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À propos de la cavité d’environ 30m de longueur détectée par la mission Scan Pyramids

La première annonce sensationnelle faite par la mission Scan Pyramids m’avait laissé pantois ! Une erreur d’interprétation aussi grossière de la part de scientifiques censés être la crème de la crème dans leurs domaines respectifs ne présageait rien de bon en ce qui concerne les conclusions de la mission.

Pour l’infrarouge, c’était raté pour l’anomalie thermique de la face est, mais aussi surtout pour  Jean-Pierre Houdin et Dassault Systèmes qui ont vraiment du être déçus de n’avoir  trouvé aucune trace de leur fameuse rampe interne.

Restait donc les muons, et la , j’avais bon espoir pour avoir échangé quelques mails avec Sébastien Procureur afin de lui expliquer ou il fallait pointer ces instruments détecteurs de muons  pour avoir le plus de chance de détecter le vide lié à la chambre secrète.

Je lui ai même offert en pièce jointe, mon étude sur les cinq plafonds ainsi que celle sur la position de la chambre secrète. Il ne pouvait pas la rater sauf bien sur s’il pointait ses instruments sur la face est.

Dans ce cas, le vide de la chambre secrète serait masqué par le vide lié à la présence de la chambre du roi et ceux de la rehausse des chevrons.

Suite à cela , il s’est avéré que leurs instruments placés à l’extérieur de la grande pyramide, n’étaient pas assez sensibles pour radiographier la pyramide en profondeur. Le temps de pose aurait été trop long. Ils se sont donc concentrés sur les arêtes, la ou il y avait moins de matière à transpercer et on découvert une nouvelle petite chambre sur l’arête nord-est un peu au-dessus d’une autre cavité connue.

De son coté, et c’est déjà pas si mal, l’équipe japonaise de la mission et qui travaillait avec des plaques à muons,  a découvert l’entrée du couloir qui mène à la chambre secrète et qui est située juste sous les chevrons de l’entrée principale comme je l’expliquais dans cette vidéo qui date de 2014.

Suite à la découverte de l’amorce du couloir, juste sous les chevrons de l’entrée, j’ai tenté de recontacter plusieurs  fois Sébastien Procureur par mail mais pas de réponse.

C’est donc avec surprise que le premier novembre 2017, j’ai appris qu’un vide de 30 m de long avait été détecté au-dessus du niveau de la grande galerie.

Là,  c’est une bonne nouvelle car ce vide est situé sensiblement au même niveau que celui où je situe la chambre secrète.

J’ai toujours dit qu’a ce niveau, il y avait une chambre à l’endroit indiqué mais que celle-ci pouvait communiquer ensuite avec d’autres chambres. La grande pyramide a un volume plus que suffisant pour cela.

Je ne vois pas au travers les murs mais compte tenu que la chambre secrète est décalée vers le sud , il y a forcement plus de place vers le nord pour y aligner une suite de chambres ou une chambre longue.

Et comme toute leur architecture interne est orientée nord-sud , s’il y a une grande cavité liée à d’autres chambres, elle ne pouvait être qu’a l’endroit où la mission Scan Pyramids l’a repérée.

Bref ce vide, si il existe vraiment,  ne remet pas en cause ma théorie. Bien au contraire, il ne fait qu’apporter de l’eau à son moulin et rend encore plus logique l’existence d’un couloir qui passe au-dessus de la grande galerie pour y accéder.

Il est d’ailleurs amusant d’entendre les égyptologues et les experts de la mission Scan Pyramids se poser la question: Mais comment fait-on pour y accéder ?

J’ai presque envie de leur répondre, lisez mon livre et vous saurez.

Franchement, ils ont l’amorce d’un couloir derrière les chevrons de l’entrée, ils savent que le plafond de la grande galerie est plat au lieu de se terminer en pointe, qu’il fait exactement la largeur d’un couloir et ils se posent la question ?

Un autre point positif est que maintenant, ils vont mettre des plaques à muons dans la chambre du roi, voire dans les chambres au-dessus de celle du roi alors cette fois-ci, espérons qu’ils ne ratent pas le vide lié à la chambre secrète. Qu’on en termine bordel ! 🙂

Pyramidologie : Apprenez à développer votre esprit critique !

 Sur Facebook, on peut trouver une page en hommage à un certain François Dupuy-Pacherand. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le gars sur lequel Jacques Grimault a plagié l’essentiel de son « travail mathématique » sur la grande pyramide.
Nous avons choisi cet exemple car il est assez parlant en ce qui concerne l’arnaque intellectuelle basée sur des calculs mathématiques.

Tout commence par une image censée montrer la toute puissance du raisonnement  mathématique des bâtisseurs. L’auteur de la page en question (un Gripoo * ) ayant insisté lourdement pour que nous n’utilisions  pas ses images sur notre site , nous avons résumé son travail en deux images de meilleure qualité.

(*) Le Gripoo est un adorateur de Grimault et Pooyard suite au film « La révélation des pyramides ».

terre horizon

terre horizon1

Sur son site il est aussi fait les affirmations suivantes :

Sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures soit 43200 secondes.

Si l’on suit la logique des bâtisseurs qui indique une égalité entre les mètres et les secondes, nous nous apercevons que 271433 secondes est égal à 3.15159653 jours soit PI parfait !

Ainsi que le remerciement :

Merci Monsieur Dupuy-Pacherand

Qu’essaye-t-on de nous faire gober ?

1 – Que si l’on se positionne au sommet de la grande pyramide, la distance du sommet jusqu’à  l’horizon sera un cercle de 43200 mètres de rayon.

2- Que si l’on remplace le rayon en mètres par des secondes , on obtient un cercle de circonférence valant exactement  PI  exprimé en jours.

3- Que sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures.

4- Que les constructeurs connaissaient le mètre car ce genre d’analogie avec les secondes ne marche pas avec les coudées.

5- Que la logique des bâtisseurs indique une égalité entre les mètres et les secondes.

6 – Qu’il est bon de remercier Monsieur Dupuy- Pacherand pour cette découverte.

Vérifions donc cette fabuleuse découverte en activant notre esprit critique !

1 – Calcul de la distance de l’horizon ?

La formule est disponible sur cette page web

R = rayon moyen de la Terre = 6 371 000 m
h = hauteur de l’observation = 280 coudées soit  146.61m avec une coudée royale= π/6 en mètre
D = distance de l’horizon =  √ (2hR + h2)

  Ce qui nous fait D = 43221 mètres et non 43200 mais admettons que leurs calculs n’étaient pas aussi précis que les nôtres et qu’ils ont trouvé 43200 mètres pour que ça colle plus tard avec le nombre de secondes dans une demi-journée.
Ca commence bien et pourtant c’est complètement faux car la distance de 43200 mètres n’est valable que si la base de la pyramide est au niveau zéro or ce n’est pas le cas sur place du fait que la grande pyramide est construite sur un plateau calcaire, en l’occurrence le plateau de Gizeh.
Il y a donc lieu de prendre en compte la hauteur de ce plateau dans le calcul si l’on veut connaître la véritable distance de la ligne d’horizon.

nil3

Et compte tenu de la hauteur du plateau en question, on ne risque pas de tomber sur 43200 mètres.

2- Incroyable un rayon de 43200 secondes correspond à une circonférence égale au nombre PI en jours !

  Ce qui serait incroyable ca serait surtout que le rayon de 43200 secondes ne correspondent pas au niveau de la circonférence à PI exprimé en jours 🙂
Regardez bien l’astuce 12h = 43200 secondes or 12h c’est aussi une demi-journée.  Si l’on prend comme rayon du cercle une demi-journée , le diamètre du cercle sera de une journée et sa circonférence forcement de 3.14159.. jours.
1 x 3.14 =3.14 .. incroyable 🙂
Mais le pyramidiot attire votre attention sur les 43200 m du rayon pour s’étonner ensuite que le nombre de secondes de la circonférence = PI en jours.
Ca mérite deux baffes !  Heureusement qu’il est mort celui là mais Jacques Grimault risque bien de nous la ressortir.

3 -Sur terre le soleil éclaire chaque jour pendant 12 heures.

 Oui mais seulement deux fois par an aux équinoxes de printemps et d’automne. Le reste du temps la durée des jours et des nuits varie. Une telle ignorance surprend !

4 – Les bâtisseurs connaissaient le mètre.

 Le sujet a déjà été débattu ici.  Le mètre a été défini le 26 mars 1791 par l’Académie des sciences comme étant le dix-millionième de la distance pour aller par le plus court chemin d’un pôle à un point donné de l’équateur.

5 – La logique des bâtisseurs indique une égalité entre les mètres et les secondes.

  Non c’est seulement la logique des pyramidiots qui indique ce genre d’égalité débile ! Méfiez vous de ceux qui confondent Maitre, mètre et « je vais vous la mettre ». Franchement vous imaginez les bâtisseurs définir la hauteur de la grande pyramide en coudée de telle sorte qu’une fois la distance de la ligne d’horizon transformée en mètres puis en secondes, donne une demi-journée ? Et le tout histoire de se servir de ce rayon en secondes pour exprimer PI en jours ?

6 – Merci Monsieur Dupuy-Pacherand

Oui merci pour votre ignorance qui nous a fait sourire 🙂

Conclusion

Comme vous avez pu le constater, ce n’est pas vraiment difficile de contrer les dires d’un pyramidiot, il suffit simplement d’être un peu moins con que lui pour y arriver.

 

Grande pyramide et vitesse de la lumière

 D’après le film « La révélation des pyramides » de Jacques Grimault et Patrice Pooyard, les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre, PI, PHI ainsi que la vitesse de la lumière exprimée en mètres par seconde.

 En ce qui concerne le mètre, PI et PHI nous avons déjà donné notre avis dans l’article « La révélation des pyramidiots » mais qu’en est-il pour la vitesse de la lumière qui dans le vide est de 299 792 458 m/s

IC

 La relation entre pyramide et vitesse de la lumière est exposée ainsi :

 Périmètre du cercle circonscrit en mètres  – périmètre du cercle inscrit en mètres = mêmes chiffres que ceux de la  vitesse de la lumière en m/s si l’on fait abstraction de la virgule et du fait que l’on obtient pas des m/s en soustrayant deux valeurs en mètre.

 5 carottes –  3 carottes  est égal à 2 carottes et non  à deux carottes épluchées par seconde !  Il suffit de ne pas avoir séché l’école primaire pour le savoir 🙂 idem pour la différence entre 299.792458 et 299792458. La position de la virgule fait que les deux nombres sont en fait complètements différents.

 De plus , il faut aussi admettre que les constructeurs de la grande pyramide aient eu exactement la même démarche intellectuelle de subdivision du temps que nous pour définir la seconde. On sait qu’ils avaient  découpé un jour en 24 heures mais de même que l’on peut mesurer un angle en grades ou en degrés, il leur aurait été tout à fait possible d’inventer un autre système de subdivision du temps. Ceci dit pour obtenir la seconde et mesurer la vitesse de la lumière avec un cadran solaire, nous leur souhaitons bien du plaisir 🙂

 Nous vous invitons à utiliser la calculatrice scientifique de Windows pour que vos calculs aient le maximum de précision. Après tout quand on parle de vitesse de la lumière, autant être le plus précis possible.

 Afin d’effectuer le calcul , nous avons besoin de connaître la  valeur de la coudée royale exprimée en mètre en admettant comme postulat hautement improbable  que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre et ont dessiné un cercle de 1 m de diamètre pour obtenir leur coudée royale :

 π en mètres / 6 = 0,52359877559829887307710723054658 m

Nous avons aussi besoin de connaître la valeur de la racine carré de 2 pour calculer le diamètre du cercle circonscrit.

√2=1,4142135623730950488016887242097

 Comme vous pouvez le constater, la calculatrice scientifique de windows aligne bon nombre de chiffres après la virgule.

 Ne perdez pas de vue non plus que si nous en avons besoin, les constructeurs de la grande pyramide en avaient besoin aussi 🙂

 Et maintenant passons aux calculs !

 Périmètre du cercle circonscrit en mètres = (base en coudées x valeur de la coudée en mètres x √2) x π

 Ce qui donne : 1023,5667492803689983431089373048 m

 Périmètre du cercle inscrit en mètres = (base en coudées x valeur de la coudée en mètres) x π

 Ce qui donne : 723,77098941321963204786267332425 m

Différence entre cercle circonscrit et cercle inscrit = 299,7957598671493662952462639806 m/s  au lieu de 299,792458 m/s comme annoncé 🙂

 N’auriez vous pas la légère impression qu’on vous prend pour des cons quand on vous dit que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient la vitesse de la lumière ?

 Le but non avoué est évidemment de nous faire gober qu’il y a de la connaissance extraterrestre intégrée dans cette pyramide, la vitesse de la lumière pensez donc ! Les gogos vont adorer et à aucun moment ils ne se poseront la question de savoir:  à quoi cela pouvait-il bien leur  servir de connaître la vitesse de la lumière du temps des pyramides ?

 Et pourquoi ne trouve t-on aucune trace de la vitesse du son ?  340.29 m/s ou 1224 km/h

 Tout simplement parce que comme le dit le dicton « C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains paraissent brillants avant d’avoir l’air cons ».

 Mais il y a plus délirant encore que cette histoire de soustraction entre cercles inscrits et circonscrits, la latitude (*) de la grande pyramide correspondrait aussi aux chiffres de  la vitesse de la lumière quand elle est écrite en degrés décimaux.

(*) La latitude est une mesure angulaire s’étendant de 0° à l’équateur à 90° aux pôles.

Dans le temps elle était exprimée en degrés – minutes – secondes mais depuis l’arrivée des ordinateurs et des GPS , les notations équivalentes en degrés décimaux sont également utilisées :

  • DMS Degré:Minute:Seconde (49° 30′ 00″ – 123° 30′ 00″)
  • DD Degré décimal (49,5000° – 123,5000°), généralement avec 4 décimales
 Dans le degré décimal , on conserve l’heure en degrés mais les minutes et les secondes sont converties en décimal  genre 60 minutes ou 60 secondes = 100. Un choix bâtard  fait par les informaticiens pour se simplifier la vie alors comment les constructeurs de la grande pyramide auraient-ils pu avoir la même idée ?
Allez faire un petit tour dans Google Maps et rentrez les coordonnées suivantes :
latitude1
et voilà, la latitude 29.9792458 tombe presque au niveau de la marche du couloir de la chambre de la reine si on prend une longitude passant pile par l’axe nord-sud de la pyramide.
latitude

Une coincidence qui pour certains pyramidiots n’en est pas une, car c’est bien connu , la notation en degrés décimaux qui est apparue avec l’informatique et les GPS était forcement connue des constructeurs de la grande pyramide 🙂 Ils étaient sacrément médiums en ce temps là.

Après 299.792458 et 29.9792458 , il semblerait que la grande pyramide puisse aussi prédire le cours de la bourse

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ainsi que le nombre de comprimés saisis lors de l’ arrestation d’un individu qui était loin d’être une lumière 🙂

arrestation

Incroyable non ?  

 Conclusion

 Outre l’énorme erreur de logique mathématique du genre distance – distance = vitesse associée à une non prise en compte de la position de la virgule dans les chiffres, à certaines valeurs volontairement arrondies ainsi qu’à une chronologie des évènements plus que douteuse, le film la révélation des pyramides » ne révèle en fait que l’inculture de ses auteurs et leur volonté de transmettre un message apocalyptique bidon.

 Voilà une civilisation antédiluvienne qui aurait construit la grande pyramide dans le but de nous avertir d’un danger d’extinction de la race humaine qui se reproduit tous les 25760 ans environ.

 Cette civilisation qui aurait inventé le mètre avant nous et pourquoi pas  la notation de la latitude en degré décimaux avant l’ordinateur et le GPS aurait volontairement consigné PI, PHI, le mètre et la vitesse de la lumière dans les dimensions et la position de la grande pyramide tout en oubliant volontairement d’écrire partout ou elle aurait pu le faire, notamment dans la grande galerie.

 Et le pire c’est que pour retrouver ces dimensions , il faut déjà les connaître et les rechercher en mètre alors même que celui-ci n’était pas connu des constructeurs 🙂 Parce que si on ne connaît pas la vitesse de la lumière et qu’on trouve un nombre comme 299,792458 , le rapprochement sera loin d’être évident. Idem pour PI et PHI.

Reste maintenant à gérer le nombre incalculable de gogos qui y croient « dur comme fer » vu qu’il est bien connu que « Plus c’est gros, plus ça marche » et qui sont prêts à en découdre dans tous les forums.

Incroyable anomalie de température sur la face est de la grande pyramide

 Une anomalie thermique de toute première importance a été détectée sur la façade est de la grande pyramide par la mission Scan pyramids. Voici ce que le ministre des Antiquités Egyptiennes déclarait lors d’une conférence de presse organisée le Lundi 9 Novembre 2015 au pied des pyramides.

 La thermographie infrarouge n’ayant pas l’air d’avoir permis de mettre en évidence l’existence des rampes internes modélisées par le tandem Houdin-Tayoubi, ça, ils oublient volontairement de le dire, elle a quand même permis de révéler une anomalie de température de 6°C entre quelques pierres de la façade est.

 Et c’est reparti avec les suppositions de départ de rampes ou de salle secrète alors que l’on voit très bien sur les photographies qu’aucun linteau n’existe dans cette zone. Peu importe car la publicité pour les logiciels de Dassault et la théorie de la rampe interne l’emporte sur la vérité scientifique !

 Nous allons donc analyser nous mêmes cette fameuse découverte reprise par les médias ( TV , radio , journaux , internet ) sans aucun sens critique de la part des journalistes comme d’habitude.

 Voici l’endroit en question .. vous voyez, sans linteau, si vous enlevez une pierre, vous avez toutes les chances d’en prendre une du dessus sur la tête.

facade

 et voici l’image infrarouge. Les zones en rouge étant les zones les plus chaudes.

infrared1

 Le spécialiste de la thermographie infrarouge, Jean-Claude Barré dit ne pas comprendre la raison pour laquelle ces deux pierres sont plus chaudes que celles qui les entourent et pourtant il existe une explication plus qu’évidente à ce phénomène.

 Les faces de la grande pyramide sont orientées , nord sud est ouest.

 Le soleil se lève à l’est, il éclaire donc d’abord la face des pierres exposées à l’est or vous pouvez remarquer sur la photographie de la zone en question que certaines pierres en saillie ont aussi une face exposée au sud. Voir contours jaunes ci-dessous.

facade1

 La course du soleil étant est, sud-est, sud, sud-ouest, ouest, au départ seules les faces des pierres exposées à l’est reçoivent le rayonnement solaire. Il en va tout autrement dès que le soleil est en position sud-est car les pierres orientées est et situées à coté de celles en saillies reçoivent plus de rayonnement du fait de la réflexion de la lumière sur les faces exposées au sud.

facade2

 Certaines faces de pierres situées à l’est vont donc recevoir le rayonnement est puis sud-est réfléchi sur les faces sud alors que d’autres n’auront que le rayonnement est. Elles vont donc s’échauffer plus que les autres puisqu’elles reçoivent plus de rayons.

 Vous pouvez tous remarquer que la face sud du bloc de droite est cassée en triangle. Au dessus du triangle , la lumière ne peut plus se refléter et c’est pour cela que la zone 2 est restée plus froide que la zone 1. (voir les deux photographies ci-dessous)

facade3

infrared2

 Et plus on s’éloigne des faces sud , plus la température décroit. C’est clairement visible sur la photographie infrarouge.

 Il s’agit donc bien d’un phénomène de réflexion des rayons solaires. Ce sont simplement les faces situées au sud qui apportent de l’énergie supplémentaire à certaines faces à l’est.

 La mission Scan pyramids vient donc de faire une découverte scientifique exceptionnelle en prouvant que la lumière peut se refléter sur des pierres de couleur claire. Avec ça on est bien avancés 🙂 Incompétence des chercheurs sur ce coup là et incompétence des journalistes. Cette pyramide n’a décidément pas fini de créer des pyramidiots.

Conclusion

 Le plus triste dans cette affaire , c’est qu’à force de chercher aux mauvais endroits, ils vont finir par conclure qu’il n’y a aucune chambre secrète dans la grande pyramide et interdire toute recherche future sous prétexte que si tous ces « spécialistes » n’ont rien trouvé c’est qu’il n’y a plus rien à trouver.

Affaire close !

 Maintenant si vous voulez vraiment savoir ou se trouve la salle secrète, allez faire un petit tour sur cette page.

 

La révélation des pyramidiots

 « La révélation des pyramides » rebaptisée à l’occasion de cet article « La révélation des pyramidiots » est un film de Patrice Pooyard et de Jacques Grimault ou les deux compères tentent de nous faire gober que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre bien avant son invention en 1791.

 C’est en effet à cette date que l’assemblée nationale Française a confiée le projet d’une nouvelle unité de mesure à des savants de renom (Borda, Condorcet, Lagrange, Laplace, Lavoisier et Monge) qui ont proposé au final de définir le mètre comme une distance correspondant au dix millionième du quart du méridien terrestre qu’ils ont mesurés.

 Un choix étonnant quand on y pense car la mesure exacte de la longueur d’un quart de méridien terrestre est loin d’être évidente à réaliser du fait du relief et des mers. On peut quasiment être certain qu’en cas de perte du mètre, retrouver sa valeur par une deuxième mesure donnerait un résultat sensiblement différent ne serait ce que du fait de la dérive des continents ou du fait des marées terrestres.

 De nos jours sa définition a évoluée et depuis 1983 le mètre est la distance parcourue dans le vide par la lumière en 1/299 792 458 ème de seconde. Personnellement si nous avions  eu à inventer le mètre, nous aurions plutôt optés pour un étalon naturel qui n’aurait pas bougé depuis des dizaines de milliers d’années , genre espace entre deux dessins préhistoriques dans une grotte. Ce genre de dessin est stable dans le temps et cela aurait fait honneur aux ancêtres. Mais revenons en à cette fameuse révélation de Grimault et Pooyard, à savoir que les constructeurs de la grande pyramide connaissaient le mètre mais aussi PHI (le nombre d’OR) et PI.

 Petit rappel : mathématiquement , le rapport entre le diamètre d’un cercle et sa circonférence est le nombre PI. Cela veut dire que si le diamètre d’un cercle est x, sa circonférence sera de x multiplié par PI.

 PI (3.1415926….) est une constante mathématique qui concerne une infinité de diamètres et non une valeur métrique.

 PHI (1.618…) est le nombre d’or , c’est le seul nombre qui possède les propriétés mathématiques suivantes :

PHI² = PHI+1 = 2.618…

1/PHI = PHI-1 =0.618…

 Ce n’est pas non plus une valeur métrique.

 Le raisonnement de nos deux compères est le suivant : PI-PHI²=Valeur de la coudée royale en mètre uniquement si le diamètre du cercle fait un Mètre.

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 Or la chambre du roi dans la grande pyramide mesure précisément 10 coudées soit 5.236 m de largeur donc les constructeurs connaissaient PI , PHI et le Mètre. Preuve supplémentaire, le périmètre de la chambre du roi fait 60 coudées donc 31.146 m … PI multiplié par 10 donc c’est sur, ils connaissaient PI.

PI-PHI-1

 À aucun moment dans ce « documenteur » ils ne se posent les questions suivantes :

 Quelle est la probabilité pour que le dix millionième du quart d’un méridien terrestre corresponde pile poil au diamètre d’un cercle de six coudées de circonférence ? Cela sous entendrait qu’en -2560 avant JC , les constructeurs auraient fait exactement le même calcul qu’en 1791 pour définir la coudée royale au lieu de mesurer le bras de leur pharaon 🙂

 Une unité de mesure ne pouvant se référer à-elle même pour se retrouver , comment faire pour tracer un cercle parfait de 6 coudées de circonférence et retrouver le Mètre ?

 À quoi peut bien servir PI dans une pyramide ou il n’y a rien de circulaire ?

 À quoi sert PHI concrètement dans cette pyramide ?

 Comment peut-on être vraiment sûrs que la largeur de la chambre du roi faisait bien 10 coudées et pas 9.99 ou 10.1 coudées ? Il faut savoir que les coudées égyptiennes retrouvées font en réalité entre 52 et 54 cm. La valeur de 52.36 cm étant en quelque sorte la valeur idéale pour que PI-PHI²=coudée royale de 0.5236 m.

La pyramide d’à coté , celle de Khephren a une chambre funéraire qui mesure 5 m x 14.15 m soit 9.549 x 27.02 coudées avec une coudée de 0.5236 m donc pourquoi celle de Kheops aurait de son coté, pile 10 x 20 coudées d’autant plus que sa hauteur fait 5.84 m ( 11.154 coudées au lieu de faire 11 coudées. ) ?.

 Toutes ses concordances ne peuvent elles pas s’expliquer autrement ?

 Est-ce une volonté des constructeurs ou une volonté des mesureurs ?

 Pour le savoir, on va partir du principe que les constructeurs ne connaissaient ni PI , ni PHI ni le Mètre et que leur coudée ne faisait pas tout à fait 0.5236 m.

 Au départ les constructeurs ont simplement la volonté de créer une chambre dont la longueur est le double de sa largeur.

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En faisant cela, il viennent déjà de faire apparaître exactement les mêmes chiffres que ceux de la largeur en mètre de la chambre du roi.

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 1+2+2.236 = 5.236 incroyable ? non parce que ce chiffre découle simplement des propriétés géométriques particulières de n’importe quel triangle ayant un coté qui est le double de l’autre.

 La pyramide est terminée , le temps passe , les grecs découvrent PI et PHI

 Maintenant , intéressons nous un peu aux inventeurs du mètre. Qui étaient-ils ?

 Nicolas de Condorcet ( Franc-Maçon ) Gaspard Monge ( Franc-Maçon ) Antoine de Lavoisier ( Franc-Maçon ) Pierre-Simon Laplace ( Franc-Maçon ) Pour Borda et Joseph Louis Lagrange je ne sais pas mais cela fait déjà quatre Francs-Maçons sur six savants.

 Or qu’est ce qui intéresse les Francs-Maçons depuis toujours ? LA GEOMETRIE. mais aussi l’art de transmettre leurs connaissances mathématiques par la géométrie.

 Qu’est ce qui empêchait donc ces savants de se servir de la largeur de la chambre du roi (qui a le mérite d’avoir parfaitement résisté au temps) pour définir le Mètre et rendre ainsi un hommage aux bâtisseurs ?

PI-PHI-1

 Pour appliquer correctement un système métrique décimal sur un système arithmétique décimal , ils décident donc que la chambre fait 10 coudées de large , même si en réalité ce n’était pas tout à fait le cas. Ensuite hé bien , le tour est joué , il suffit de dire que la distance entre le mur nord et le mur sud de la chambre est de 5.236 m pour faire apparaître PHI , PI et le Mètre sans aucun problème et sans aucune volonté originelle des constructeurs. En plus , en procédant de cette manière on obtient une précision millimétrique ou plus.

 Qu’est ce qui est le plus vraisemblable :

 Que des savants Francs-Maçons aient voulu imprimer une trace de PHI , PI et du Mètre dans cette pyramide ou que ses constructeurs connaissaient PI, PHI et le Mètre ?

 En imposant le fait qu’une coudée royale = 0.5236 m , il est tout a fait normal de retrouver PI dans 6 , 60 , 600 coudées et PHI dans 5, 50, 500 coudées puisque PI= 6 coudées et PHI²=5 coudées.

 Mais alors pourquoi le Mètre a t-il été défini autrement par ces savants qui auraient pu dire que leur étalon était la largeur de la chambre du roi de la grande pyramide. À quoi bon aller mesurer un méridien si on peut facilement retrouver le mètre autrement ?

 Tout simplement parce que le Mètre ainsi défini aurait été jugé trop Maçonnique aux yeux de certains et que la grande pyramide ne se trouve pas sur le territoire Français. L’Eglise catholique aurait peut-être interdit cet hommage à cet édifice non Chrétien donc une fois le mètre défini, il fallait trouver un équivalent passe partout que personne ou presque ne pouvait vérifier.

Et le pyramidion dans tout ça ?

 Le film insiste aussi lourdement sur un pyramidion complètement déglingué et retrouvé à Dashur c’est à dire à 20 km à vol d’oiseau de la grande pyramide.

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 Une fois restauré par l’égyptologue Allemand Stadelman , celui-ci faisait 1 m de hauteur par 1.57 de largeur .. quoi un Mètre de hauteur et la moitié de PI en largeur .. bon sang mais c’est forcement le pyramidion de la grande pyramide s’exclament en chœur nos deux compères !

 Il aurait fallu un sacré coup de vent 🙂 mais le plus beau c’est que si l’on regarde le sommet de la pyramide de Khephren, on y voit un décaissé qui laisse à penser que le pyramidion des grandes pyramides était fait d’un seul morceau et non d’un assemblage de pierres.

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 Moulé ou taillé et réalisé en un seul morceau il aurait beaucoup mieux résisté au temps.

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 Et pendant ce temps là , « la révélation des pyramidiots » continue à séduire tout un tas d’internautes n’ayant pas un sou de jugeote. J’ai parfaitement conscience qu’en écrivant cet article qui contredit les dires des « deux experts », je vais m’attirer leur foudre mais peu importe, j’ai dit ce que j’avais à dire sur le sujet .. comprenne qui pourra ! Ceci dit, si vous cherchez une vraie révélation , allez plutôt faire un tour sur cette page.

Droit de réponse de Philippe Lheureux à J-P. HOUDIN, DASSAULT SYSTEMES, M.CHARTIER ainsi qu’à l’administrateur du forum DDCHAMPO

 Ejecté du forum l’Egypte de DDCHAMPO et sévèrement tancé par Jean-Pierre Houdin et Marc Chartier pour avoir osé écrire sur www.kheops.biz , sur deux forums et sur Facebook que les dessins et les descriptions des premiers égyptologues démontraient que les fissures du plafond de la chambre du roi étaient beaucoup plus récentes que ce que les calculs de Dassault Systèmes laissaient entendre,  je  n’accepte pas pour autant que l’on essaye de me faire passer pour un cas psychiatrique en mal de reconnaissance ou pour un chercheur malhonnête n’ayant pour but que la promotion de sa théorie et de ses livres.

Commençons par Marc Chartier et Jean-Pierre Houdin qui disent sur le blog pyramidales :

 Or, quelles que soient ces théories ou hypothèses, pouvant éventuellement faire l’objet d’échanges de points de vue entre spécialistes concernés, il est certaines découvertes avérées ou certitudes scientifiques qui, au nom même de la plus élémentaire rigueur intellectuelle, doivent être reconnues comme telles, sous peine de pourrir la sérénité du débat. La recherche scientifique et la vérité historique se doivent de respecter une éthique et une honnêteté intellectuelle sans lesquelles la porte est grande ouverte à toutes les fraudes et compromissions, ainsi qu’aux dérives qui entacheraient la crédibilité des découvertes. Il est trop facile de tordre ou mépriser certains constats indéniables, sous prétexte de défendre une théorie personnelle, aussi respectable puisse-t-elle être « subjectivement ».

 Par découverte scientifique avérée , entendons le calcul de Dassault systèmes tout auréolé du prestige de cette société qui se sert de la théorie de Jean-Pierre Houdin pour promouvoir ses logiciels. Bon d’accord , c’est du mécénat mais du mécénat à but commercial (voir à 8:26 sur la vidéo ci-dessous) donc pas forcemment de la plus pure objectivité scientifique. La 3D impressionne le grand public , tape à l’oeil des journalistes , mais ne valide pas grand chose au niveau scientifique. Pour le calcul des fissurations des poutres , observons les en plein travail à la 45.53 minute de cette vidéo. Positionnez la souris sur l’ascenseur horizontal de la vidéo pour arriver directement à 45.53 minutes.

 N’avez vous rien vu d’anormal scientifiquement parlant ? Voici le modèle utilisé par Dassault pour sa simulation des fissurations, il nous a été transmis par Jean-Pierre Houdin à une époque où il était un peu plus ouvert aux critiques et où il ne faisait pas semblant de ne pas me connaître.

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 Il est bien dessiné mais dans une étude de fissuration de poutres, il y a lieu de prendre en compte uniquement les poutres les moins hautes et les plus larges de chaque plancher car ce sont celles qui sont les moins résistantes. Ce sont elles qui se fissureront en premier. Rapellez vous la coupe ci-dessous extraite de notre étude « Chambres de décharge ou plafonds de charge« .

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En considérant toutes les poutres comme ayant une même hauteur , Dassault Systèmes fait une grosse erreur dans la rentrée des données et sa simulation ne peut qu’être faussée.

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Idem pour la non prise en compte de report du charge du à la sape le long du mur sud.

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Pour ces deux raisons, faire croire au gens que tout est OK scientifiquement relève de la fraude intellectuelle. C’est bien joué commercialement mais coté scientifique , il y a vraiment à redire !

Voici les conclusions de Dassault Systèmes que m’a transmis Jean-Pierre Houdin :

La conclusion que l’on tire de ces calculs :

 Les poutres du 1er plafond n’ont commencé à « craquer » qu’au moment où la hauteur de maçonnerie au-dessus de l’axe moyen horizontal (niveau + 64 m) des chevrons (toit) a atteint …55 m (à quelques mètres près) c’est à dire que la pyramide avait atteint une hauteur d’environ 119 m !!! A ce niveau + 119 m (à quelques mètres près), plus de 98,5% du volume de la pyramide est déjà construit !!!

 Puis celles du 2ème plafond ont « craqué » quand la pyramide a atteint une hauteur d’environ 132 m (à quelques mètres près), soit 68 m de maçonnerie au dessus du niveau + 64 m.

 Enfin, celles du 3ème plafond ont « craqué » quand la pyramide a atteint une hauteur d’environ 141 m (à quelques mètres près), soit 77 m de maçonnerie au dessus du niveau + 64 m. Le sommet n’était plus très loin…

 Par contre, les poutres du 4ème plafond n’ont pas « craqué » car la pyramide était…terminée !!! Il n’y avait donc plus de charge supplémentaire.

 C’est cela que vous appelez de l’honnêteté intellectuelle ? Je suis prêt à parier que n’importe quel ingénieur structure digne de ce nom vous confirmera que, s’il y a affaissement progressif du mur sud , toutes les poutres encastrées, donc liées les unes aux autres par la transmission des charges, vont descendre en même temps et que celles qui vont craquer en premier sont celles dont la hauteur (donc la résistance au cisaillement) est la plus faible. On devrait donc avoir dans l’ordre 3 ème , 2 ème , 1er et si le quatrième plafond n’a pas craqué c’est probablement parce que le poids du dernier niveau n’était pas assez important pour maintenir correctement l’encastrement au nord.

 Nota : quand je dis 3 ème , cela ne veut pas dire toutes les poutres du 3 ème mais uniquement celles qui ont la plus petite hauteur. Les plus grosses peuvent craquer après. L’ordre ne dépend pas de la position du plafond mais uniquement de la résistance de chaque poutre. Pour le reste, déterminer l’époque exacte de l’affaissement du mur sud relève de la médiumnité et non d’un logiciel qui lui ne peut prévoir que son impact sur la structure.

 Où est la découverte scientifique dans le calcul de Dassault Système ?  Dassault a t-il démontré pourquoi le mur sud s’est affaissé alors qu’il est censé reprendre moins de poids du fait que la chambre du roi n’est pas au centre de la pyramide ? L’affaissement du mur sud est déjà décrit comme cause probable de la fissuration par Gilles Dormion dans le livre « La chambre de Chéops »… où est la nouveauté ?

 Certains diront que ce débat n’a même pas lieu d’être car Sir Flinders Petrie a mentionné dans un de ses écrits qu’une des fissures avait été volontairement plâtrée. Or comment aurait-elle pu avoir été plâtrée si ce n’est par les constructeurs eux mêmes ?.

 Les deux seules photographies que j’ai pu trouver sur internet et qui montre du plâtre à proximité d’une fissure sont celles la !

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 Elles montrent simplement des traces de bavures non nettoyées avec une fissure à proximité mais pas de plâtre dans les fissures elles mêmes. Si quelqu’un a la photographie d’une fissure colmatée, qu’il me l’envoie et je reconnaitrais que la fissuration date bien de l’époque des constructeurs. Posez vous aussi la question : pourquoi les constructeurs n’auraient-ils comblé qu’une fissure ? Ne trouvez vous pas étrange par ailleurs que les constructeurs n’aient pas lissés les joints ou fait disparaitre les traces de bavures ? D’après la théorie officielle , on est dans un tombeau royal, pas dans une cuve étanche 🙂 Si comme le disent Dassault et Houdin, la fissuration a eu lieu plusieurs années après la finition de la chambre, pourquoi n’ont-ils pas nettoyé le plafond entre temps ? Vous remarquerez aussi sur cette photo que le plâtre passe par dessus la marque brune assimilée par certains à l’empreinte d’un étais. Faire croire qu’ils ont vu les fissures et etayé est donc une belle arnaque scientifique ! Les constructeurs connaissaient le poids de leurs poutres et savaient pertinament qu’aucun étais en bois de 5.85m de haut ne pouvait les reprendre sans flamber (terme technique pour fléchir sous le poids).

 On voit très bien sur la photo qu’un joint plâtre existe entre la poutre et le mur sud , les bavures viennent de la mise en place des poutres et prouvent que personne n’est rentrée dans la chambre ensuite pour les nettoyer. Or si personne n’est rentré dans la chambre pour nettoyer les bavures et lisser les joints, comment les constructeurs auraient-ils pu voir les fissures ?

Pour en revenir au premiers dessinateurs ayant fait le relevé de la chambre du roi avec de nombreux détails mais sans mentionner les fissures au plafond , ainsi qu’aux récits des premiers explorateurs s’extasiant sur le parfait état de conservation de la chambre du roi, il est vrai que j’ai trouvé cela intéressant à mentionner.

L’enjeu est important car si l’on peut prouver que la fissuration ne date pas de l’époque de la construction ou que les constructeurs n’ont pas vu les fissures, on réduit a néant l’explication officielle concernant le passage reliant la grande galerie à la chambre de Davison et il ne reste que ma théorie pour l’expliquer.

 Voila la vraie raison qui pousse les sympathisants de la théorie officielle à voir rouge et à me traiter de troll dans les forums. Le danger est grand de voir s’écrouler une théorie qui date des débuts de l’égyptologie moderne.

 Rassurez vous , même si l’enjeu est grand , il n’est pas question pour autant de truquer les résultats. Ce n’est pas mon genre.D’un autre coté j’attend le même fair-play de la part de mes détracteurs.

 Pour cette raison j’ai quelques commentaires à faire concernant le résumé et les conclusions de l’article de Marc Chartier co-écrit en partie par Jean-Pierre Houdin.

Résumé :

– En 1638, John Greaves indique que les murs de la Chambre du Roi sont couverts de fumée des chandelles et que l’on ne peut réellement les distinguer.
- En 1740, Benoît de Maillet indique qu’en raison de l’obscurité et du noirci des murs dû aux chandelles, il est difficile de bien juger la qualité des pierres des chambres et couloirs.

 Bien joué mais comment expliquez vous que malgré toute cette suie, les joints du plafonds soient restés d’une blancheur éclatante :-). Et si l’on en juge par les bavures de plâtre , personne ne s’est amusé à nettoyer le plafond. Pour faire son relevé de l’appareillage des murs , Piazzi Smith à forcemment du utiliser une échelle et se faisant , s’est approché du plafond. Quant à Perring , son relevé de la chambre de Davison ne mentionne pas non plus de fissures. Certains diront que c’est normal vu qu’il y avait 11 à 23 cm de fientes de chauves souris sur le sol. Le voici photographié par Gilles Dormion.

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 Les égyptologues ont bien travaillé. Non seulement ils ont viré toute l’épaisseur des fientes mais en plus ils ont nettoyé les fissures et les pierres qui comblent les joints 🙂

– En 1798, pendant l’Expédition d’Égypte, le colonel Coutelle, avec sa rigueur militaire, remarque les fissures du plafond de la 1ère chambre de décharge. (Note : techniquement parlant, le 2ème plafond ne pouvait pas avoir fissuré sans que le premier ne fissure en premier.)

 Faux et nous avons vu pourquoi au dessus. Les poutres du premier plafond sont plus hautes et donc résistent mieux que celles des autres plafonds. D’autre part le deuxième plafond comporte 8 poutres contre 9 pour le premier , ce qui fait que le rapport largeur/hauteur de chaque poutre les rend nettement moins résistantes. Pire encore, comment expliquer que le colonel Coutelle remarque les fissures du plafond de la chambre de Davison et passe à coté de celles où il marche (voir photo des fissures prise par Gilles Dormion)

– En 1835, le colonel Howard Vyse enfile une tige de fer dans une fissure du plafond de la première chambre de décharge.

 Tsss Tsss , il est précisé dans une fissure d’un joint entre les poutres et non d’une poutre mais l’oubli de cette petite précision est involontaire n’est-ce pas 🙂

– En 1865, Charles Piazzi Smyth visite le Plateau de Gizeh, 37 ans après le colonel Coutelle, 30 ans après Howard Vyse et 15 ans avant Petrie. Il fait principalement une description des murs de la Chambre du Roi. Il admet qu’il n’a pas porté une attention particulière au plafond de la Chambre du Roi et qu’il n’a pas visité les chambres de décharge au-dessus de celle-ci, s’en remettant pour cela aux mesures relevées par Howard Vyse.

 Par Perring et non par Howard Wyse. Perring qui a vu les joints entre les poutres mais pas les fissures.

– En 1880, Sir Flinders Petrie fait une description très détaillée des fissures du plafond de la chambre du Roi, de la 1ère et de la 2ème chambre de décharge. Il infirme que les poutres soient polies comme l’a rapporté Piazzi Smyth.

 Et cette fois ci , il décrit la fissuration des poutres avec précision ainsi que la fissure recouverte par du plâtre et dont il nous manque la photographie.

Conclusion :

 Il est évident que le témoignage de Piazzi Smyth ne peut en aucun cas servir de preuve absolue qu’il n’y avait pas de fissures dans les plafonds de la Chambre du Roi en 1865. Tout au contraire et après analyse, il montre que la description la Chambre du Roi par Piazzi Smyth est très incomplète, l’auteur n’ayant pas apporté, selon son propre aveu, une attention particulière aux éléments (les plafonds) qui recélaient les fissures, l’état général des murs et plafonds étant très difficilement observable en raison du mode d’éclairage de l’époque et de la présence d’une épaisse couche de noir de fumée ; cette remarque est d’autant plus valable pour le plafond de la Chambre, celui-ci se situant à 5,85m du sol. Quant aux chambres de décharge, Piazzi Smyth ne les a pas visitées.

 Oui mais Perring lui l’a relevé et n’a mentionné aucune fissures sur les vues en plan ou les coupes de la chambre du roi et de la chambre de Davison.

 Maintenant, concernant les passages du livre Les Monuments funéraires de l’Égypte ancienne, d’Albert Daninos Pacha, prétendument mis en avant comme éléments de preuve de l’absence de fissures, en voici les termes principaux : « Malgré leur épaisseur et malgré la dureté de la roche, on pouvait craindre qu’elles ne cédassent et ne se rompissent sous le poids énorme de la maçonnerie qui les surmonte. » (Les verbes « céder » ou « rompre » ne veulent absolument pas dire « fissurer ».)

 Parmi les synonymes du verbe CEDER , il y a détériorer et les fissures sont bien des détériorations 🙂

 Quand à ROMPRE , il y a briser, casser , fendiller et c’est bien ce que les poutres ont fait en se fissurant.

 Et encore : « Les mesures étaient bien prises ; dans tout cet ensemble, pas une pierre n’a bougé par le seul effet de poussées intérieures ou du lent écrasement des matériaux. » (Le verbe « bouger » ne veut également pas dire « fissurer ».)

 La aussi il faut arrêter de jouer sur les mots. Jamais il n’aurait écrit cela s’il avait vu la fissuration des poutres et l’affaissement de 3 cm du mur sud. Dans un appareillage cela se voit quand les joints ne sont plus en face d’un mur à l’autre.

 Pour en conclure avec l’article de Marc Chartier et Jean-Pierre Houdin, l’état des joints du plafond de la chambre et les traces de bavures par dessus les traces brunes prouvent que les constructeurs ne sont pas rentrés dans la chambre pour faire les finitions qui s’imposaient et non pas étayé. Quant aux fameuses fissures rebouchées, il ne s’agit que de bavures non nettoyées à proximité de fissures et non d’un rebouchage volontaire. Ils n’ont pas étayés, ils n’ont pas rebouché, ils n’ont pas nettoyé ! Compte tenu de ses éléments, Il y a donc aucune chance pour qu’ils aient vu les fissures au plafond d’autant plus que vu la hauteur et l’éclairage de l’époque 🙂 Les premiers explorateurs non plus n’ont pas vu les fissures du plafond , qui n’apparaissent ni dans leur dessins , ni dans leurs écrits. La balance penche donc fortement pour une apparition récente des fissures liée probablement au travail de sape réalisé le long de la paroi sud. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs.

En ce qui concerne les propos de Jean-Pierre Houdin sur le forum de France 5 .

 Comme vous avez pu le remarquer, l’auteur d’une théorie « alternative » (mettant en cause la finalité exacte de la Chambre du Roi dans la pyramide de Kheops) profite depuis maintenant trop longtemps de chacune de mes interventions sur Internet, et sur ce Forum en particulier, pour s’immiscer, non pas pour un débat scientifique honnête et respectueux de l’autre, mais pour promouvoir ad nauseam sa théorie à grand renfort de liens sur ses propres sites.

 Jean-Pierre , l’auteur en question , c’est à dire moi , tu le connais bien puisque tu m’as invité deux fois personnellement à la Géode et que tu m’as offert ton livre. Je t’ai offert le mien en retour !  Tu mens quand tu dis que je ne je suis pas la pour un débat scientifique honnête et respectueux de l’autre , d’abord parce que je t’ai toujours respecté même si je ne suis pas d’accord avec la totalité de ta théorie et que je ne t’ai jamais caché quoi que ce soit de mes recherches. Il n’en va pas de même pour toi qui prétends toujours avoir des preuves ou un coup d’avance mais qui ne dévoile rien. Les relations entre nous ont commencé à se détériorer quand je t’ai dit qu’Elio Diomédi avait eu l’idée de la rampe interne avant toi , et que Pierre Crozat était aussi précurseur de l’utilisation d’un contre-poids dans la grande galerie. Tu n’as pas supporté cette suspicion de plagiat.

  Il y a quelques mois, j’ai lu dans la revue L’EGYPTE que cette personne affirmait que je soutenais sa théorie tout en sachant pertinemment que c’était tout le contraire.

 Tu perds la mémoire ou quoi , je t’ai informé moi même par mail de cette erreur faite par le journaliste de cette revue. Je n’y suis pour rien dans ce que les journalistes écrivent, je lui ai simplement dit que tu m’avais invité à la géode. Ta position concernant ma théorie est écrite dans la conclusion de mon dernier livre et il n’y a aucune ambiguité à ce sujet.

 Récemment, cette personne a franchi ce que j’appelle « la ligne jaune » en mettant en cause une société et ses ingénieurs qui ont fait une étude remarquable sur l’origine des craquements des poutres de la Chambre du Roi.

 Ben oui , on a vu plus haut pourquoi ! Si tu veux faire faire une étude correcte de cette structure , demande à un ingénieur structure comme Wolgang Amadeus Jalil , celui la sera capable de t’expliquer ce qui s’est réellement passé. Dassault lui est spécialisé dans l’aéronautique et quand on les entends dire que ce s’ils l’ont fait pour des avions , ils peuvent le faire pour une pyramide, c’est vrai pour le dessin uniquement.. pas pour les calculs de structure.

 Cette personne, dont les connaissances de la pyramide de Kheops semblent extrêmement limitées, prétends détenir une preuve irréfutable de l’absence de fissures avant 1899, texte et dessins à l’appui

 Merci pour l’appréciation 🙂 Les lecteurs de cet article se feront eux même une idée de mes compétences au vu des éléments de réponse fournis. De mon coté , je sais du fait de mon travail en bureau d’études bâtiment que les architectes sont loin d’êtres des experts en structure et tu n’es pas l’exception qui confirme la règle 🙂 La ou tu m’as véritablement déçu , c’est que je te croyais assez intelligent pour défendre ta théorie sans avoir besoin de colporter des rumeurs visant à salir mon image.

Venons en maintenant à l’administrateur du forum DDCHAMPO.

  Nous avions à faire à un troll d’une espèce particulière : le troll imbu de lui-même. Pour ceux qui l’ignorent, sur un forum, un troll « désigne un internaute qui cherche volontairement à saboter les procédés de communication.

 Mais qui sabote le procédé de communication à part le censeur ? J’étais dans la partie du forum consacrée aux théories des chercheurs et j’y exposais ma théorie. Vous n’êtes pas intervenu pour virer ceux qui commençaient à délirer ou à faire du hors sujet mais pour virer le chercheur 🙂

  Il comprend en général très bien le fonctionnement d’internet et sait qu’il est très facile de s’en servir pour manipuler ou mentir.

 Manipuler ou mentir pour vous , c’est exposer une théorie qui remet en question la théorie officielle 🙂 Vous n’avez rien compris à la science.

 Il considère souvent l’espace de discussion sans autre intérêt que celui que peut représenter un jeu de rôle. […] Outre le fait de se défouler et de flatter son égo, le troll malin sert parfois des objectifs précis tel le marketing, l’intégrisme ou la propagande extrémiste. » Un troll ne participe pas à un échange d’idées. Quand le marketing (vente d’un livre par exemple) ou la pub pour un site (référence systématique dans chaque message à ce site) sont contestés, il ne répond pas à une critique et réitère son leitmotiv. Ou alors, il découvre un nouveau fait (lui seul peut voir ce que des générations ont loupé) afin de relancer un débat qu’il ne maîtrise pas et auquel il ne prête aucun intérêt.

 C’est cela oui,  je fais www.kheops.biz , http://pyramide.franceserv.com et j’écris trois livres sur le sujet pour relancer un débat que je ne maitrise pas 🙂 Quant aux liens dans certains de mes messages , c’est pour éviter de faire un copié collé d’un article dans votre forum, c’est fait pour cela un lien. Maintenant , si des que l’on a écrit un livre ou crée un site sur un sujet , on perd le droit d’en parler dans les forums c’est que vous n’avez aucun respect des auteurs ou des chercheurs. Les accusations de marketing à tout va sont absurdes et ne démontrent qu’une jalousie maladive à l’égard de ceux qui ont quelque chose d’intéressant à raconter.

Le simple choix d’un pseudo peut être évocateur : superlutin93. Un lutin peut être bienfaisant ou malfaisant.

Mais quel neuneu , superlutin vient simplement du site www.superlutin.net

 Et comme toujours, lorsque le troll se retrouve banni ou voit son sujet fermé car il empêche le bon déroulement d’un topic par ses réitérations empoisonnantes, il traite les autres de cons et il crie à la censure, sans penser à se remettre en question. Souvent, une psychanalyse serait utile. Sans doute, nous nous trouvons alors devant une personne dépréciée dans sa vie de tous les jours et qui cherche à se mettre en valeur. »

 Vous êtes aussi doué en psychologie qu’en physique des fluides c’est peu dire. Je vous invite sur www.superlutin.net/censure.html . Vous y apprendrez ce qu’est véritablement un troll.

 Pour en terminer avec ce droit de réponse, je rapellerais l’article l’article 19 de la déclaration des droits de l’homme.

 Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

A bon entendeur .. salut !

et je précise que je n’ai rien contre tous ceux que j’ai remis à leur place dans ce droit de réponse et qu’il seront toujours les bienvenus pour parler pyramide avec moi.

Analyse critique du « circuit noble » imaginé par Jean-Pierre Houdin

 Surreprésentée dans les médias, les forums internet et dans l’excellent blog de Marc Chartier « Pyramidales », la nouvelle théorie de Jean-Pierre Houdin s’attaque cette fois ci à l’architecture interne de la grande pyramide.

 Tout commence malheureusement par une campagne de publicité mensongère ou une simple théorie est annoncée comme une découverte. Erreur de communication ou volonté de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Certains amis m’ont même appelé au téléphone pour me dire  » Tu as vu , ils ont découvert deux nouvelles chambres dans la pyramide de Khéops ».

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Cliquez sur l’image pour accéder à l’article du monde

On pourrait penser que seuls des journalistes incompétents peuvent confondre le mot découverte avec le mot théorie mais le principal intéressé déclare lui même dans une de ses vidéos.

 « Dans la pyramide de Khéops, il y a deux antichambres » et un peu plus loin « Donc j’annonce qu’il y a deux antichambres dans la pyramide de Khéops.

 Et la marmotte , elle met le chocolat dans le papier d’alu ?

 La rigueur scientifique impose normalement un peu plus de retenue dans les déclarations à la presse mais ici nous sommes dans un curieux mélange des genres : Un show médiatique permettant avant tout de présenter un nouveau spectacle 3D à la géode.

 Tout ce tapage autour de cette nouvelle théorie ne serait pas bien grave si au final , la science était au rendez vous mais nous allons voir qu’il n’en est rien et que ce n’est pas parce qu’une chose est virtuellement possible à l’intérieur d’un ordinateur de Dassault Systèmes qu’elle a été réalisée sur place.


From Snefrou to Kheops par mchartier

Un drôle de circuit noble !

 Comme vous pouvez le remarquer dans la vidéo ci-dessus, la nouvelle théorie de Jean-Pierre Houdin consiste en un copié collé de l’architecture interne de la pyramide rouge à l’intérieur de celle de Khéops. Celle-ci se raccordant pile à l’endroit de la pierre clé de notre théorie.

 Cela fait maintenant plus de huit ans que notre théorie de la serrure hydraulique parle d’une pierre destinée à s’enfoncer dans le mur nord de la chambre du roi. La pression de l’eau générée par le remplissage des conduits enfonce la pierre qui libère du sable afin de faire bouger certaines pierres et permettre l’accès à de nouvelles chambres.


Une serrure hydraulique dans la pyramide de… par superlutin93

 Dans sa nouvelle théorie , Jean-Pierre Houdin utilise cette même pierre comme bouchon d’un circuit noble destiné à éviter aux prêtres de « courber l’échine » en passant par le couloir ascendant et par la chambre des herses. Au départ, Jean-Pierre a remarqué un bloc aujourd’hui disparu sur une ancienne photographie de la chambre du roi.

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 D’après lui ce bloc avant d’avoir été brisé par les pilleurs, avait des dimensions qui collaient parfaitement avec celle d’un bloc bouchon mis dans le couloir d’accès à la chambre du roi.

 De plus , la mise en place de ce bloc n’était possible que de l’intérieur de la chambre, ce qui condamnait les ouvriers à une mort atroce sauf s’ils pouvaient ressortir autrement (par le circuit noble .. qui ceci dit perdait au passage une partie de sa noblesse).

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Le bloc B est repoussé suivant le sens de la flèche pour servir de bouchon.

 D’après Jean-Pierre, ce ne peut évidemment être, ni un morceau de herse, ni un bloc remonté lors de la fouille des pilleurs dans la chambre du roi et cela prouve qu’il y avait donc bien une autre porte de sortie dans la chambre. Et puis cela fait sûrement plus esthétique (vu de l’intérieur par la momie) de camoufler le couloir d’accès à la chambre des herses. Dans ce cas la , pourquoi n’ont-ils pas nettoyés les bavures des joints au plafond ?

 Et puis à quoi servaient les herses dans ce cas de figure ? Les constructeurs de cette pyramide étaient-ils sots ? Qu’est ce qui les empêchaient de glisser des blocs dans le couloir de la chambre du roi par la chambre des herses ? Les herses pardi 🙂 et un dallage de la chambre des herses légèrement plus bas que celui de la chambre du roi … insurmontable ! Vous allez voir un peu plus loin (imaginé par Jean-Pierre Houdin) qu’un simple mécanisme repousse pierre aurait pu faire l’affaire sans demander à des gens de se sacrifier. Pourquoi en faire un au nord ouest et pas au nord est ?

 Pour en revenir au fameux circuit noble, si j’avais été Jean-Pierre Houdin , je me serais servi de la rampe interne (largement dimensionnée et en pente douce) pour permettre d’arriver facilement dans la chambre du roi sans courber l’échine. Un simple couloir de liaison horizontal à partir de cette rampe faisait l’affaire. Je trouve qu’il manque un peu de suite dans les idées car en faisant un copié collé de l’architecture interne de la pyramide rouge, on se demande ce qu’apporte vraiment le circuit noble ? Non seulement il faut toujours courber l’échine et maintenant sur toute la longueur du parcours mais en plus , il faut grimper à une échelle pour passer d’une antichambre à la chambre du roi. Ce qui est super pratique avec la momie royale dans les bras.

 C’est vrai qu’il faut bien justifier l’existence d’un circuit noble pour attirer de nouveaux spectateurs à la géode mais bon, il y a des limites quand même à ne pas franchir et la, elles sont allègrement dépassées.

 L’ordinateur n’a prouvé qu’une chose , la pyramide comporte un tel volume que d’autres salles peuvent exister. Je passerais sur la nouvelle entrée du circuit noble imaginée par Jean-Pierre Houdin, cela ne vaut pas vraiment le coup de s’y attarder sauf peut-être pour faire sourire les ingénieurs structure qui y découvriront une nouvelle chambre imaginaire au ras de la façade extérieure. Parmi les autres ratés de cette nouvelle théorie , je citerais le circuit noble rajouté par Jean-Pierre Houdin pour sortir de la chambre de la reine et qui débouche sur une pierre inamovible. Cela partait d’une bonne volonté (les analyses de micro gravimétrie ont montré des zones de sous densité du coté est du couloir de la chambre de la reine) mais cela débouche sur du grand n’importe quoi. Il a du se dire , »les constructeurs ont bien réalisé des conduits qui ne débouchent pas à l’extérieur et qui étaient masqués en partie basse » alors moi je vais faire un couloir inutile pour continuer dans le même non-sens architectural ! Manque de chance , il y a une bonne raison pour que les conduits de la chambre de la reine s’arrêtent avant la façade.

Analyse critique du mécanisme de fermeture

 Petite remarque personnelle : bonjour le bras de levier et la force qu’il doit falloir pour empêcher la queue de billard de pencher vers le sol :-). Reste aussi à savoir comment cette longue barre de bois a été acheminée par le circuit noble qui comporte des coudes totalement incompatibles avec sa longueur. Quand nous vous disions qu’on peut faire faire n’importe quoi à un ordinateur :-).

Le vide derrière le mur nord

 Qui dit mécanisme de fermeture dit espace derrière le mur nord pour loger ce mécanisme. Jean-Pierre Houdin ne précise pas dans sa vidéo comment est couvert cet espace qui n’est pas protégé du poids des niveaux supérieurs par les chevrons de la chambre du roi. Un autre problème vient du fait que cet espace est censé se situer juste derrière les blocs de la chambre du roi or c’est impossible pour les raisons suivantes :

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Calepinage du mur nord

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En rouge l’espace et en jaune les poutres censées le couvrir.

Cela imposerait que certaines pierres du mur nord soient des poutres qui permettent la couverture du vide derrière le mur nord. L’étude du calepinage du mur nord vient contredire cette possibilité et ne permettrait pas une hauteur de poutre convenable. De plus, une grosse partie de la descente de charge serait renvoyée sur le mur nord malgré la protection des chevrons. Petit rappel pour mémoire , c’est le mur sud qui s’est enfoncé.

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Le personnage se trouve dans la chambre du roi.

Pour que la couverture soit possible et pour avoir des poutres plus hautes (donc plus résistantes) , il faut reculer d’une pierre.

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 Dans cette configuration, un espace peut effectivement être ménagé mais il impose un double mur pour soutenir les poutres de couverture. De ce fait , la pierre qui sera repoussée plus tard devra parcourir une distance supplémentaire, augmentant le risque de repousser du sable devant elle ou de se coincer dans un des joints présents sur son parcours. La où cela se complique, c’est au niveau de couverture de la jonction avec le circuit noble. Le couloir noble ne peut être couvert que par des poutres transversales qui ne doivent pas appuyer au niveau où les deux pierres doivent avancer. Jean-Pierre semble avoir opté pour une couverture longitudinale en porte à faux si l’on en juge par une capture vidéo à cet endroit précis.

couverture

Une belle coupe 3 D sur la couverture est demandée :-)Vous noterez au passage la hauteur de ce couloir d’accès proposé dans ce circuit noble pour éviter de « courber l’échine ». Il fait la même hauteur que celui de l’entrée nord-est soit 1.04m. Très pratique surtout pour descendre à l’échelle de 6 à 7 m de haut au bout du couloir.

La sape devant le bloc du mur nord

Jean-Pierre Houdin déclare sur cette page.

Lors de la mise en place du bloc de fermeture, du sable a peut-être été poussé à l’intérieur de la chambre funéraire, laissant une anomalie au sol. C’est peut-être cela qui attiré l’attention des pilleurs du temps d’Al-Ma’moun : alors qu’il y a près de 32 m linéaires de mur dans cette pièce, ils ont creusé une sape juste au droit de ce bloc de fermeture…pas ailleurs. Ils ont senti qu’il devait y avoir “quelque chose” dans cette zone, mais au lieu de penser à creuser horizontalement dans le mur, ils ont creusé verticalement sur plus de 5 m de profondeur !”

Or si l’on se réfère aux relevés de Piazzi Smyth , la surface du dallage de la chambre du roi est plus haute que le niveau bas de la pierre.

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Si du sable avait été repoussé lors de la mise en place de la pierre , il se serait retrouvé coincé devant le dallage et aurait empéché la pierre d’arriver au même nu extérieur que les autres pierres de la chambre.

Jean-Pierre Houdin déclare aussi sur cette page.

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Croquis de Jean-Pierre Houdin suivant rélevé Dormion

“Depuis ces observations, je suis allé de nombreuses fois dans la pyramide et particulièrement dans la Chambre du Roi pour analyser de près ce mur nord. J’ai alors prêté attention à plusieurs autres détails. Le premier bloc en jaune au-dessus du bloc bleu est fissuré en deux endroits, en son centre. Ceci prouve qu’il existait un espace entre les deux blocs, donc que celui du dessus ne reposait pas sur celui du dessous. Par ailleurs, on sait que les poutres des plafonds se sont fissurées pendant le chantier après un tassement du mur sud de la chambre. Plus tard, certainement au moment où les hommes d’al-Ma’moun ont creusé un trou au pied du bloc de la deuxième entrée, cette partie du mur nord a aussi bougé un peu, de 2 à 3 mm, c’est-à-dire presque rien, mais cela a suffi pour que le bloc jaune se fissure et repose après coup sur le bloc bleu. “J’ai également procédé à une expérience avec une carte de crédit périmée en plastique : j’ai essayé de la glisser dans le joint de droite entre le bloc bleu et le bloc rose du portique. J’y ai réussi facilement, alors que c’est quasiment impossible ailleurs (on dit souvent au sujet des joints de la pyramide qu’ils sont si parfaits qu’on ne pourrait pas y passer une lame de rasoir). J’ai fait glisser cette carte à plat sur les pierres, de bloc en bloc, pour vérifier leur alignement. La seule fois où ma carte a buté, c’est précisément sur ce joint, ce qui prouve que le bloc bleu est légèrement en retrait du bloc rose. Si le bloc bleu avait été mis en place en même temps que tous les autres blocs de la chambre, il aurait été parfaitement aligné avec les autres.”

À notre avis le bloc fissuré fait parti des éléments de remplissage et ne porte rien d’autre que les deux blocs jaunes au dessus de lui. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison (moindre qualité que les autres blocs) que les constructeurs l’ont mis à cet endroit. Comme vous pouvez le remarquer , la structure porteuse (le portique comme il le dit lui même) est en rose, pas en jaune ou bleu. D’autre part , si un bloc posé sur deux appuis devait se fissurer suite à une surcharge de poids , ce n’est pas à cet endroit la qu’il se fissurerait , il céderait au niveau des appuis. Ou bien ses appuis céderaient avant qu’il ne se fissure. Comment Monsieur Houdin explique t-il que le linteau en rose fait du même granit ait pu transmettre des charges importantes sous lui sans se fissurer lui même ? Comment explique-t-il que la pierre bleue n’ait pas eu tendance elle aussi à descendre suite à la fouille ?

En parlant des joints

 Il va s’en dire qu’une pierre repoussée de l’extérieur vers l’intérieur de la chambre est peu compatible avec la présence d’un joint propre. En effet, la pate du joint serait repoussée par frottement et finirait par former un petit bourrelet à la sortie. Ceci n’aurait pas manqué d’attirer l’attention des pilleurs tout comme l’absence de joints.

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Voici une photo de la pierre en question et on y voit encore clairement qu’elle était jointoyée et c’est pour cela que les pilleurs ne l’ont pas repérée. Je laisse Jean-Pierre Houdin à ses déclarations ci dessus en ce qui concerne cette pierre . Comment a-t-il pu réussir à enfoncer une carte de crédit sans voir le joint à droite de la pierre ?

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Voici une capture de sa main sur le joint extraite d’une vidéo France 2.

Essayer de faire croire aux lecteurs de pyramidales que cette pierre n’a pas de joints c’est cacher la réalité qui contredit sa théorie.

Jean-Pierre Houdin peut-il nous expliquer comment les constructeurs ont réussi les joints sans personne du coté de la chambre du roi ?

La réhausse des chevrons

Après avoir imaginé les deux antichambres, Jean-Pierre Houdin déclare que les constructeurs ont réhaussé les chevrons de la chambre du roi dans le but d’éviter que la descente de charge n’endommage les antichambres. C’est bien mais c’est en oubliant qu’en éloignant un tout petit peu les antichambres vers le nord ou la chambre du roi vers le sud, on évite carrement le problème. Les constructeurs n’étaient pas assez incompétents pour ne pas s’en rendre compte et c’est pour cela qu’il vaut mieux chercher une solution qui fait qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Les deux entrées au nord ?

Ici aussi , Jean-pierre Houdin innove à la place des constructeurs en proposant deux entrées au nord pour une même chambre. C’est plus qu’étonnant de la part de quelqu’un prétendant avoir étudié toutes les pyramides car aucune autre pyramide n’est doté d’un tel dispositif.

Deux poids deux mesures.

A titre de comparaison, quand j’ai proposé à Sciences et Avenir de faire un article sur la théorie de la serrure hydraulique, on m’a répondu que rien ne paraitrait dans leur journal scientifique tant que je n’aurais pas l’aval d’un égyptologue connu. Ce qui entre parenthèse vu les connaissances de ces derniers en hydraulique et résistance des matériaux est aussi idiot « scientifiquement parlant » que de demander l’aval du boulanger du coin. J’aurais préféré qu’ils me demandent l’aval d’un ingénieur structure et l’aval d’un physicien hydraulique mais bon.

Avec cette nouvelle théorie, on constate que malgré d’importantes erreurs de logique , la couverture médiatique est immense. Mais que font donc les journalistes scientifiques ? Que se serait-il passé si Dassault Systèmes avait modélisé notre théorie plutôt que celle de Houdin ? Cela aurait été amusant de proposer les deux versions à la géode et de terminer par un vote du public en faveur de la théorie qui lui semble la plus pertinente.

Seul point positif

En ciblant l’accès aux antichambres au même endroit que la pierre de notre théorie censée s’enfoncer du fait de la pression, Jean-Pierre Houdin va sans le vouloir faire d’une pierre deux coups : vérifier sa théorie et la notre en même temps. Encore faut-il qu’il en obtienne l’autorisation (c’est pas gagné) mais avec sa couverture médiatique, il a quand même plus de chance que nous. Nous osons espérer que s’il déclenche par inadvertance le mécanisme décrit dans notre théorie, il évitera de se proclamer découvreur d’un mécanisme hydraulique au sein de cette pyramide et reconnaitra publiquement son erreur. Nous en ferons  bien sur de même s’il découvre un couloir ce qui d’après les éléments qui sont clairement exposés sur ce site est plus qu’improbable.

Analyse critique de la rampe interne imaginée par Jean-Pierre Houdin

 En 2005, Jean-Pierre Houdin, sponsorisé par Dassault Systèmes dans le cadre d’un mécénat, fait simuler virtuellement la théorie de la rampe interne pour démontrer que tous les processus intégrants les contraintes de l’époque permettraient de reconstruire en une vingtaine d’années une pyramide identique à celle de Chéops. Nous allons voir si cette simulation virtuelle tient vraiment la route.

 Dans un premier temps, vous avez sans doute remarqué l’emploi du terme « la théorie » au lieu de « sa théorie » car cette théorie existait bien avant Houdin si l’on en juge par la vidéo ci-dessous et par la page 161 du livre de Jean-Rousseau « Construire la grande pyramide » sorti en 2001.


Révélations sur la pyramide de Kheops (3 sur 3) par rapharaons

page161

Extrait de la page 161 du livre « Construire la grande pyramide »

 Bien sur Jean-Pierre Houdin et Dassault Systèmes y ont apporté certaines modifications mais l’idée de base était bien la avant Houdin. Il est d’ailleurs étonnant de constater que l’association de Jean-Pierre Houdin porte le même nom que le livre de Jean-Rousseau et que celui-ci colle aussi bien à la théorie de Jean-Pierre Houdin. Plagiat ou simple redécouverte logique d’un même principe, il ne nous appartient pas de nous prononcer mais Jean-pierre Houdin semble avoir eu après coup , toutes les « bonnes idées » d’autres chercheurs moins connus que lui, y compris celle de Pierre Crozat qui se servait bien avant lui de la grande galerie pour y faire circuler le contrepoids nécéssaire à l’acheminement des poutres de la chambre du roi.

Nous citons Pierre Crozat sur son site :

– la Grande Galerie, dans son profil : glissière centrale et banquettes latérales, mortaises régulièrement disposées tout au long formant « crémaillère », et les 5 ou 6 futurs blocs-tampons de granit qui, additionnés (5 de 6 tonnes chacun) serviront de contrepoids, doit être comprise comme un « extraordinaire ascenseur oblique », ayant permis de hisser- par équilibre des forces- l’ensemble des monolithes formant la chambre du roi et les arcs de décharge .

 Ces informations sont connues de tous ceux qui s’intéressent de près à cette pyramide et facilement vérifiables sur internet. Si je les ai trouvées, Jean-Pierre Houdin les a sûrement aussi trouvées (d’autant plus que je lui ai signalé) , ce qui ne l’empêche pas de proclamer haut et fort qu’il en est l’inventeur.

 Mais revenons en au sujet qui nous préoccupe, c’est à dire la viabilité de la construction de la grande pyramide  par rampe interne, qu’elle soit de Diomédi ou de Houdin, peu importe.

 En dehors du fait qu’une rampe interne inclinée n’est pas facile à construire (voir l’inclinaison des blocs de la grande galerie) et ne permet pas d’acheminer les blocs jusqu’au sommet de la pyramide , il existe une autre raison de penser que ce n’est pas forcement la meilleure solution.

Le facteur temps !

« L’Homme craint le Temps mais le Temps craint les Pyramides » proverbe arabe

 Nous allons voir que malgré toutes les simulations possibles, le temps peut venir contredire l’utilisation d’une rampe interne.

Compte tenu de l’espérance de vie du pharaon, différents auteurs y compris Houdin  pensent que la pyramide de Chéops a été construite en une vingtaine d’années.

 Partons donc sur une durée approximative de 20 ans , pas de vacances pour les ouvriers mais un temps de travail de 12h/jour simplement lié à l’impossibilité pour d’autres équipes de travailler correctement la nuit.

 Nous obtenons :

 20 ans x 365 jours/an x 12 heures/jour x 60 minutes/heure = 5256000 minutes de travail pour extraire, tailler, acheminer et poser tous les blocs constituants cette pyramide.

Pour simplifier , la pyramide fesant 2592341 m³ , on va arrondir à 2.5 millions de blocs de 1 m³.

Il faut savoir qu’un bloc d’1 m³ fait déja 2.5 tonnes et parfois un peu plus.

 Le challenge est donc le suivant :

 Acheminer en 5256000 minutes, 2500000 blocs ! soit 1 bloc toutes les 2.1 minutes en moyenne.

 Avec une durée de travail de 12h par jour , il faut acheminer et poser (12hx60min)/2.1min =343 blocs par jour

 À ce stade me direz vous , rien d’impossible , il suffit d’avoir 10000 hommes sous la main travaillant simultanément et le tour est joué sauf que :

Qu’est ce qu’une rampe interne ou externe ?

  C’est un plan légèrement incliné permettant de tirer des pierres mais c’est aussi avant tout un goulot d’étranglement réduisant forcement le nombre d’hommes pouvant travailler sur sa surface et cet effet de ralentissement va se faire encore plus sentir dans une rampe interne étroite où les équipes qui montent ne peuvent pas croiser celles qui descendent.

 Pour imager un peu, imaginez un jour de départ en vacances, une autoroute à 4 voies qui rentre dans un tunnel à une voie ou pour raison de sécurité on ne peut faire rouler qu’une voiture tous les 20m . Cela va forcement occasionner un énorme bouchon. De plus dans la pyramide, une fois arrivés au bout du tunnel, les ouvriers doivent redescendre. C’est un peu comme si notre tunnel imaginaire était en cul de sac et que la voiture qui arrive au bout doit faire demi-tour. Comme il n’y a pas assez de place pour en croiser une autre, il faut prévoir un chemin différent pour la sortie.

 Jean-Pierre Houdin avait bien cerné ce problème dès la première version de sa théorie ou il proposait une rampe externe pour la descente des ouvriers. Cette rampe externe entrait pourtant en contradiction avec la théorie de la rampe interne soit-disant utilisée parce qu’une rampe externe empêchait de voir correctement l’alignement des pierres de façade lors de la construction. Erreur rectifiée par son auteur lors de la deuxième mouture de sa théorie où maintenant la rampe interne possède deux niveaux.

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Image et texte en italique ci-dessous extrait du blog pyramidales.

 Nous citons Jean-Pierre Houdin :

  « Les équipes de tireurs, explique Jean-Pierre Houdin, n’avaient plus ainsi à sortir à l’extérieur de la pyramide pour redescendre à leur point de départ. Pour gagner en hauteur, un plancher en bois ayant été provisoirement posé dans chaque pièce pour relier les parties haute et basse des tunnels, il suffisait aux hommes ayant achevé leur portion de travail de monter “à l’étage” par une échelle pour revenir à leur base de départ sans jamais croiser leurs ouvriers qui tiraient les traîneaux au niveau inférieur. Parvenus au bout du tunnel haut, ils n’avaient qu’à descendre au niveau inférieur pour tirer à nouveau un traîneau dans le tunnel bas de la rampe. “Toutes les manœuvres se déroulaient donc à l’intérieur de la pyramide. Plus besoin de coursive extérieure pour la circulation des ouvriers. La rotation des traîneaux chargés de blocs dans les angles était effectuée dans des “Bob’s Rooms”, à l’aide d’un système de potence de bois ou petite grue à contrepoids analogue au chadouf servant à puiser l’eau du Nil. Contrairement à ce que je pensais et croyais pouvoir annoncer en 2007, il n’est désormais plus question de plate-forme à ciel ouvert. La pyramide a donc été entièrement construite de l’intérieur, en commençant par les faces, assise après assise, jusqu’à son sommet.

 À titre de comparaison , la grande galerie qui fait 2.08m de large à la base par 8.60m de haut va finir par faire pâle figure en regard de la nouvelle rampe interne à deux niveaux proposée par Jean-Pierre Houdin. On se demande aussi ce que deviennent, les traineaux en bois qui s’accumulent en haut de la pyramide et comment ils sont redescendus sans croiser ceux qui montent.

 Elio Diomédi l’a démontré dans sa vidéo, pour tirer convenablement les pierres sur des chariots, il faut des rails de bois graissés. Ces rails empiètent donc sur le passage libre en bas de la rampe et imposent une largeur minimum d’au moins 2.00 m pour permettre aux ouvriers de tirer correctement les pierres. Reste à savoir qui graissait les traverses et si cette graisse ne finissait pas à la longue par transformer la rampe interne en patinoire. Jean-Pierre Houdin ne fait pas mention de ces traverses sur son dessin, augmentant ainsi le frottement et la perte de temps qu’il occasionne. Le plus simple serait de faire changer la pierre de traineau à chaque portion de rampe et de redescendre le traineau par ou il est monté en se servant des rails. Dans ce cas la , pas besoin de deux niveaux mais bonjour la perte de temps liée aux aller-retours des traineaux.

À quand la solution qui consiste a tirer les pierres sur deux niveaux ?

 Dans tous les cas de figure l’aspect temps semble avoir été mal cerné dans cette simulation où l’on aimerait vraiment voir en accéléré le parcours des blocs acheminés en un jour. Le pire c’est que la rampe interne à deux niveaux doit se construire en même temps que l’acheminement des blocs. La aussi , une vidéo en accéléré de la construction d’une rampe interne à deux niveaux fait défaut. Comment peut-on valider virtuellement une théorie sans même s’occuper de ce problème ? Vous l’avez sans doute compris , une rampe sectionne deux parties d’un même chantier. Ainsi les blocs situés entre la façade et la rampe ne peuvent venir que de la rampe. Comment sont-ils mis en place ?

construction

 Comment est fait le sol en pente de la rampe et de la rampe intermédaire ? La pose de blocs inclinés est peu compatible avec les assises horizontales visibles en façade et engendre une grosse complexité de taille de pierre. Il nous semble presque évident que si rampe il y avait , les assises des pierres de façade devrait la suivre.

Et la logique dans tout cela ?

Rampes

 Sur ce dessin visible sur le blog Pyramidales, Jean-Pierre Houdin propose deux rampes externes et une rampe interne.

 Essayez simplement d’imaginer le trajet des pierres de la carrière à la pyramide puis à l’intérieur de la pyramide sans oublier les 2.10 minutes par bloc (taillés , acheminés, posés) :-).

 De plus , à chaque rangée de pierre posée , il faut modifier la pente de la rampe externe sur laquelle sont posés des rails de bois .

 Comment se fait cette modification progressive de la pente en fonction de l’accroissement de la pyramide ?

 Les matériaux utilisés pour cette modification seront-ils vraiment récupérables par la suite pour servir à la construction de la pyramide ?

 Rien qu’en regardant ce dessin , nous sommes amenés à nous poser les questions suivantes :

1- La rampe externe n’est pas dans l’axe de la face sud. Les monolithes de granit étant aussi acheminés par cette rampe, on voit mal comment le système de contrepoids de la grande galerie va pouvoir réussir à les tirer. Rapellez vous que la grande galerie est au milieu de la pyramide.

2- Ou est la rampe extérieure qui doit relier la rampe du port à la rampe intérieure ?

 Pour toutes ces raisons , dire que la 3D a validée le processus de construction par rampe interne est un tantinet abusif. Cela peut leurrer le gogo lors d’une séance à la Géode mais pas les vrais spécialistes.

 Si Jean-Pierre Houdin veut bien éclairer nos lanternes vis à vis de nos remarques, nous lui offrons une page en droit de réponse sur notre site.