hydraulique impose que les herses aient été mises en place en position fermées juste après la finition des joints de la couverture de la chambre du roi.

Dans la théorie du tombeau, les plaques de granit devaient rester appuyées sur des poteaux de bois en attente de la mort du pharaon.

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Si ces poteaux ne faisaient que 25x25cm de section , il ne restait plus que 53,5 cm de passage libre entre les poteaux qui ne pouvaient pas s’appuyer à cheval, au sol, sur les encoches des herses. Ca fait vraiment juste pour l’acheminement de la momie et du mobilier royal mais ce point n’a pas l’air de gêner outre mesure les égyptologues.

 D’autre part, la sève comme celle des prétendus étais de la chambre du roi, aurait du laisser des traces brunâtres sur le sol à l’emplacement des poteaux de soutien. Je vous laisse constater par vous mêmes leur absence sur les premières photographies de l’intérieur de la pyramide .

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 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

À propos de l’étanchéité

L’étanchéité en question

 La plupart des égyptologues auxquels nous avons exposé la théorie de la serrure hydraulique  nous ont répondu : “Vous n’y pensez pas , il est impossible de remplir la chambre du roi d’eau car celle-ci s’infiltrerait par les joints entre les pierres et disparaitrait dans la masse de la pyramide”.

 Même Rudolf Gantenbrink, ingénieur allemand à l’origine de l’exploration des conduits par le robot UPUAUT, rejette cette hypothèse sur son site www.cheops.org. Nous le citons :

They are water shafts ? .

 This is nonsense. All the shafts have open joints along their floors. Any water entering from the top would disappear through these gaps and cracks long before it could ever reach the burial chamber. Not to mention the fact that the idea of water in the King’s Chamber would have horrified the builders, who went to enormous effort to protect the pharaoh’s remains from all outside influences.

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 Traduction : Est ce que ce sont des conduits à eau ? Cela n’a pas de sens ! Tous les conduits ont des joints ouverts le long de leur plancher. Toute l’eau qui rentrerait par le haut serait absorbée par les interstices et les fissures et n’arriverait jamais dans la chambre funéraire. La simple idée que de l’eau puisse arriver dans la chambre du roi aurait horrifié les constructeurs qui ont consacré beaucoup d’effort pour soustraire les reliques du pharaon de toutes les influences extérieures.

Et pourtant !

 Si l’eau s’infiltrait aussi facilement dans tous les joints des conduits, comment expliquer cette trace de coulure clairement visible sur le granit de la chambre du roi ? La photo date du début du siècle dernier et on ne peut pas dire qu’il pleut beaucoup en égypte ! Ce qui est tombé en 4600 ans ou la condensation, à cependant réussi à laisser une trace. À moins que ce soit les égyptologues qui aient versé de l’eau par l’extérieur pour voir s’il s’agissait bien du même conduit.

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 En y regardant de plus près , on s’aperçoit très vite que les constructeurs ont au contraire, soigné l’étanchéité.

 La preuve : les joints des murs de la chambre du roi sont tous remplis.

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idem pour ceux de son plafond

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ou ceux du plafond de l’antichambre.

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 Remarquez au passage la grossièreté de la finition des joints des plafonds, quasiment indigne d’un tombeau mais sans importance pour une cuve étanche. Vous vous demandez surement pourquoi les joints des murs sont mieux finis que ceux du plafond ? Tout simplement parce que le plafond était calculé pour être hors d’eau du fait de l’air comprimé.

 Les quatre rainures verticales sur le mur de la chambre des herses indiquent aussi la recherche de la meilleure étanchéité possible. Celles-ci sont la pour permettre le passage des cordes afin que la premiere herse soit le plus près du mur.

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Et pour les conduits

 Ne perdons pas de vue que pour obtenir une pression hydraulique , il fallait que les conduits se remplissent progressivement d’eau . Dans ce cas , peu importe que le joint soit en haut ou en bas du conduit , ce qu’il faut c’est simplement que les joints soit étanches pendant le temps qu’il faut pour remplir la cuve et obtenir la pression suffisante au déclanchement de la serrure hydraulique.

La raison d’être du U inversé

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 Ce qui peut à premiere vue sembler une aberration pour un conduit destiné à acheminer de l’eau, est en fait la meilleure solution technique pour obtenir une étanchéité parfaite.

En voici les raisons :

1 – Les pierres qui servent de plancher au conduit sont mises en place avant les pierres en U inversés , ce qui permet d’avoir un support bien plat pour leur pose. Aucun joint n’est mis entre les deux blocs afin d’éviter toute augmentation du glissement des blocs du fait de la pente.

2- En posant les pierres en U inversés sur une dalle bien plane , les joints restent clairement visibles. On peut non seulement vérifier le contact parfait avec la surface plane mais il est ensuite possible de réaliser l’étanchéité à base d’argile par l’extérieur du conduit.

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3- Cette disposition permet que le poids des pierres au dessus du conduit, le plaque sur la dalle plancher. Si l’inverse avait été fait , la dalle aurait formé un linteau et le conduit en dessous aurait pu se désolidariser lors de la mise en eau. De plus il n’aurait pas été possible de vérifier le contact , ni de réaliser une étanchéité correcte.

4 – La résistance mécanique de l’ensemble est nettement meilleure dans cette configuration.

5- Il faut savoir aussi que contrairement aux idées reçues , le calcaire est imperméable à l’eau. De nombreuses fontaines ou gargouilles sont faites en calcaire et leur étanchéité naturelle ne pose aucun problème.

Conclusion

À partir du moment ou ils étaient obligés de réaliser leurs conduits en deux morceaux assemblés , cette disposition en U inversé était le meilleur choix. Il serait aussi intéressant  de faire analyser les joints de la chambre du roi .

 Sur le site d’A.E.R.A ( Jacques Bardot et Francine Darmon)  aujourd’hui disparu, on pouvait lire à propos des joints du couloir de la chambre de la reine :

 Dans un deuxième temps, avec les mêmes procédés macrophotographiques et d’agrandissement laser, nous avons constaté que certains vrais joints verticaux, ayant perdu leur mortier de rebouchage, avaient fait l’objet d’un traitement particulier s’apparentant au calfatage utilisé sur les coques des bateaux.

 Ce procédé, également unique dans les annales archéologiques, traduit pour nous une volonté de rendre étanches certains joints à l’aide d’un calfat : mélange d’étoupe et d’une sorte de mastic (à identifier chimiquement).

 Si le même procédé a été mis en oeuvre dans la chambre du roi, cela apporterait une preuve supplémentaire que cette chambre était bien destinée à être remplie d’eau.

 Ps : Pourquoi avoir voulu rendre étanche les joints du couloir de la chambre de la reine ? pensez aux essais de pression dans cette chambre et vous aurez la réponse.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

 

La soupape de sécurité

La difficulté de l’interprétation

 Pour la plupart des égyptologues ou chercheurs passionnés par la grande pyramide, le passage qui a été creusé entre la grande galerie et la première chambre de décharge est la preuve que les constructeurs ont voulu vérifier la fissuration des poutres du plafond de la chambre du roi. Dans notre théorie, ce passage s’explique comme jouant un rôle de soupape de sécurité destinée à protéger les autres plafonds et la chambre secrète située à l’ouest d’une fuite éventuelle. Qui a raison ?

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 Pour les égyptologues , la chambre du roi était un tombeau . Quand les poutres de son plafond se sont fissurées , les constructeurs ont immédiatement constaté les fissures en sous-face des poutres côté sud et ils ont alors étayé puis creusé un tunnel depuis le haut de la grande galerie pour aller voir ce qui se passait dans la première chambre de décharge (Chambre de Davison) . Ce tunnel n’a pu être creusé que par des gens qui connaissaient très bien la structure puisqu’il évite les parties en granite et tient compte de la différence de niveau. Ils ont alors constaté les fissures côté nord sur le dessus des poutres. Pour suivre l’évolution des désordres ils auraient réalisés par le dessous, des joints bourrés au plâtre entre les poutres du premier et du deuxième plafond. Constatant la stabilisation de l’ensemble, ils n’auraient pas jugés bon d’aller voir ce qui se passait au dessus.

Entrée du passage en haut de la grande galerie

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 Vue en coupe

L’indication trop-plein correspond en fait au passage qui a été creusé entre la grande galerie et le première chambre  dite “de décharge” mais qui ne décharge rien.

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La soupape de sécurité

Dans notre théorie, ce passage n’est qu’une soupape de sécurité destinée à protéger les autres plafonds et la chambre secrète d’une fuite éventuelle. Cette fuite pourrait se produire si la chambre restait en charge du fait du non enfoncement du plancher et des herses.

Sans soupape de sécurité, la défaillance d’un des joints du plafond de la chambre du roi pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le reste des plafonds. En effet, si l’air comprimé à 3.4 bars emprisonné sous le premier plafond passe dans la chambre juste au dessus, la pression diminuera un peu (à 3.3 bars) quand l’eau montera dans la chambre du roi mais il n’y aura plus assez de poids de granit au dessus du deuxième plafond pour empêcher que ce dernier ne se soulève. On assisterait alors à un soulèvement total des planchers et à un effondrement du mur ouest si une chambre secrète se trouve bien à proximité. La présence d’un conduit reliant la première chambre à la grande galerie prouve que les constructeurs ont anticipé le problème et fait exactement ce qu’il fallait faire pour l’éviter.

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 Des joints étanches ont été réalisés sur les deux planchers surlignés d’une barre rouge. Au-dessus l’étanchéité devenait inutile puisque l’eau de la fuite éventuelle était canalisée par le passage vers la grande galerie. Ce dernier qui fait 60cmx60cm de section a donc pour nous, été réalisé en même temps que la mise en place des poutres et non après pour aller vérifier d’éventuelles fissurations de poutres. Dans tous les cas il fallait bien un passage pour aller finaliser le dernier joint en plafond de la chambre de Davison. Cette disposition permet d’anticiper la présence d’une chambre secrète coté ouest et situé entre le plancher haut de la chambre de Davison et les chevrons calcaires.

Qui a raison ?

 Dans notre théorie, les trois herses coulissantes de l’antichambre étaient mises en place en position fermée dès la finition du plafond de la chambre du roi puisque les constructeurs savaient pertinemment qu’aucun corps ni mobilier royal n’avait besoin d’être entreposé dans une cuve étanche. Voila qui simplifiait grandement la mise en place des herses, la ventilation et qui impliquait forcement que les constructeurs ne se soient jamais rendus compte de la fissuration des poutres de couverture de la chambre du roi. Les constructeurs qui ont presque toujours travaillé de l’extérieur, ont tartiné les faces des poutres avec un enduit étanche avant de les presser les unes contre les autres. Comme ce n’était qu’une cuve et non un tombeau, ils n’ont pas jugé utile de nettoyer les joints du plafond avant de fermer la cuve.

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 Les photographies prises avant les travaux de restauration parlent pour notre théorie, les joints réalisés sont indignes d’une chambre royale. Aucun plâtre n’a été mis par les constructeurs dans les fissures, que ce soit par en dessous ou par le dessus comme sur cette photographie extraite du livre de Gilles Dormion : La chambre de Cheops.

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 D’autre part, pour ceux qui pensent que les joints ont été réalisés après fissuration des poutres , il faut savoir que réaliser des joints entre les poutres ne sert strictement à rien dans la consolidation d’une fissuration et ne fait que rajouter du poids sur les planchers fissurés.

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 Le coup de grâce à la version officielle est donnée par cette photographie du plafond de l’antichambre. Aucune fissure n’a été constatée sur ce plafond et pourtant , il possède des joints identiques à ceux du plafond de la chambre du roi. Dans notre théorie, la présence de joints étanches à cet endroit s’explique aisément, il n’en va pas de même pour ceux qui soutiennent que les joints entre les poutres ont été uniquement réalisés pour servir de témoins de fissuration et qui sont incapables d’expliquer ce manque visible de finition.

 Nous pensons aussi que les marques noires visibles sur les poutres ne sont pas liés à des étais car à cette époque aucun étais de 5.85m de haut ne pouvait reprendre 20 tonnes sans flamber (Fléchir).

 Si les constructeurs s’étaient vraiment rendu compte de la fissuration des poutres, ils auraient réalisés un doublage porteur en granit le long du mur Sud. La chambre aurait perdue un mètre en largeur mais les poutres auraient été soutenues. Si cela n’a pas été réalisé, c’est à notre avis parce que les constructeurs n’ont pas eu connaissance de cette fissuration. Il existe bien sur d’autres preuves que les fissures datent de bien après la construction des pyramides. Regardez par exemple ce relevé de Piazzi Smith fait en 1877. Ce dessinateur qui semble avoir relevé tous les trous et toutes les fissures sur les murs et le plancher n’a pas indiqué la fissuration des poutres car à cette époque, elles n’étaient pas fissurées. Cette autre planche datant de 1837 et faite par le dessinateur Perring ne mentionne pas non plus les fissures des poutres sur ses coupes , ni même sur le relevé de la chambre de Davison. Quant au livre “Les monuments funéraires de l’égypte ancienne” de A.DANINOS-PACHA publié en 1899 , il est clairement dit aux pages 75 et 76

 L’étroit couloir conduisant aux chambres d’évidement, situées au-dessus de la chambre du sarcophage, devait attirer nos voleurs dans la partie supérieure de la pyramide ; L’entrée de ce passage se trouve au bout et en haut de la grande galerie ; elle restait libre. Les violateurs de la tombe avaient ainsi exploré, sans rien trouver, la base et le haut du monument ; pour peu qu’ils fussent pressés, il y avait bien des chances pour qu’ils ne parvinssent pas à pénétrer dans le caveau sépulcral .

 La chambre du sarcophage est recouverte par neuf belles dalles de granit rose semblables à celles dont sont revêtus les murs de cette salle ; ces plaques ont 5 m. 64 de long, et leurs extrémités reposent sur le haut de la paroi.

Malgré leur épaisseur et malgré la dureté de la roche, on pouvait craindre qu’elles ne cédassent et ne se rompissent sous le poids énorme de la maçonnerie qui les surmonte ;

le sol du caveau se trouve encore à 100 mètres au-dessous du sommet actuel. Voici comment on remédia à ce danger. Au-dessus du caveau, quand on continua de surélever le massif, on ménagea des vides destinés à alléger le fardeau qui devait supporter le plafond. Ce sont cinq petites pièces basses réparties l’une au-dessus de l’autre, sur une hauteur de 17 mètres. Les quatre premières, toutes pareilles, ont un plafond plat ; la cinquième, celle d’en haut, est surmontée de grosses dalles inclinées, qui se touchent par leur partie supérieure, de manière à former une sorte de toit à double pente. Grâce à cette succession de vides étages dans l’aplomb de la chambre principale et grâce à l’amortissement si bien entendu qui les couronne, la pression centrale était notablement diminuée ; elle se trouvait renvoyée vers les faces extérieures et distribuée également tout autour du caveau.

Les mesures étaient bien prises ; dans tout cet ensemble, pas une pierre n’a bougé par le seul effet de poussées intérieures ou du lent écrasement des matériaux ; il n’y a eu de déplacés que les blocs qui ont été violemment attaqués par la main de l’homme ; encore, tant l’ensemble était bien lié et tien équilibré, les brèches ouvertes ainsi sur plusieurs points n’ont pas amené d’écroulement ni même de tassement, soit dans la chambre où reposait Chéops, soit dans les galeries qui y conduisaient.

Les constructeurs n’ont donc pas creusé ce passage pour aller vérifier la fissuration des poutres puisque tous les relevés avant 1899 montrent clairement qu’elles n’étaient pas fissurées.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

La chambre de la reine était bien une chambre de test ou de fermeture

 D’après notre théorie , la chambre de la reine est soit une chambre de tests ayant permis aux constructeurs de tester les différentes fonctions de leur mécanisme avant de le reproduire dans la chambre du roi soit une chambre de fermeture. Nous allons voir quel sont les éléments qui ont nous permis d’arriver à cette conclusion.

Les conduits de la chambre de la reine.

 Jusqu’ici , personne n’avait compris pourquoi les conduits de la chambre de la reine s’arrêtaient avant la façade. Pour la plupart des égyptologues, la chambre de la reine était un projet de tombeau abandonné au profit de la chambre du roi, mais alors, pourquoi avoir continué les conduits aussi haut ? Ceux ci auraient du être arrêtés dès la prise de décision de construire la chambre du roi. D’autres pensent que les conduits permettaient à l’âme du pharaon de s’échapper vers les étoiles mais alors pourquoi quatre conduits dont deux bouchés pour une seule âme ? Et si l’on prend en compte le fait que la terre tourne autour du soleil tout en tournant sur elle même avec une inclinaison différente par rapport au soleil suivant les saisons, bien malin qui pourrait dire quelles étoiles ils visaient !

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 Les quatre conduits de la pyramide de Khéops ont tous des longueurs et des inclinaisons différentes mais ils ont tous un point commun qui permet de comprendre à quoi ils servaient vraiment. En effet , si nous superposons les conduits de la chambre de la reine avec ceux de la chambre du roi, nous nous apercevons que malgré des longueurs et des angles de fuite différents , la différence de hauteur entre le haut et le bas des conduits est toujours la même. Cette différence de hauteur est égale à la hauteur de colonne d’eau possible (donc à la pression ) en cas de mise en eau des conduits.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 Les constructeurs savaient donc très bien ce qu’ils faisaient quand ils les ont construits et n’ont jamais eu l’idée de prolonger les conduits de la chambre de la reine jusqu’a la façade. Ils avaient besoin de conduits reproduisant la même hauteur de colonne d’eau que ceux qui seraient installés plus tard dans la chambre du roi et ils les ont réalisés pour permettre certains tests ou effets , notamment pour l’enfoncement d’une pierre située dans la niche et ensuite du dallage comme visible sur la photographie ci-dessous.

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 Ce qui a été pris pour un couloir de service et prolongé plus tard par une sape n’était au départ qu’une pierre enfoncée par la pression et sa partie basse se trouvait a l’époque au niveau du dallage.

 Dans une discussion par email à ce sujet, l’égyptologue française Amandine Marshall nous a fait remarquer que si les essais  (s’ils sont avérés) ont été réalisés avec de l’eau du Nil, on devrait donc retrouver des traces de limon dans les conduits et sur le dallage de la chambre de la reine.

Serait-ce la preuve qui nous manque ?

 Nous n’y avions pas pensé, persuadés que la preuve par la superposition des conduits ne laissait aucun doute au sujet des essais. Les faits confirment une fois de plus notre hypothèse : les photographies de l’exploration des conduits de la chambre de la reine par le robot Pyramid Rover montrent la présence de limon en partie basse, même si personne n’a jamais pensé à analyser ce dépôt.

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 Qu’est ce qui a pu laisser un tel dépôt dans le bas du conduit si ce n’est les matières en suspension dans l’eau versée dans les conduits ? Regardez bien la façon dont ce dépôt épouse les angles ainsi que les trois autres parois du conduit en calcaire blanc qui ont été salies par la boue. Seul un remplissage total du conduit pouvait faire cela. La chambre de la reine a été restaurée plusieurs fois, mais ses premières photographies montrent aussi un dépôt de limon sur le dallage et celui-ci est particulièrement visible sur cette photographie du couloir avant la marche.

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A noter que les photographies de la même époque ne montrent aucune trace de limon dans les autres parties de la pyramide. Voilà qui constitue une belle preuve de plus en faveur de  la présence d’eau dans la chambre de la reine.

La vérification est possible et facile

 Pour valider notre théorie, aucun trou à percer, il suffit juste de faire analyser la “boue de décantation” qui s’est déposée dans le bas d’un des conduits et qui est clairement visible sur les photographies prises par le pyramid rover. S’il s’agit bien comme nous le pensons, de limon en provenance du Nil, alors ce sera la preuve que les constructeurs ont bien versé de grandes quantités d’eau dans ce conduit et que nous avons bien affaire à une serrure hydraulique.

 Nous avons demandé une analyse de ce dépôt par l’IFAO (Laure Pantalacci) et à Fayza Haikal afin que les résultats soient “officiels”. Pas de réponse pour l’instant … à suivre.

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Les preuves scientifiquement observables

Les indices permettant de supposer la présence d’un conduit vertical.

La position des trois chambres

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 Comme vous pouvez le remarquer sur cette coupe, la chambre du roi et la chambre souterraine sont légèrement décalées à gauche de l’axe central de la pyramide. Si la chambre souterraine avait vraiment eu comme vocation d’abriter la momie du pharaon en cas de décès prématuré de celui-ci, rien n’empêchait à ce qu’elle soit axée comme la chambre de la reine !

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 Par contre dans le cas ou elle devait servir de volume de rétention, elle devait forcement se situer, en vue de dessus , entre la chambre de la reine et celle du roi. Ces dernières devaient être suffisamment espacées pour permettre le passage d’un conduit à sable entre leurs chevrons et la chambre souterraine devait être approximativement axée sur le conduit à sable.

De plus, si elle était destinée à recevoir le sable et l’eau du mécanisme, elle devait forcement avoir un volume de rétention supérieur à celui de la chambre du roi puisque cette dernière ne recevait que de l’eau. Et c’est justement ce que l’on observe sur la vue ci-dessous.

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 Le conduit à sable supposé a été matérialisé par un rectangle plein. Ceci dit pour que l’interrupteur à sable fonctionne avec la pression de l’eau, il faut qu’une pierre de la chambre du roi puisse s’enfoncer sur le mur nord afin d’amener un trou sous un conduit contenant du sable.

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Cette pierre doit forcement se trouver à un endroit ou la pression est maximum, c’est à dire près du dallage et être munie d’un linteau pour pouvoir s’enfoncer correctement.

La pierre de la chambre du roi.

 

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Coincidence n° 1

  Sur le mur nord, il existe bien une pierre (en gris) proche du dallage et munie d’un linteau. Elle est située en face de la position actuelle du sarcophage. En ce qui concerne l’extrémité basse du conduit, on devrait la voir arriver dans la chambre souterraine ou au minimum voir une zone de faiblesse permettant la rupture du plafond à un endroit bien précis. Cette endroit doit bien sûr être en rapport avec la position du conduit.

La chambre souterraine.

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Coincidence n°2

  Il existe bien une telle marque en plafond de la chambre souterraine. Ce genre de marque n’a aucune utilité dans le cadre d’un tombeau mais engendre forcement une zone de faiblesse pour permettre la rupture du plafond si une grosse pierre tombe dans le conduit.

 Pour réaliser un volume de rétention recevant du sable par son plafond , le choix de la création d’une chambre souterraine creusée directement dans le calcaire du plateau de Gizeh était obligatoire, car les constructeurs ne pouvaient pas arriver par le plafond d’une partie construite sans cisailler des poutres. Pour le reste, tout le monde sait qu’’un simple volume de rétention destiné à recevoir du sable et de l’eau n’a absolument pas besoin de finitions et c’est aussi ce que l’on constate aussi en regardant cette chambre.

Les preuves concernant le rôle de l’eau dans les conduits

Les conduits de la chambre de la reine.

 Pour étudier une pression hydraulique, seule la hauteur de colonne d’eau * générée par les conduits compte car c’est elle qui engendre la pression.  Voir le principe physique.

*  La hauteur de colonne d’eau est égale à la différence de hauteur entre le haut et le bas du conduit.

 Or que remarque t-on si l’on superpose les conduits de la chambre de la reine avec ceux de la chambre du roi ?

 En partant du même niveau bas, ils arrivent exactement au même niveau haut. Ils génèrent donc exactement la même pression en cas de remplissage complet et ceci malgré des longueurs et des angles de fuite différents. Cette coincidence qui n’a encore une fois aucune utilité dans le cadre d’un tombeau provisoire, apporte la preuve formelle que les constructeurs ont bien réalisé un système basé sur la recherche d’une certaine pression hydrostatique.

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 Ils savaient parfaitement quelle hauteur de colonne d’eau serait générée par les conduits de la chambre du roi au moment ou ils ont réalisés ceux de la chambre de la reine et c’est pour cela qu’ils s’arrêtent avant la façade. S’ils avaient été plus longs ou plus courts , ils n’auraient pas pu obtenir la meme pression en cas de remplissage total des conduits . Cette constatation basée sur des éléments scientifiquement calculables, balaye toute autre hypothèse comme celle qui veut que les conduits permettent à l’âme du pharaon de s’échapper vers les étoiles ou celle qui dit que la chambre de la reine a été abandonnée au profit de la chambre du roi. D’après notre théorie , les constructeurs se sont soit servis de la chambre de la reine pour tester leur mécanisme à pression hydraulique avant de le reconstruire dans la chambre du roi, soit servi de la chambre de la reine comme mécanisme de fermeture.

Les planchers de charge du couvercle.

 Si tel est le cas , la chambre du roi devrait être conçue pour resister à la pression de l’eau. C’est encore une fois le cas puisqu’elle a été réalisée en granit et que son couvercle a été lesté avec le poids de quatre autres planchers pour éviter que les poutres de son plafond ne se soulèvent du fait de la pression. La aussi tout est aussi scientifiquement calculable ! On connaît la pression engendrée par la colonne d’eau des conduits donc le poids qu’il faut rajouter sur le plafond pour éviter qu’il ne se soulève. Absolument rien de symbolique dans cet ouvrage.

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 Les chevrons calcaires enlèvent le poids des étages supérieurs et les planchers de charge en rajoutent juste ce qu’il faut sur le couvercle.

 Le choix d’un couvercle plat est aussi justifié par le fait que la pression sera la même en chaque point du couvercle et que celui ci , si tout se déroule correctement , ne devrait être en contact qu’avec de l’air comprimé.

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 Vous voyez la poutre repérée par un X , elle a tenu 4650 ans , a exactement la même portée que les autres poutres mais est nettement plus légère donc plus facile à tailler, à transporter et à mettre en place. Sachant cela , comment se fait-il que les constructeurs aient choisis d’installer de grosses poutres plutôt que des poutres du même gabarit que celle repérée par un X ?

 Posez vous la question et vous verrez que seule la théorie de la pression hydraulique permet d’expliquer le choix le surdimensionnement des  poutres par les constructeurs. Ils n’avaient pas le choix car il leur fallait un certain poids sur le couvercle pour contrebalancer les effets de la pression.

 Tout dans cette coupe démontre que les constructeurs voulaient lutter contre les effets de la pression.

1- Les poutres du premier plafond ont des joints et ont une hauteur moyenne supérieure à celles des autres plafonds. Normal puisqu’elles sont en contact avec la pression.

2- Les poutres du deuxième plafond ont des joints et le vide entre le premier plafond et le deuxième plafond est relié à la grande galerie par un conduit faisant office de soupape de sécurité.

3-Les poutres des trois derniers plafonds n’ont pas de joints et sont juste là pour alourdir le couvercle de la cuve.

 En ce qui concerne les effets de la pression sur les murs verticaux de la cuve, ces derniers étant solidement bloqués par les blocs de calcaires constituant la pyramide, la seule zone de faiblesse se situait sur la portion de mur au-dessus de l’entrée puisqu’il y a le vide de l’antichambre derrière.

 Encore une fois , les constructeurs ont résolu le problème par deux énormes blocs linteau posés l’un derrière l’autre  (en jaune) de 3.11m de largeur visible x 2.38m de hauteur x 1.34m de profondeur.

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Ces deux blocs qui dépassent la largeur de l’antichambre servaient a la fois de linteau pour le passage menant à la chambre mais aussi à protéger l’antichambre des effets de  la pression.  La poussée était  renvoyée de chaque coté des murs en granit de l’antichambre.

Le passage.

Une soupape de sécurité a même été prévue pour éviter qu’en cas de fuite d’un des joints du plafond, l’air comprimé s’accumule dans la chambre de Davison car il n’y a pas assez de poids de granit au-dessus pour compenser les effets de la pression. Il fallait aussi éviter que l’eau ne remonte jusqu’aux chevrons calcaires (vous en verrez la raison plus tard quand nous aborderons la position de la chambre secrète) . Hé non , ce conduit ne servait pas à aller inspecter la première chambre de décharge. Il permettait simplement à une fuite éventuelle d’être canalisée dans la grande galerie.

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 Encore une fois , la réalité observable colle avec la théorie puisque les constructeurs n’ont jugé utile de réaliser des joints étanches qu’entre les poutres des deux planchers surlignés d’une barre rouge.  Au dessus l’étanchéité devenait inutile puisque l’eau de la fuite éventuelle était canalisée par le passage vers la grande galerie. Ce dernier qui fait 60cm x 60cm de section a donc été réalisé en même temps que la mise en place des poutres et non après pour aller vérifier d’éventuelles fissurations de poutres. Il fallait bien un passage pour aller finaliser les joints en plafonds de la chambre de Davison.

La chambre des herses.

 Entièrement réalisée en granit sur le modèle des vannes à guillotine. La quatrième herse fixe servant à protéger la partie calcaire derrière elle , lors de la libération de l’eau sous pression.

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 On remarque aussi sur le mur Nord, les quatres engravures (pour les cordes), permettant de descendre la première herse au plus près de ce mur. Dans notre théorie, les trois herses coulissantes étaient mises en place en position fermée dès le départ puisque les constructeurs savaient pertinament qu’aucun corps ni mobilier royal n’avait besoin d’être entreposé dans une cuve étanche. Voila qui simplifie grandement la mise en place des herses et qui implique forcemment que les constructeurs ne se soient jamais rendus compte de la fissuration des poutres de couverture de la chambre du roi.

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 Remarquez au passage, la finition des joints blancs d’origine,  carrément indignes d’un tombeau royal au point que Zahi Hawass , l’ancien directeur suprême des antiquités égyptiennes, les a fait nettoyés et repeindre en gris foncé pour obtenir le rendu ci-dessous.

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Les fameuses traces noires de chaque coté des poutres, prises à tort pour des marques d’étais n’en sont pas pour la bonne et simple raison qu’aucun étais de l’époque  ne pourrait reprendre vingt tonnes à une hauteur de 5.85m.

La grande galerie

Réalisée exactement comme un égout moderne . Une cunette centrale et deux banquettes latérale. Même sa marche en partie haute était taillée en V pour orienter l’eau dans le centre de la cunette. Et dire que Zahi Hawass a fait réparer cette entaille car il croyait que la marche avait été abimée lors des pillages.

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 Quant au volume important de la grande galerie , il s’explique par le fait qu’il fallait d’un coté , récupérer la soupape de sécurité venant de la première « chambre de décharge » et de l’autre , diminuer la pression sur la couverture du couloir menant à la chambre de la reine. En augmentant le volume de rétention , ils diminuaient la hauteur de colonne d’eau et donc la pression.

Conclusion

 Bien entendu cette théorie ne plait pas aux égyptologues qui ont étudié cette pyramide car elle pourrait tous les faire passer à court terme pour des « pyramidiots ». (terme qu’ils réservaient jusqu’ici à ceux dont les théories s’écartaient un peu trop des thèses officielles) . Sauf exception , il n’y a donc aucune aide à attendre d’eux malgré l’abondance de preuves allant dans le sens de notre théorie.

 La science pourra t-elle quand même progresser dans ces conditions ? Oui et grâce à vous lecteurs , à votre travail de fourmi permettant de faire connaître notre théorie à vos amis jusqu’à ce que le message simple finisse par arriver aux médias et à d’autres scientifiques plus réceptifs.

 Quand la pression sur la théorie officielle sera devenue trop importante, les égyptologues finiront par admettre qu’ils se sont trompés et les recherches pourront reprendre afin de savoir ce que les constructeurs voulaient vraiment transmettre aux hommes du futur.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

L’hypothèse d’un conduit vertical

Deuxième partie du mécanisme

Dans la première partie du mécanisme, nous avons vu comment la hauteur de la colonne d’eau dans les conduits mettait la cuve étanche ( chambre du roi ) sous pression.

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 Outre le fait de faire descendre le plancher situé sous les herses pour libérer l’eau, cette pression de 34 à 39 tonnes par m² pourrait aussi permettre de faire bouger horizontalement une poutre munie d’un trou sous un conduit vertical contenant du sable. La libération de ce dernier permettant de faire bouger des blocs qui jusqu’ici étaient maintenus en place et ainsi d’ouvrir les vraies portes de la pyramide.

 Dans ce cas , la pierre en question doit forcement se trouver sur la première rangée de pierres ( pression plus importante ), du coté nord ( vers la chambre souterraine ) et être munie d’un linteau pour pouvoir s’enfoncer sans risque pour les autres pierres.

 Une telle pierre existe bel et bien et je l’ai repérée avec un X sur ce croquis.

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 La chambre du roi, ne serait donc qu’un niveau interrupteur. Une simple serrure hydraulique !

Le conduit vertical

 

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Légende

Existant

1- Chambre du roi.

2- Chambre de la reine.

3- Chambre souterraine.

4- Grande galerie.

5- Chambre des herses.

Supposition

A- Poutre avec trou (interrupteur à sable).

B- Conduit supérieur rempli de sable.

C- Conduit inférieur vide vers le plafond de la chambre souterraine.

D- Conduit rempli sable vers mécanisme d’ouverture des vraies portes.

 L’existence d’un conduit vertical descendant en plafond de la chambre souterraine expliquerait à elle seule le dévoiement du conduit Nord et la longueur réduite de la chambre de la reine. Elle expliquerait aussi la présence d’une chambre souterraine car vu la portée entre les murs, il était impossible d’arriver par le plafond autrement que dans une chambre creusée dans le calcaire naturel.

Bien sur, il resterait un tympan de calcaire en plafond de la chambre souterraine mais ne pourrait-il pas céder sous le poids du sable ou du fait de la  chute d’une grosse pierre dans le conduit après action du mécanisme ?

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 On peut presque suivre cette théorie à la trace dans la pyramide !

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 Il serait très intéressant que Mamdouh Mohamed Eldamaty (directeur du conseil suprême des antiquités égyptiennes) fasse sonder cette amorce de conduit en plafond de la chambre souterraine. Si il y a bien un conduit vertical derrière, ce serait une preuve formelle de l’existence d’un mécanisme d’ouverture secret camouflé au sein de cette pyramide.

 Dans ce cas, on peut être sur qu’une ou plusieurs chambres secrètes existent belles et bien et qu’elles sont restées inviolées.

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Analyse de l’architecture interne

Première partie du mécanisme

  Et si la chambre du roi n’avait jamais été destinée à servir de tombeau ?

 Les égyptologues et les architectes ayant étudié le monument et qui, il est vrai, y cherchaient avant tout un tombeau sont-ils passés à coté de la véritable utilisation de cette chambre ?

 C’est en tout cas ce que semble démontrer une analyse plus approfondie des « chambres de décharges », cette structure étrange, constituée de cinq plafonds successifs en granit, coiffants la chambre du roi.

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 Gilles Dormion le dit lui-même dans son livre « La chambre de Chéops » publié en 2004 aux éditions Fayard.

« Si le terme de « chambre de décharge » est évocateur, il n’est cependant pas tout à fait justifié ici. Ce qui protège réellement la chambre du roi des charges considérables qu’elle aurait à subir, c’est la « voûte de décharge » en chevrons qui coiffe l’ensemble de la structure. »

 Alors quel était le but réel des constructeurs en rajoutant autant de poutres entre la chambre du roi et la voûte de décharge ?

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Croquis extrait du livre “La chambre de Chéops” de Gilles Dormion

 Presque deux mille deux cent tonnes de granit (venant de carrières situées à 960 km de la grande pyramide), ont ainsi été rajoutées au dessus de la chambre du roi sans raison apparemment logique. Quand on sait que la plus grosse des poutres avoisine les 63 tonnes, il devait forcément y avoir une bonne raison !

 Une des explications les plus sérieuses avancée jusqu’ici, était que cette structure servait à rehausser les chevrons pour ceux-ci n’appuient pas sur la grande galerie et supportent moins de poids. Il s’agirait donc de chambres de rehaussement.

 Cette solution, même si elle contient une part de vérité structurelle, ne résiste pourtant pas longtemps à l’analyse critique. Non seulement la chambre de la reine, située à un niveau nettement inférieur à celui de la chambre du roi, s’en sort très bien avec sa seule voûte à chevrons mais il était beaucoup plus simple d’éloigner horizontalement la chambre du roi de la grande galerie pour solutionner le problème de la descente de charge ! Et que dire du  dernier niveau de poutres situé entre les chevrons et qui ne peut donc pas servir de buton ni de rehausse !

 Ceux qui soutiennent cette hypothèse de rehaussement admettent aussi que l’architecture interne de cette pyramide a fait l’objet de plusieurs modifications en cours de travaux. L’abandon de la chambre souterraine et de la chambre de la reine semble leur donner raison, mais alors, puisque les modifications étaient si courantes, pourquoi ne pas avoir choisi la solution la plus facile à mettre en œuvre et s’éviter ainsi la manutention de toutes ces poutres en granit ?

 Et si les constructeurs n’avaient pas fait d’erreur ? S’il y avait tout simplement une autre logique qui faisait qu’ils ne pouvaient pas faire autrement ?

 À quoi servaient donc ces quatre niveaux de plafonds supplémentaires qui ne supportaient que leur propre poids et reportaient leurs charges sur les appuis des poutres du premier plafond de la chambre ? Pourquoi avoir tout fait pour rajouter autant de poids sur les appuis des poutres ? Avaient-ils peur à ce point que la momie soulève le plafond avec ses petits bras musclés ?

 Pour comprendre véritablement le rôle de cette structure, il faut avant tout abandonner l’idée de tombeau. Abandon assez facile si l’on admet que les deux conduits dits « de ventilation » et débouchant en façade faisaient courir de gros risques à la momie et au mobilier funéraire. Outre les insectes, le sable et éventuellement la pluie, il aurait suffit que des hommes versent de l’eau dans ces conduits pour noyer la momie et le mobilier royal. Des pilleurs auraient pu en avoir l’idée, rien que pour voir où l’eau allait ressortir.  C’est un risque que le pharaon ne pouvait pas prendre s’il voulait vivre éternellement.

Examinons donc une autre hypothèse !

 

 Tout s’éclaire si l’on commence à regarder la chambre du roi comme une simple cuve étanche en granit, munie de deux conduits d’alimentation en eau et fermée par un système de vanne à guillotine en granit (la chambre des herses).

 Que se passerait il si on la remplissait d’eau par l’un ou l’autre des conduits ?

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 Avec 33 mètres environ de colonne d’eau entre le dessous du plafond et la sortie extérieure des conduits, on obtiendrait une pression de 3.3 bars (33 tonnes par m2) mais comme il resterait environ un mètre d’air comprimé en partie haute de la cuve (Calcul suivant la loi de Mariotte) on obtient en réalité une pression de 3.4 bars.

 Cette pression serait suffisante pour soulever très facilement le plafond, constitué de poutres d’une soixantaine de tonnes, offrant chacune près de six mètres carrés en contact avec l’air comprimé, sauf bien sur, si celles-ci restent maintenues en place par le poids des poutres des niveaux supérieurs.

 Rapporté à la surface du plafond de la chambre du roi (10.48m x 5.24m) = 54.91 m2 , une pression de 34 tonnes/m2 soulève 1867 tonnes.

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 Si l’on considère le premier plafond comme le couvercle d’une cuve étanche, alors les planchers successifs agissent comme un poids sur ce couvercle pour empêcher qu’il ne se soulève. Un calcul effectué par un ingénieur structure a démontré que les poutres du plafond pouvaient facilement encaisser la pression sans rompre mais qu’elles se seraient soulevées s’il n’y avait pas le poids de la structure au dessus. Ce dispositif est donc une preuve visible que les constructeurs voulaient avant tout lutter contre la pression.

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En cas de fuite, ils avaient même prévus une soupape de sécurité avec le « passage » permettant de protéger les chevrons calcaires en évacuant l’eau vers la grande galerie.

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 Le choix d’un plafond plat pour cette chambre se justifie également par le fait que la surface en contact avec la pression est beaucoup plus faible que celle d’une couverture à chevrons. De plus, la pression sur le plafond est uniformément répartie alors que dans le cas des chevrons, la pression serait plus forte sur le bas des chevrons que sur le haut, augmentant nettement le risque d’effondrement par écartement des chevrons.

 Dès que l’on oublie cette histoire de tombeau, il est étonnant de constater à quel point la coupe de cette « chambre du roi » ressemble étrangement à une sorte de piston hydraulique.

 Et si le sol de la chambre du roi ou celui situé sous les herses avait été conçu pour descendre pour libérer l’eau automatiquement à partir d’une certaine pression ?

 Un tel dispositif semble bien avoir été testé par les constructeurs dans la chambre de la reine. Son plancher est décaissé sans raison logique de 54 cm par rapport au niveau de son couloir d’accès et la longueur du décaissé chambre de la reine + décaissé couloir correspond à quelques centimètres près à la longueur du sol en granit chambre du roi + chambre des herses.

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 Il suffirait donc que le sol de la chambre du roi  ou les herses s’enfoncent de 54 cm pour obtenir une libération automatique de l’eau sans intervention humaine. L’eau s’échappant par-dessus les herses qui suivraient la descente du plancher en granit.

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  La quatrième herse fixe de l’antichambre faisant office de brise-jet afin d’éviter d’endommager le mur calcaire restant entre elle et la grande galerie.

 Vous êtes vous demandé pourquoi la grande galerie ressemblait à ce point à un égout en pente ? Deux banquettes latérales et une cunette centrale ! Même sa marche en partie haute était originellement taillée en V pour orienter l’eau résiduelle vers la partie centrale de l’égout ( cunette ).

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 Pour en revenir aux « chambres de décharge » ou plutôt maintenant aux « planchers de charge du couvercle », vous avez compris que cette structure ne s’explique correctement que dans un cadre de lutte contre la pression mais qu’elle perd toute utilité autrement !

 Il serait donc bon que les égyptologues revoient leurs copies et finissent par admettre que ce qu’ils ont pris pour la chambre du roi, n’est en fait que la cuve étanche d’un piston hydraulique primitif.

 Cette acceptation à elle seule, serait non seulement une découverte majeure pour l’humanité mais permettrait aussi de relancer les recherches dans la pyramide sous d’autres bases. Jusqu’ici on pensait que les herses étaient destinées à empêcher les pilleurs de rentrer alors que visiblement elles n’avaient comme but que d’empêcher l’eau de sortir. C’est pour cette raison qu’elles ont été contournées aussi facilement. En fait, c’est toute la logique de raisonnement qui est remise en cause !

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 Si l’on suit le cheminement de l’eau libérée, celle-ci s’engouffre dans le couloir ascendant jusqu’au bouchons de granit. Le couloir ascendant se remplit et le poids de la colonne d’eau repousse le premier bouchon dans la descenderie, obturant ainsi le passage vers la chambre souterraine. L’excédent d’eau est évacué par le puit (en bas de la grande galerie) vers la chambre souterraine qui ne sert que de volume de rétention.

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 Voila qui expliquerait parfaitement pourquoi cette chambre n’est pas terminée ! Il ne s’agissait pas d’un tombeau provisoire mais d’une simple  volume de rétention destiné à recueillir l’eau et probablement aussi le sable d’un mécanisme temporisé.

 Quant à la chambre de la reine, elle a peut-être tout simplement servie à tester le mécanisme d’enfoncement du plancher avant sa mise en oeuvre dans la chambre du roi. S’agit-il d’une chambre de test ou d’un mécanisme de fermeture ayant déjà fonctionné ?

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Le principe physique

 Si notre théorie est exacte, Blaise Pascal né le 19 Juin 1623 à Clermont Ferrand et inventeur du vérin hydraulique, n’a fait que redécouvrir ce que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient déjà il y a 2560 ans avant JC.

 L’histoire n’est vraiment qu’un éternel recommencement !

  Mais comment expliquer que les égyptologues et les architectes ayant étudié la pyramide avant nous, soient passés à coté de ce principe de base enseigné dans tous les lycées de France ?

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  La première idée quand on découvre un conduit débouchant en façade n’est-elle pas de le remplir d’eau au moins virtuellement pour voir ce qui se passe ?

L’expérience du crève tonneau de PASCAL

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Matériel de l’expérience

 Un tonneau rempli avec 200 litres d’eau. Un tube en pvc transparent de 10 m de longueur et de 1 cm² de section. Un litre d’eau pour remplir le tube.

Faits constatés

 À partir d’une certaine hauteur de remplissage du tube, le tonneau commence à fuir et si l’on continue à remplir le tube, il éclate sous le fait de la pression.


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Observations

 Ce qui crée la pression n’est pas le volume d’eau mais la hauteur de la colonne d’eau et tous les points situés à la même profondeur sont à la même pression. Le tonneau a éclaté avec seulement un litre d’eau étiré sur une hauteur de 10 m.

 Dans le cas de la grande pyramide, la colonne d’eau est égale à la différence de hauteur entre le plancher de la chambre du roi et les orifices hauts des conduits de remplissage.

  Si l’on remplit totalement les conduits, le principe du tonneau de Pascal s’appliquera et l’on obtiendra la pression la plus importante au niveau du dallage de la chambre du roi.

 Avec 34 mètres de colonne d’eau, on obtient une pression de 3.4 bars soit 34 tonnes par m². De quoi enfoncer le plancher ou repousser quelques blocs. Nous pensons que les constructeurs ont réalisé le premier vérin hydraulique de l’histoire de l’humanité et que celui ci a pour but d’ouvrir les vraies portes de la pyramide.

Maintien de pression

 Parmi les autres challenges résolus par les constructeurs se trouve celui du maintien de la pression dans la chambre du roi lors de l’enfoncement d’une pierre. Les deux conduits d’alimentation étant étroits, ils ne contiennent que 3 m³ d’eau chacun. Tout déplacement d’une grosse pierre ou surtout du sol de la chambre ferait donc chuter instantanément la pression en vidant les conduits.

 C’est ce qui se passerait si la chambre avait été alimentée en eau comme ci-dessous.

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 Si le volume de la chambre augmente, les conduits se vident !

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 Pour y remédier, les constructeurs ont opté pour une arrivée des conduits en partie basse de la cuve. Cette disposition a pour but d’emprisonner une grande quantité d’air lors du remplissage.

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 Cet air emprisonné va se comprimer au fur et à mesure que le conduit va se remplir pour atteindre au final une pression de 3.4 bars sous le plafond de la chambre.

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 Lors de l’augmentation de volume de la chambre , lié au déplacement d’une pierre ou du sol, cette grande quantité d’air comprimé va se détendre légèrement et permettre aux conduits de ne pas se vider. C’est le même principe que pour le maintien de pression dans une installation de distribution d’eau.

 Non seulement la pression sera maintenue en grande partie sans nouvel apport d’eau mais de plus, les joints des poutres du plafond de la chambre resteront au sec !

 Y-avoir pensé il y a 4650 ans force vraiment l’admiration !