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Les constructeurs de la grande pyramide ont-ils vu les fissures au plafond de la chambre du roi ?

 Dans son livre « La chambre de Chéops » publié aux editions Fayard, Gilles Dormion pense que la fissuration des poutres de la chambre du roi est un accident qui a eu lieu avant la fermeture de la pyramide de Chéops et au grand dam des constructeurs.

 Nous le citons : Plusieurs indices flagrants attestent en effet que ceux-ci ont fait face à l’évènement. En de telles circonstances, trois interventions étaient possibles, étayer, vérifier, réparer. On trouve effectivement trace de ses trois interventions.

 Etayer. Lorsque les fissures ont été constatées, la première mesure urgente consistait à étayer immédiatement. Or le plafond de la chambre porte des marques caractéristiques : ce sont des marques oblongues brunâtres situées sous les extrémités de chaque poutre de granit, exactement la ou il fallait placer les étais.

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 Photographie du plafond prise après les travaux de restauration.

 Les joints blancs entre les poutres ont été repeints en noir et les traces de bavures nettoyées.

 Vérifier. Dans un second temps, il importa de constater la nature, l’étendue et, si possible, la cause des dégâts, afin de tenter d’y apporter un remède. La seule façon de procéder consistait à aller vérifier l’état de la superstructure au dessus du plafond de la chambre. C’est sans nul doute dans ce but que fut creusé le boyau d’accès à la première chambre de « décharge ».

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 Réparer. L’indice le plus frappant est, sans conteste, l’existence de restes de mortiers au droit des fissures de plusieurs poutres.

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 Cette façon de voir les évènements qui se sont produits dans cette pyramide a emporté l’adhésion de la plupart des égyptologues au point que certains considèrent maintenant comme un acte de révisionnisme, le fait des les contester. Voici ce que l’on pouvait d’ailleurs lire récemment sur le blog pyramidales en réponse à un de nos articles prétendant démontrer que les constructeurs n’avaient pas vu les fissures.

 Or, quelles que soient ces théories ou hypothèses, pouvant éventuellement faire l’objet d’échanges de points de vue entre spécialistes concernés, il est certaines découvertes avérées ou certitudes scientifiques qui, au nom même de la plus élémentaire rigueur intellectuelle, doivent être reconnues comme telles, sous peine de pourrir la sérénité du débat. La recherche scientifique et la vérité historique se doivent de respecter une éthique et une honnêteté intellectuelle sans lesquelles la porte est grande ouverte à toutes les fraudes et compromissions, ainsi qu’aux dérives qui entacheraient la crédibilité des découvertes. Il est trop facile de tordre ou mépriser certains constats indéniables, sous prétexte de défendre une théorie personnelle, aussi respectable puisse-t-elle être « subjectivement ».

 Le sujet est donc « sensible » car en fait, s’il s’avère que les constructeurs n’ont pas vu les fissures, la seule explication possible au passage reliant la chambre de Davison à la grande galerie est notre théorie et son rôle de soupape de sécurité.

Constats indéniables ?

 Etayer. Les constructeurs connaissaient parfaitement le poids de leurs poutres, près de 60 tonnes (dont 42 tonnes environ à supporter) et leur position à 5.84m du sol de la chambre fait qu’aucun étais de l’époque n’aurait pu les supporter sans flamber ( terme technique indiquant une déformation en arc des étais). La largeur même des marques brunes, la position de certaines au ras des murs et surtout le fait qu’elles sont recouvertes par les fameuses traces de plâtre au droit des fissures démontre clairement que ces marques existaient avant la mise en place des poutres et ne sont nullement imputables à la présence d’étais. Elles ont parfaitement pu être causées pendant l’entrepôt sur chantier.

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Pour en revenir à l’étayage, il faut aussi prendre en compte :

1- Que les constructeurs ne risquaient pas de passer par le couloir ascendant avec des étais de 5.84 m. C’est important parce qu’empiler des morceaux de bois acheminés par le puits jusqu’à 5.84m n’est pas évident et qu’un étais fait de deux ou trois parties clouées perd en résistance.

2 – Que les les marques brunes au plafond de la chambre ne sont pas suivies de marques identiques sur le dallage de la chambre, ce qui aurait du être le cas s’il y avait eu étayage.

3- Que suivant la version officielle, l’entrée de la chambre était rétrécie par les poteaux qui soutenaient les herses et encombrée par les cordages des herses pincés par la mâchoire de la herse fixe.

4- Qu’à l’époque, le seul système d’éclairage était des torches ou des lampes à huile grandes consommatrices d’oxygène dans un endroit plutôt mal ventilé.

5- Qu’il ne sert absolument à rien de mettre des étais puis de les enlever sans avoir rien réparé.

Vérifier. Dans ce cas, les constructeurs auraient fait le travail à moitié. Ils savaient que les poutres des niveaux supérieurs avaient une section inférieure à celles du premier plafond, donc quelles étaient moins résistantes et pourtant il n’ont pas jugé bon d’aller voir ce qui se passait au dessus de la chambre de Davison. La rupture totale d’une des poutres des niveaux supérieurs aurait pu entrainer l’effondrement d’une partie de la structure dans le tombeau royal.

À noter que la théorie de Gilles Dormion n’explique pas pourquoi le plafond de la chambre de Davison comporte des joints entre les poutres de même nature que ceux du plafond de la chambre du roi. Ils étaient parfaitement inutiles dans le cadre d’un tombeau.

Réparer. La aussi les anciennes photographies du plafond de la chambre du roi parlent clairement pour des traces de bavures liées à une translation sud-nord des poutres lors de leur mise en place.

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 Sur cette photographie, on remarque d’ailleurs très bien la présence d’un joint blanc entre le mur sud et les poutres.

 Regardez bien les photographies, vous constaterez comme nous que les bavures assimilées à des témoins au plâtre par certains égyptologues recouvrent les marques brunes des étais et qu’elles sont simplement liées à la mise en place des poutres.

 Si tentative de réparation il y avait eu , toutes les fissures auraient été comblées or ce n’est pas le cas. Seul 50 cm de fissures ont un peu de mortier au droit et même celles du dessus n’ont pas été comblées.

 Le fait qu’une fissure apparaisse à coté d’une bavure n’est en aucun cas une trace de tentative de réparation.

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 Sur cette photographie d’une des fissures dans la chambre de Davison (extraite du livre de Gilles Dormion, la chambre de Chéops), vous constaterez comme nous qu’aucun plâtre n’a été mis dans les fissures. C’était pourtant plus facile à faire qu’en sous-face. Si les constructeurs avaient réellement vu les fissures , ils auraient tenté de rattraper l’accident avec un doublage porteur en granit le long du mur sud.

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La chambre aurait perdu un mètre en largeur mais la solidité de l’ensemble aurait été renforcée.

Notre vision des choses est d’ailleurs confirmée par les témoignages des premiers explorateurs de la pyramide.

Le colonel Coutelle, suite à l’expédition d’Égypte de 1798, écrit dans la Description d’Égypte : « Le plafond de la chambre [du roi] est formé de pièces monolithes longues de plus de 6 mètres (18 pieds et demi). Il y en neuf ainsi placées en travers : chacune doit avoir au moins 130 pieds cubes et peser vingt milliers. Même remarque ici que dans la galerie et tous les canaux, point de tassement, point d’ébranlement visible ; rien ne s’est déplacé depuis l’origine, puisque tout y est parfaitement d’aplomb ou de niveau. Le granit des parois est si poli et si dur qu’on a vainement essayé d’y graver des noms : tous ceux qu’on y lit sont tracés au crayon. En général, tout cet ouvrage est de la plus parfaite exécution, et l’appareil est admirable. » …/… « Cette précaution [le fait d’avoir construit cette chambre au-dessus de la chambre du Roi] n’était pas tout-à-fait inutile ; plusieurs pierres de ce second plafond sont fendues à une petite distance de leur portée et les blocs de granit qui les supportent sont éclatés sur les bords, par le poids des pierres posées en décharge sur l’extrémité de ce plafond, et par celui de la masse supérieure. »

 À partir du moment ou il écrit que la précaution d’avoir fait une autre chambre au dessus de celle du roi n’était pas tout-à-fait-inutile, c’est que d’après lui, elle a rempli son rôle protecteur et que les poutres du plafond de la chambre du roi sont restées intactes jusqu’à la date de son observation. On sait aussi qu’à cette époque, les poutres du second plafond étaient fissurées.

En conclusion

Pas d’étayage , vérification incomplète et aucune réparation.

 La théorie de Gilles Dormion n’est pas capable d’expliquer le manque de finition du plafond (absence de nettoyage des bavures dans un tombeau royal). Elle n’est pas non plus capable d’expliquer pourquoi le plafond de la chambre de Davison possède des joints entre les poutres de même nature que ceux de la chambre du roi.

 D’autre part , s’il n’y a eu ni étayage ni réparation , pourquoi y aurait-il eu vérification ? Pourquoi les constructeurs auraient-ils passés un temps fou à creuser un passage entre la grande galerie et la chambre de Davison ? Il faut savoir aussi que la présence de joints en plafond de la chambre de Davison rend obligatoire la création d’un passage alors pourquoi celui-ci aurait-il été crée pour aller vérifier une fissuration plutôt que pour faire les joints ?

 On peut donc en déduire qu’il n’y a aucune chance pour que les constructeurs aient vu les fissures et (n’en déplaise aux égyptologues qui donnent raison à Gilles Dormion) et que seule notre théorie (pour l’instant) explique parfaitement le rôle du passage entre la grande galerie et la chambre de Davison.

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Et un, et deux, et trois bouchons de granite

  D’après la théorie officielle (qui considère la pyramide de Chéops comme un tombeau), la mise en place finale de ces trois bouchons en bas du couloir ascendant a été réalisée après l’inhumation du pharaon dans la chambre du roi.

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  Avant la fermeture définitive du tombeau, les bouchons étaient donc forcement entreposés dans la grande galerie.

 D’après certains chercheurs (Pierre Crozat puis Jean-Pierre Houdin), ils auraient même pu servir auparavant, de contrepoids pour hisser les poutres de la chambre du roi. Leur présence dans la grande galerie s’imposait donc sur une sorte de chariot circulant le long du plan incliné.
On sait aussi, d’après les relevés de Gilles Dormion visibles dans son livre « La chambre de Chéops », que le bas du couloir ascendant était légèrement plus étroit que les bouchons. C’est pour cette raison qu’ils sont restés coincés et cela prouve qu’ils ne pouvaient pas venir de la descenderie (Couloir qui descend vers la chambre souterraine).

Après l’inhumation, les ouvriers devaient refermer les trois herses de l’antichambre puis repousser les trois bouchons de granite jusqu’en bas du couloir ascendant. Ils devaient ensuite descendre par le puits qui relie le bas de la grande galerie au bas de la descenderie et remonter cette dernière pour sortir à l’air libre (suivez les flèches).

D’après les égyptologues, c’est pour permettre la sortie des ouvriers que le premier bouchon s’arrête en plafond de la descenderie. Mais alors, qu’est ce qui empêchait les pilleurs de refaire le chemin inverse et contourner ainsi les bouchons ?
Mettre une porte blindée et laisser une fenêtre ouverte, quel est l’intérêt réel pour éviter les vols ?
La question est importante car une fois les ouvriers sortis, pourquoi ne pas avoir prévu de laisser glisser le premier bouchon de granit dans la descenderie ?

Et surtout : Pourquoi ne pas s’être évité la galère de la mise en place des trois bouchons à partir de la grande galerie en les glissant directement de l’extérieur dans la descenderie ?

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Fermeture idéale masquant le couloir ascendant

Les chercheurs cités plus haut seront tentés de répondre que c’est la preuve que ces bouchons ont servis de contrepoids dans la grande galerie avant d’être libérés et venir se coincer en bas du couloir ascendant. On a un tombeau et des bouchons en bas d’une pente alors pourquoi chercher plus loin ?

Dans son livre « la chambre de Chéops » Gilles Dormion pense que même bien camouflé par un plaquage calcaire, l’embranchement vers le couloir ascendant aurait été clairement visible car il est moins large que le plafond de la descenderie.

D’autre part, la liaison descenderie-puits creusée dans le calcaire naturel était impossible à masquer. Les constructeurs n’ont donc pas cherché à créer un leurre pour attirer d’éventuels pilleurs vers la chambre souterraine et ceci d’autant plus que cette dernière n’était pas terminée !

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Image extraite du livre de Gilles Dormion « La chambre de Chéops »
Solution réalisée par les constructeurs

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Photographie John et Edgar MORTON

 Remarquez au passage que l’existence d’un joint au pourtour du bloc laissé en plafond de la descenderie montre la volonté des constructeurs de le laisser à cet endroit.
Ce joint parfaitement visible pose un autre problème : il n’est pas vraiment compatible avec une mise en place du premier bouchon par glissement. En effet, si l’on enduit les quatre faces du dernier bloc calcaire de la partie creusée du couloir ascendant avec du mortier et qu’on repousse un bloc de granite dedans, la matière du joint va forcément former un bourrelet devant le bloc du fait des frottements. Le joint a forcément du être nettoyé après coup mais pourquoi ? D’après ce que l’on constate en plafond de la chambre du roi, le nettoyage n’avait pas l’air d’être leur préoccupation première. De plus, si ce bloc était destiné à être masqué par un revêtement calcaire, à quoi servait ce joint ?
Observons de plus près ces blocs.

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La question de leur mise en place après coup a-t-elle vraiment fait l’objet d’une étude sérieuse ? A la vue de ces photographies, on est en droit d’en douter. Qui peut raisonnablement penser que malgré la pente de 26°10’37″, les trois blocs de granite ont été glissés de la grande galerie au bas du couloir ascendant. On imagine difficilement un ou deux hommes pousser avec leurs pieds pour les faire glisser dans le couloir.
Pour qu’un bloc de près de 5 tonnes de granite glisse sur du calcaire, il faut limiter le frottement et ce dernier peut s’exercer sur au moins deux parois (sol et mur) et parfois trois comme sur cette photographie.

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 Remarquez comme le dernier bloc de granite est collé au calcaire. On ne pourrait même pas passer une lame de rasoir entre les pierres.
Remarquez aussi l’excroissance rocheuse le long du mur droit. Comment le bloc est-il arrivé en bas sans la percuter ?

La logique qui voudrait que le couloir ascendant ait été réalisé sans aucune aspérité pouvant gêner la descente des bouchons  est remise en cause par le fait que le tiers inférieur du couloir ascendant a été creusé dans des blocs déjà mis en place.

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D’autre part, tout le bas du couloir ascendant a été creusé dans des blocs de calcaire déjà mis en place. Il y a mieux pour éviter les frottements !

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 Et que penser du bord d’attaque en dents de scie du premier bouchons ? pourquoi n’a t-il pas été arrondi pour faciliter le glissement ?

 À la vue de ces photographies, on est vraiment en droit de se demander si les trois blocs bouchons n’ont pas plutôt étés mis en place, dès le début du chantier, en bas du couloir ascendant ! Les constructeurs auraient ensuite creusé le couloir entre la partie appareillée et les bouchons.
Pour nous, la chambre dite « du roi » était une cuve destinée à être remplie d’eau et les bouchons de granit ne servaient qu’à interdire l’accès à la chambre souterraine après libération du sable et de l’eau du mécanisme.
Il faut bien admettre que si le couloir ascendant était obturé dès l’origine de la construction par trois bouchons de granite, cela remet complètement en cause la destination « tombeau » de la chambre du roi.
Il est difficile d’imaginer qu’un pharaon comme Chéops laisse acheminer sa momie par le puits qui relie le bas de la grande galerie à la descenderie. Il aurait fallu l’accrocher par les pieds ou la tête pour la hisser.
Ce point est donc un élément essentiel pour la compréhension de la véritable fonction de la chambre du roi. S’il est confirmé par les égyptologues, cela veut dire non seulement que la pyramide n’était pas un tombeau ni un lieu initiatique mais aussi qu’aucun ascenseur à pierre lesté avec les bouchons de granite n’a circulé dans la grande galerie.
Pour faire un peu d’humour on pourrait dire que le grand cru (*) officiel a comme un goût de bouchon.
(*) du verbe croire

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

Les incohérences de la théorie des trois projets successifs

 D’après les dires de certains égyptologues (Ludwig Borchardt et Jean-Philippe Lauer), l’architecture interne de la grande pyramide  s’explique aisément par le changement de projet de tombeau en cours de construction. Plébiscité par Gilles Dormion dans son livre « La chambre de Chéops », cette hypothèse implique que les constructeurs ont pendant toute la durée du chantier, oscillés entre deux objectifs différents.

 A savoir :

1- La création la plus rapide d’un tombeau afin de pouvoir faire face à un décès prématuré du pharaon.

2- La recherche du meilleur emplacement possible pour ce tombeau.

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 Leur première idée (en bleu foncé sur la coupe) aurait donc été de construire une chambre souterraine pour servir de tombeau définitif. Il faut savoir que le tiers inférieur du couloir ascendant (en rouge sur la coupe) n’était pas prévu à l’origine et a été creusé par la suite pour réaliser la jonction entre la partie appareillée (construite) de ce couloir et la descenderie (couloir qui descend vers la chambre souterraine). Pour les égyptologues, cela prouve qu’une nouvelle idée de tombeau a vu le jour lors de la construction de l’entrée de la descenderie (en bleu clair sur la coupe).

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  L’inachèvement de la chambre souterraine est aussi pour eux la « preuve » que ce projet de tombeau a bien été abandonné dès l’idée de construction de la chambre de la reine (en orange sur la coupe).

 Si l’on en juge ensuite par l’existence de la chambre du roi (en jaune sur la coupe) et par l’arrêt des conduits de la chambre de la reine avant la façade, on en déduit forcement un autre changement de plan.

 Vu la hauteur de l’arrêt de ces conduits, le projet de la chambre de la reine aurait donc été abandonné dès que la chambre du roi serait devenue complètement opérationnelle et non dès la prise de décision de construire la grande galerie et la chambre du roi.

 Par la suite , le système de verrouillage du couloir ascendant par des bouchons de granit entreposés provisoirement dans la grande galerie, aurait rendu obligatoire le creusement du puits reliant le bas de la grande galerie à l’ancienne ventilation utilisée pendant les travaux de la descenderie et de la chambre souterraine. Ce puits devait permettre l’évacuation des ouvriers ayant mis en place les bouchons de granit et qui n’avaient visiblement pas l’intention de rester au service du pharaon dans l’au-delà :-).

 Selon les égyptologues qui utilisent le principe du rasoir d’Ockham , l’hypothèse la plus simple est la plus vraisemblable et il est inutile d’avancer une autre hypothèse puisque celle-ci suffit amplement à expliquer l’architecture interne de cette pyramide. Nous allons voir qu’ils se trompent et que cette explication ne tient pas plus la route que celle qui prétend que le soleil tourne autour de la terre.

La chambre souterraine

 Comme vous pouvez le remarquer sur la coupe , la chambre souterraine n’est pas au centre de la pyramide. Une telle erreur de positionnement est plus qu’étonnante pour un tombeau qui se voulait définitif dès le départ et pour des constructeurs ayant parfaitement réussi par la suite à centrer la chambre de la reine.

 Absolument rien pourtant n’empêchait à ce qu’elle soit centrée et les travaux auraient été plus courts.

 En regardant bien la coupe, on aperçoit qu’une partie du couloir horizontal se prolonge du coté sud de la chambre. C’est complètement anormal vu que l’entrée des chambres est toujours au Nord. Cette disposition laisse a penser qu’ils ont d’abord creusé le couloir puis sont revenus en arrière pour creuser la chambre souterraine au bon endroit.

 La création d’un tombeau provisoire-définitif aurait aussi été plus courte et plus facile en réalisant la première chambre au plus bas de la partie construite comme pour la pyramide de Khéphren (plan ci-dessous).

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 Pourquoi aller perdre son temps à creuser aussi profond ? L’argument du tombeau provisoire ne tient pas quand on choisi une solution qui prend un temps fou à réaliser. Qui peut raisonnablement envisager après autant d’efforts dépensés pour la réaliser que la chambre souterraine ait été abandonnée dès la prise de décision de construire la chambre de la reine ?

  Avez vous une idée du temps qu’il a fallu entre la prise de décision de construire un couloir ascendant et la finition de la chambre de la reine conduits compris ? Au moins huit à dix ans !

 Ils avaient donc largement le temps de finaliser la chambre souterraine pour palier à un décès prématuré de leur pharaon. Maintenant si la chambre souterraine a été abandonnée au moment où la chambre de la reine est devenue opérationnelle, cela voudrait dire que les constructeurs ont construit ces deux ouvrages simultanément et qu’ils ont fini la chambre de la reine avant ! Dans ce cas, cela vient contredire fortement l’hypothèse des changements de plan en cours de construction.

  À noter aussi, pendant qu’on y est, que la chambre souterraine avait un plafond plat et un volume important, bien plus important que celui de la chambre de la reine. Le pharaon passait ainsi d’un F4 à un studio 🙂

 En ce qui concerne la théorie de la serrure hydraulique, la chambre souterraine est censée être un volume de rétention destiné à recevoir le sable puis l’eau d’un mécanisme d’ouverture hydraulique libérant du sable.

Que dirait le principe rasoir d’Ockham pour une telle chambre ?

1- Que son volume doit être plus important que celui de l’eau contenue dans la chambre du roi et du sable qui doit s’écouler dans le conduit à sable.

2- Qu’elle est rendu obligatoire si l’on veut faire arriver un conduit à sable par son plafond car il est impossible d’arriver verticalement par le plafond d’une partie construite sans cisailler des poutres.

3- Qu’elle doit se situer sous le conduit à sable (décentrement) et assez profond pour que le poids de la pyramide n’endommage pas la chambre.

4- Qu’un volume de rétention n’a absolument pas besoin de finition.

Quelle hypothèse est donc la plus logique pour expliquer le volume, la position et le manque de finition de la chambre souterraine ?

La chambre de la reine

 La aussi, du fait de ces conduits arrêtés 15 mètres avant la façade, la chambre de la reine semble avoir été un projet de tombeau abandonné au profit de la chambre du roi.

 Le problème est que si la chambre de la reine a été à un moment de l’histoire considérée comme un tombeau définitif, comment expliquer que les conduits symboliques censés acheminer l’âme du pharaon vers les étoiles ne pointent pas vers la même zone du ciel que ceux de la chambre du roi ?

 Qu’ils changent de tombeau d’accord mais pourquoi changer de destination finale pour l’âme du pharaon ?

 Comment expliquer le fait qu’elle soit centrée, le choix du calcaire, du plafond en chevrons et de l’absence de herses alors que la chambre au-dessus est décentrée, en granit, avec un plafond plat et des herses ?

 Le moins que l’on puisse dire en observant la différence des tombeaux successifs est que les constructeurs n’avaient aucune suite dans les idées.

 Une chambre souterraine décentrée avec un plafond plat. Une chambre de la reine centrée, en calcaire avec un plafond en V inversé. Une chambre du roi décentrée , en granit avec 5 plafonds plats coiffés un plafond en V inversé. Et je vous passe l’idée de la grande galerie alors que la chambre de la reine et la chambre souterraine se contentait de couloirs étroits pour y accéder.

 Dans notre théorie, les conduits ne servaient pas à acheminer l’âme du pharaon vers les étoiles mais à obtenir une certaine pression hydraulique dans les chambres en les remplissant avec de l’eau.

 L’arrêt des conduits de la chambre avant la façade étant justifié par le fait qu’ils devaient générer la même hauteur de colonne d’eau, donc la même pression que ceux futurs de la chambre du roi.

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 Encore une fois, quelle théorie vous semble la plus logique pour expliquer la présence de conduits pourtant inexistants dans le premier projet de chambre souterraine ?

 D’un coté , on a la belle histoire des quatre conduits symboliques pour une seule âme, deux par tombeau et qui se dirigent tous vers directions du ciel différentes. Censés pointer sur des étoiles bien précises malgré un coude en partie basse empêchant de voir les étoiles, encore faudrait-il connaître la date et l’heure prise en compte pour cette affirmation. Les égyptologues ne sont pas censés ignorer que la terre tourne sur elle même tout en tournant autour du soleil. Une multitude d’étoiles peut donc correspondre à la position des conduits. Sortez dehors la nuit, levez les bras vers le ciel avec un angle quelconque , vous venez de désigner deux étoiles bien précises :-).

 Le plus amusant dans cette histoire d’âme qui a besoin de conduits pour sortir de la pyramide , c’est que le sarcophage avait un beau couvercle en granit. Si l’âme du pharaon avait besoin de conduits pour traverser la pierre, comment faisait-elle donc pour sortir du sarcophage ?

À noter aussi que le sarcophage était plus large que le couloir ascendant, ce qui fait qu’ils auraient du le positionner dans la chambre de la reine puis après avoir changé d’avis, le transférer dans la chambre du roi avant de mettre les bouchons de granit dans la grande galerie. Les égyptologues qui soutiennent la thèse des changements de projets sont-ils capables d’expliquer le franchissement de la marche avec le sarcophage et de nous montrer où sont les traces de frottement sur le calcaire du couloir de la chambre de la reine ?

 Du coté de la théorie de la serrure hydraulique, c’est plus simple et plus physique. Les conduits étaient destinés a être remplis d’eau pour obtenir une certaine pression à l’intérieur de la chambre de la reine et de la chambre du roi. Cette pression servait à repousser des pierres qui libéraient du sable. On a tout simplement affaire à une sorte de vérin hydraulique primitif dont la force finale est liée à la hauteur de colonne d’eau possible dans les conduits.

La chambre du roi et les chambres dites à tort « de décharges »

 Je pense avoir tout dit sur ces chambres dans les chapitres consacrés à notre théorie. Inutile d’y revenir. Ceci dit, au niveau du changement de plan je me dois de signaler six anomalies importantes liées à la construction de la chambre du roi.

1- Il n’y a que certains égyptologues pour imaginer que des ouvrages comme la grande galerie ou les chambres dites à tort « de décharge » s’improvisent en cours de construction ! La grande galerie commence au niveau bas de la chambre de la reine , elle a donc été commencée en même temps. Quant aux poutres en granit de 60 tonnes venant de carrières situées à près de 1000 km de la pyramide, il faut passer la commande, extraire les blocs, les polir sur 3 faces , les transporter à 1000 km de leur point d’origine puis les monter à plus de 50 m de haut alors qu’au départ rien n’était censé avoir été prévu pour.

2- La chambre du roi est décentrée vers le sud alors qu’absolument rien ne s’opposait à ce qu’elle soit centrée comme la chambre de la reine. La grande galerie aurait simplement été plus courte et la chambre du roi aurait protégé la chambre de la reine.

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La pyramide telle qu’elle aurait du être construite si c’était un tombeau.

 Comme vous pouvez le remarquer sur ce dessin, il aurait été très facile et plus simple pour les constructeurs de centrer la chambre du roi et la chambre souterraine. Seule la présence d’un mécanisme hydraulique libérant du sable impose ce décentrement des différentes chambres du fait de la présence d’un conduit vertical.

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3- Le couloir ascendant à une section légèrement inférieure à celle du sarcophage sans son couvercle. Cela obligeait forcement à acheminer la dépouille du pharaon sur un brancard.

4- Les poteaux de soutien des herses de la chambre des herses, utiles jusqu’à la mise en place du corps dans le sarcophage rétrécissaient l’entrée de la chambre de la valeur de leur section. La largeur du couloir menant à la chambre du roi faisant 103.5 cm , avec des poteaux en bois de seulement 25cmx25cm de section (en jaune sur le plan ci-dessous), il ne restait plus que 53.5cm pour passer. C’est plus que juste pour acheminer la momie et le mobilier funéraire dignement !

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 Si l’on en juge par les marques d’étais au plafond de la chambre du roi , les poteaux de soutien auraient aussi du laisser des traces sur le sol du fait la sève. Je vous laisse constater par vous-mêmes l’absence totale de traces compatibles avec la présence de poteaux en bois restés de nombreuses années en contact avec la pierre.

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 À noter que pour la théorie de la serrure hydraulique, c’est normal puisque les herses étaient mises en place dès le début en position fermées.

5 – Compte tenu qu’un seul des coté de la chambre des herses est munie d’encoches pour des rondins, la descente des herses avec l’aide de cordages est loin d’être facilité. Tout effort de traction aurait eu tendance à mettre les rondins de travers.

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 De plus compte tenu des rainures dans les murs et de l’espace entre les herses, il était impossible de changer un éventuel cordage défectueux. Les cordages utilisés ont donc du attendre le temps entre la mise en place des herses sur les poteaux et leur fermeture définitive. Avez-vous la moindre idée du poids d’une seule herse ? 1.30m de haut x 1.21m de large x 0.55m d’épaisseur x 2.7 t/m³densité du granite = 2.33 tonnes. Rien que pour la re-soulever avec quatre cordes maxi (en état usagé et posées sur un rondin non maintenu) , cela fait une traction 583 kg par cordes. Même en utilisant un contrepoids dans la grande galerie, le rondin va se mettre en travers et les cordes risquent de céder.

Les bouchons de granit

 La fermeture du couloir ascendant à l’aide de bouchons de granit relève de l’imbécilité pure et simple à partir du moment ou les bouchons ne descendent pas dans la descenderie pour condamner le contournement par le puits. Qu’est ce qui empêchait les ouvriers une fois sortis de glisser des blocs de granit dans la descenderie pour condamner le passage ? RIEN ! Qu’est ce qui empêchait de glisser directement des blocs dans la descenderie pour ne pas avoir à les mettre en place dans le couloir ascendant à partir de la grande galerie ? RIEN !

L’utilisation de la chambre de la reine

 La aussi , si les constructeurs avaient voulu changer de tombeau après avoir constaté une fissuration des poutres de la chambre du roi , ils auraient facilement pu utiliser la chambre de la reine. Après mise en place du corps, il suffisait de faire glisser les bouchons de granit dans l’entrée du couloir de la chambre de la reine et de compléter la couverture de la grande galerie pour que le couloir devienne totalement invisible aux pilleurs.

Conclusion

 Compte tenu des éléments à charge ci-dessus, je demande au égyptologues de bien vouloir rectifier leur position et d’admettre que la théorie des trois plans successifs n’explique absolument en rien l’architecture de cette pyramide. Pire, elle fait passer les constructeurs de cette pyramide pour des neuneus n’ayant aucune suite dans les idées et transformant l’acheminement de la momie et la fermeture du tombeau en un parcours du combattant digne d’Intervilles.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Points forts – Points faibles

Résumé de tous les points forts de notre théorie ainsi des points qui restent en attente d’une meilleure explication.

Points forts de notre théorie

1- Elle permet d’expliquer facilement le décalage en plan et en coupe des trois chambres principales de cette pyramide. (pour permettre le passage d’un conduit à sable vertical)

2-Elle rend logique la présence des cinq plafonds successifs au dessus de la chambre du roi et le gros monolithe au-dessus de son couloir d’accès ( lutte contre les effets de la pression hydraulique )

3-Elle rend obligatoire la présence de joints sur les deux premiers plafonds ainsi que la création d’un passage entre la chambre de Davison et la grande galerie. (soupape de sécurité)

4-Elle explique pourquoi les poutres du premier plafond sont plus hautes que celles des autres plafonds. (meilleure étanchéité des joints)

5-Elle explique par le  calcul pourquoi les constructeurs ont surdimensionnés les poutres des plafonds et ne se sont pas contentés de la section minimum de poutres ne devant supporter que leurs propres poids sur une longueur de 5.23m. (lutte contre le soulèvement du premier plafond par la pression)

6-Elle explique pourquoi les joints des poutres de la chambre du roi comportaient de nombreuses traces de bavures et pourquoi les constructeurs n’ont jamais vu la fissuration des poutres de la chambre du roi. (voir droit de réponse à JP Houdin)

7-Elle démontre que les traces brunâtres prises pour des marques d’étais n’en sont pas et qu’aucune fissure n’a fait l’objet d’un replâtrage du temps des constructeurs. (voir droit de réponse à JP Houdin)

8-Elle permettait de calculer au cm près la hauteur à laquelle s’arretaient les conduits de la chambre de la reine et ceci sans même y envoyer un robot. (même hauteur de colonne d’eau que ceux de la chambre du roi)

9-Elle explique pourquoi on a retrouvé ce qui ressemble fortement à du limon dans un des conduits de la chambre de la reine. (essais avec de l’eau boueuse du Nil)

10-Elle rend logique la création d’une chambre souterraine creusée dans le calcaire naturel et laissée en l’état. (arrivée d’un conduit vertical au dessus du plafond sans risquer de cisailler des poutres et volume de rétention).

11-Elle explique pourquoi la marque en plafond de la chambre souterraine coincide en position avec la seule pierre munie d’un linteau sur le mur nord de la chambre du roi. ( interrupteur à sable et conduit vertical)

12-Elle explique la raison du U inversé dans la construction des conduits. (seule façon d’assurer une étanchéité correcte)

13-Elle explique pourquoi le sarcophage était en si mauvais état et pourquoi on a jamais retrouvé son couvercle. (il servait de bouchon destiné à maintenir l’étanchéité argileuse entre lui et les herses).

14-Elle explique la trace d’éffraction en V inversé dans le linteau du couloir menant à la chambre du roi.(présence du sarcophage)

15-Elle explique la marche taillée en V en haut de la grande galerie. (orientation de l’eau dans le centre de la cunette)

16-Elle explique le volume et la forme de la grande galerie.(égout permettant de reprendre la soupape de sécurité et de faire diminuer la pression sur la couverture du couloir de la chambre de la reine)

17-Elle explique pourquoi les bouchons de granit ont été mis en place dès le début et pourquoi la moitié du couloir ascendant est creusé au lieu d’être appareillé.(vérrouillage de la descenderie après fonctionnement du mécanisme et pas de momie à monter par la)

18-Elle explique pourquoi le mur sud de la chambre du roi s’est affaissé . (présence d’une sape le  long du mur sud)

19-Elle explique le mauvais état du dallage de la chambre de la reine et la présence d’une marche dans son couloir. (enfoncement du plancher)

20-Elle explique ce qu’il y a au bout et au-dessus des conduits de la chambre de la reine. (présence d’un couloir)

21-Elle explique le double chevron au dessus de l’entrée de la pyramide. (véritable entrée vers la chambre secrète juste en dessous)

22-Elle rend logique la présence de conduits. (pour obtenir une pression hydraulique)

23- Elle rend logique l’utilisation du granit pour la chambre à pression.(étanchéité maximum sur une grande période)

24-Elle explique le décentrement des conduits et leur arrivée en bas des chambres. (utilisation de l’air comprimé comme réserve de pression )

25- Elle explique la quatrième herse fixe. (protection de la partie calcaire de la grande galerie lors de la libération de l’eau)

26- Elle explique pourquoi la grande galerie a un plafond plat. ( présence d’un couloir juste au-dessus)

27- Elle explique le double rôle des 5 plafonds situés au-dessus de la chambre du roi. (lutte contre la pression hydraulique et rehausse permettant de caser une chambre secrète à l’ouest grâce à la prolongation des chevrons)

28- Elle explique la position de la chambre secrète.

Points faibles de notre théorie

1-Comment ceux qui devaient ouvrir cette pyramide devait-ils procéder pour remplir les conduits extérieur d’eau ?

Quelques éléments de réponse. Un déluge ou des pluies diluviennes auraient pu remplir la cuve sans intervention humaine mais l’architecture interne parle plutot pour une action humaine. La prise en compte de la présence du Nil à proximité, de l’ensablement naturel et du fait que le calcaire de façade est une pierre tendre sur laquelle il est facile de fixer des échellons ne satisfait pas pour autant les septiques qui oublient qu’ils n’ont que de 273 m³ d’eau à monter. En regard du nombre de pierres de 2.5 tonnes montées bien plus haut par les constructeurs , n’avoir que de l’eau à monter pour l’ouvrir est un vrai plaisir :-). D’autre part, compte tenu de la disparition du revêtement de façade, il est impossible de savoir si les constructeurs n’avaient pas originellement prévus  des escaliers pour accéder aux bouchons des  conduits  ainsi qu’un chéneau périmétrique. En cas de chéneau, un simple orage de 10 minutes aurait suffit pour déclencher le mécanisme.

2- Si la chambre de la reine était une chambre de tests , à partir du moment où ses conduits montent plus haut que la chambre du roi , que se seraient-il passé en cas de tests infructueux ?

En fait la aussi , tout dépends de la méthodologie de la construction de la pyramide. S’il s’agit de pierres moulées comme dans la théorie de Davidovits, les contraintes sont moins importantes qu’en cas de pierres taillées. Il faut aussi savoir que la pression de déclenchement est inférieure à celle maximum mais qu’il leur fallait aussi rejoindre une circulation interne pour amener l’eau. Il se peut aussi que la chambre de la reine ait servie  à actionner un mécanisme de fermeture à la fin du chantier.

3- La probabilité pour que les herses posées sur du sable descendent en même temps que le plancher de la chambre est peu probable.

C’est pour cette raison que nous avons proposé une variante dans notre livre « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: les sept vérités qui dérangent ». En fait si seul les herses et le sarcophage descendent , ce dernier ne coincera plus correctement l’argile et l’eau sera libérée quand même par une belle fuite au niveau du joint mur sud-première herse.

Cet article reste ouvert à vos remarques. N’hésitez pas à nous faire partager vos doutes ou vos certitudes.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Supposition concernant l’emplacement d’une chambre inviolée

Les parties visibles du mécanisme peuvent-elles nous renseigner sur l’emplacement d’une chambre inviolée ?

 Oui bien sur ! Tout choix technique peut donner involontairement des renseignements exploitables pour la localisation d’une chambre encore inconnue dans cette pyramide.

 Rappelez vous cet article  expliquant le rôle des 5 plafonds successifs au dessus de la chambre du roi !

 En le lisant , vous auriez du vous poser les questions suivantes :

 Pourquoi ne pas avoir utilisé une simple couverture à chevrons comme dans la chambre de la reine pour stopper les effets de la pression ?

 Quel est l’intérêt réel d’un couvercle fait avec 43 poutres plutôt qu’avec une couverture à chevrons ?

 La réponse est assez simple :

  À partir du moment ou cette structure a comme action de stopper les effets horizontaux de la pression au niveau du plafond de la chambre du roi et d’empêcher l’eau de monter plus haut que la chambre de Davison, une chambre doit forcement se trouver à proximité.

KCS4

KCS2

  Même en cas de fuite d’un des joints du plafond de la chambre du roi , l’eau sous pression ne pourra pas monter plus haut que le plafond de la chambre de Davison. Le passage est la pour y remédier.

kc_soupape-f69da

 Vous constatez comme nous que grâce à ses poutres qui servent aussi de rehausse, un espace libre de toute contrainte se dégage entre les chevrons et le dessus des poutres de la chambre de Davison ( dernier trait rouge matérialisant aussi la présence de joints entre les poutres ) .

 Cette configuration laisse à penser que les constructeurs ont probablement crée une chambre à l’est ou à l’ouest de cette structure avec une grosse préférence pour l’ouest du fait de l’interrupteur à sable.

secretchamber

 Sur les croquis , j’ai laissé le dernier niveau de poutres pour obtenir un plafond plat mais il n’est pas obligatoire. La chambre inconnue (en jaune) peut très bien avoir une simple couverture à chevrons.

On aurait donc la configuration finale suivante :

couloir

Cliquez sur l’image pour l’agrandir 

L’accès à la chambre inconnue partirait juste sous les chevrons de l’entrée de la pyramide et passerait au-dessus de la grande galerie.

escalier

 Un conduit contenant du sable coupe ce couloir d’accès. Au départ le sable est contenu pour ne pas envahir le couloir.

 Une fois que la chambre (contenant ce qu’elle doit contenir) est prête, on fait descendre une grosse herse de granit  pour condamner son accès.

 Pour re-accéder dans le futur à la chambre , seul l’interrupteur à sable actionné par la pression de l’eau dans la chambre du roi permet de vidanger rapidement et sans danger le sable et de faire descendre la herse.

 Cette chambre secrète située à l’ouest et en contre-haut de la chambre du roi actuelle n’est bien sur qu’une supposition basée sur la présence des 5 plafonds et du passage mais elle serait facilement vérifiable en perçant un trou du coté ouest sous les chevrons.

KCS1

 Elle sous-entend obligatoirement une prolongation de la couverture en chevron coté ouest , ce qui semble être effectivement le cas à la vue des photographies ci-dessous qui montrent une grosse différence entre le mur est et le mur ouest.

Mur est

chevrons_est

Les chevrons s’arrêtent contre le mur.

Mur ouest

chevron_ouest

Les chevrons continuent après le mur.

Cette autre photographie montre aussi que les chevrons se prolongent du coté ouest . Le mur n’est donc pas porteur .. enfin si il est quand même porteur mais d’espoir 🙂

Nous sommes sûrs à 99,99% qu’un petit trou à cet endroit précis permettrait de faire la plus grande découverte archéologique de tous les temps …et vous ?

 Le diaporama YouTube suivant annule et remplace ce qui est dit dans le diaporama ci-dessus en ce qui concerne la photographie du couloir ascendant prise par ADAM RUTHERFORD. Les excroissances rocheuses étaient en réalité du plâtre mis pour maintenir des fourreaux électriques.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Chambres de décharge ou plafonds de charge ?


Pyramide de Cheops: A quoi servaient les 5… par superlutin93

 Dans leurs théories, Jean-Pierre Houdin ou Pierre Crozat nous expliquent que les constructeurs de la pyramide de Chéops ont réalisé la grande galerie dans le but de faire circuler le contrepoids nécessaire à l’acheminement des poutres de granite des 5 plafonds de la chambre du roi.

 Si c’est vrai, cela démontre une belle anticipation de la part des constructeurs et que tout a été calculé avec une précision extrême. Renvoi de cordages, poids des poutres à tirer, réarmement du contrepoids etc .

 Dans ce cas la , n’est-il pas judicieux de penser que les constructeurs, avant de s’occuper de savoir comment ils allaient faire pour tirer les poutres se soient penchés sur le problème de la section minimum d’une poutre en granite devant supporter uniquement son propre poids sur une portée de 5.24m (largeur de la chambre du roi)

 Après tout , toute économie d’efforts inutiles aurait été la bienvenue surtout quand on sait que les poutres venaient de carrières situées à  près de 1000 km de la pyramide.

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Les barres rouges représentent les niveaux possédant des joints entre les poutres.

poutres-5dbf4

Les parties rouges représentent tout le granite monté en plus de la section minimum (rectangle bleu)

 En observant les coupes longitudinale et transversale sur la chambre du roi , on constate que :

1- Toutes les poutres des 5 plafonds ne supportent que leur propre poids puisqu’il y a de l’air au-dessus d’elles.

2- Chacune d’elle franchit les 5.24 m.

3- Les poutres sont toutes taillées sur 3 faces, ce qui dénote une volonté d’économie d’efforts inutiles par les constructeurs.

4-Les poutres du premier plafond sont les plus hautes.

5- Seules les poutres du premier et du deuxième plafond on des joints bourrés entre elles (c’est la petite écriture presque illisible sous les poutres)

6- Les deux premiers plafonds sont aussi les plus homogènes dans leur épaisseur.

7-Le dernier niveau de poutres est situé entre les chevrons. Ces dernières ne peuvent donc pas servir de rehausse ou de  butons.

8-La section minimum utilisée par les constructeurs est celle de la poutre (en bleu) du 5 ème plafond dont le trait jaune touche l’arase supérieure.

 Cette poutre de section nettement inférieure aux autres a aussi bien résisté au temps que les autres poutres d’où la question : à quoi cela pouvait-il servir de mettre en place de plus grosses poutres ?

 Les constructeurs auraient pu mettre uniquement des poutres de cette taille et cela aurait fonctionné tout aussi bien . Rien qu’en mettant à plat les blocs du premier plafond et certaines grosses poutres des niveaux supérieurs , ils auraient eu moins de joints et au final moins de poutres à mettre en place.

 En fait tout ce qui est en rouge au dessus des traits jaunes est du granite monté inutilement et cela avoisine visiblement les 30% du poids total ! et 80%  dans le cadre d’une simple rehausse car tout ce qui a été mis en plus des deux traits noirs (qui matérialisent deux rangées de butons) n’a absolument aucune utilité.

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 Etrange non pour des constructeurs montrant par ailleurs leur volonté de faire l’économie de la taille d’une des faces de chaque poutre ?

Et s’ils ne pouvaient pas faire autrement ?

 Vous l’avez compris si vous avez vu les vidéos de notre théorie, la seule manière de rendre logique cette structure et son surplus de poids est la lutte contre les effets de la pression hydraulique.

 Le plafond de la chambre du roi fait 10.48m x5.24m soit 54.91 m²

Suivant la loi de Pascal, si l’on rempli complètement un des conduits de la chambre du roi avec de l’eau , on va obtenir une pression de 34 mètres de colonne d’eau donc 3.4 bars sous l’air comprimé. Celui-ci retransmettra presque intégralement les 34 tonnes de poussée par m² sur le plafond.

Une pression capable de soulever un couvercle de (54.91m² x 34t/m²) = 1867 tonnes avec de l’eau claire mais un peu plus encore si l’on utilise de l’eau boueuse dont la densité est supérieure à celle de l’eau claire.

 pression1

pression2

Nous avons fait le calcul du poids des poutres qu’ils ont mis en place et il est de 2200 tonnes avec une densité du granite de 2.5 tonnes par m³ pour tenir compte des joints.

Ils ont mis juste 333 tonnes (*) de plus que ce que la pression peut soulever  si on utilise de l’eau claire.  Moins encore avec de l’eau boueuse.

(*) à peu de chose près le poids du dernier plafond.

  S’ils avaient limité la section de leurs poutres à la section minimum qu’ils ont utilisé , ils n’auraient obtenus que 2200 tonnes – 30% = 1540 tonnes , ce qui fait que l’ensemble se serait soulevé avant même la pression maximum atteinte. On retrouve le même problème en cas de fuite d’un des joints du premier plafond. Si l’air comprimé passe dans la chambre de Davison, il n’y a plus assez de poids de granite au dessus pour compenser les effets de la pression. Il faut donc décompresser et c’est la, le rôle du passage crée entre la grande galerie et la chambre de Davison.

 Certains égyptologues ne sont pas d’accord avec cette histoire de pression mais c’est pourtant la seule hypothèse capable de rendre parfaitement logique cette structure avec son surplus de poids et le fait que les poutres du premier plafond en contact avec la pression soient les plus hautes (donc les plus résistantes). Vu sous cet angle, tout devient parfaitement logique et calculable.

 Voici à quoi la chambre du roi aurait du ressembler si les constructeurs n’avaient pas eu autre chose en tête qu’un simple tombeau.

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  À noter qu’ils leur suffisait d’éloigner légèrement la chambre du roi vers le sud pour éviter que la descente de charge n’endommage la grande galerie. L’hypothèse du rehaussement des chevrons ne tient donc pas ! Celle du Djed symbolique non plus d’ailleurs vu que tous les dessins de Djed ne montrent que 4 niveaux.

 Dans le cadre d’un simple tombeau, ils auraient facilement pu éviter quatre niveaux de poutres supplémentaires mais pour une serrure hydraulique, ils ne pouvaient pas faire autrement du fait de la pression.

 On est tous d’accord sur le fait que seul les chevrons calcaires déchargent la chambre du roi du poids des niveaux supérieurs mais pour le reste, les fameuses « chambres de décharge » ne sont en fait que des plafonds de charge permettant d’alourdir le couvercle d’une cuve destinée à être mise sous pression. Tous les indices visibles concordent, y compris le gros monolithe de granite situé au-dessus de l’entrée de la chambre du roi et permettant de protéger l’antichambre des effets de la pression. Il serait peut-être temps que les égyptologues se rendent compte qu’il n’y a rien de symbolique dans cette structure et quelle est parfaitement explicable par le calcul à partir du moment ou l’on admet que la « chambre du roi » était une cuve étanche destinée à être remplie d’eau.

 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Une effraction qui en dit long

 D’après les égyptologues, les pilleurs ont agis avec une facilité déconcertante pour pénétrer dans la chambre du roi. Ils sont simplement passés par dessus les herses et ont attaqué le mur Sud de l’antichambre pour déboucher dans le couloir menant à la chambre du roi.

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Flèche montrant le trajet des pilleurs

 Nous allons voir qu’ils se sont trompés une fois de plus. Le couloir qui relie la chambre des herses à la chambre du roi fait 2.56m de long et son linteau a été attaqué en chevron sur une profondeur de 1.28 m comme visible sur la photographie ci-dessous.

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 Le trait pointillé blanc représente le niveau probable de la première herse.

 Maintenant regardez bien la coupe qui suit et posez vous la question suivante.

 Comment est-il possible d’attaquer (en rose) le linteau du couloir sur 1.26m de profondeur en étant positionné sur les herses ?

 N’importe quel pilleur aurait préféré s’attaquer directement à la première herse qui faisait 52 cm d’épaisseur. Granit pour granit, autant choisir de piocher dans ce qui est le plus facilement accessible (en rouge) . D’autre part, attaquer un linteau est risqué car il supporte du poids alors qu’attaquer une herse ne représente absolument aucun danger coté effondrement.

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 Pourquoi les pilleurs ont-ils donc choisis d’attaquer le mur Sud ? Tout simplement parce qu’après avoir démonté les herses, ils sont tombés sur quelque chose qui bouchait le couloir.

 C’est la seule explication possible à cette trace d’effraction.

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 Les pilleurs sont tombés nez à nez avec le demi-sarcophage , ils l’ont probablement repoussé a coup de bélier et on eu besoin d’attaquer le linteau pour le faire basculer légèrement afin qu’il franchisse le seuil de 2 cm à l’entrée de la chambre du roi. C’est en le repoussant ainsi qu’ils ont abimé un de ses angles.

Cette trace d’effraction prouve donc que quelque chose était positionné dans le couloir juste après les herses et si c’était le demi-sarcophage, il ne risquait pas de contenir la momie du Pharaon Chéops.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

Herses et étanchéité

 Ici aussi, compte tenu de la pression à obtenir dans la cuve, on est en droit de se demander comment les constructeurs ont pu faire pour réaliser une étanchéité satisfaisante au niveau de la première herse.

 En fait, le problème est plus simple à résoudre qu’il n’y parait et avec les moyens de l’époque.

 Le couloir entre la chambre du roi et la première herse fait 2.56 m de long, 1.05 m de haut et 1.06 m de large.

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Le demi-sarcophage retrouvé dans la chambre du roi fait 2.28 m de long, 1.05 m de haut et 0.98 m de large.

 Si l’on glisse le demi-sarcophage dans le couloir existant entre la chambre du roi et les herses, il reste 4 cm de chaque coté et 28 cm de libre entre lui et la première herse pour réaliser une étanchéité à base d’argile.

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Argile entre demi-sarcophage et herse (en clair)

 L’argile est une roche sédimentaire qui a la propriété de gonfler en présence d’eau, elle est imputrescible et résiste très bien dans le temps si elle ne subit aucune agression physique. Exactement ce qu’il fallait pour assurer l’étanchéité du système.

 Voici ce que nous pensons que les constructeurs ont fait.

 Dans les 4 cm restant entre le sarcophage et les murs latéraux du couloir, ils ont d’abord bourré une pate à base d’argile. Des briques d’argile les plus sèches possible (mais non cuites) ont ensuite été posées pour murer les 28 cm restant devant le sarcophage puis la première herse a été mise en place.

 Les constructeurs se sont ensuite servis des cannelures dans le mur Sud de la chambre des herses pour compléter l’étanchéité mur-herse avec un mastic d’argile plus humide donc plus malléable. Ils ont tassé cette argile jusqu’à ce que les cannelures soient complètement remplies.

 Ce genre d’étanchéité aurait facilement résisté au temps et à la pression car dès la mise en eau de la cuve, les briquettes d’argile sèches coincées entre la première herse et le demi-sarcophage auraient gonflé et assuré l’étanchéité.

 Vous imaginez donc la mauvaise surprise que les pilleurs ont eue quand ils ont dégagé les herses et sont tombés nez à nez avec un couloir bouché. Voir le chapitre « Une effraction qui en dit long ».

 Il va sans dire, bien entendu, que contrairement à la théorie du tombeau, celle de la serrure hydraulique impose que les herses aient été mises en place en position fermées juste après la finition des joints de la couverture de la chambre du roi.

Dans la théorie du tombeau, les plaques de granit devaient rester appuyées sur des poteaux de bois en attente de la mort du pharaon.

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Si ces poteaux ne faisaient que 25x25cm de section , il ne restait plus que 53,5 cm de passage libre entre les poteaux qui ne pouvaient pas s’appuyer à cheval, au sol, sur les encoches des herses. Ca fait vraiment juste pour l’acheminement de la momie et du mobilier royal mais ce point n’a pas l’air de gêner outre mesure les égyptologues.

 D’autre part, la sève comme celle des prétendus étais de la chambre du roi, aurait du laisser des traces brunâtres sur le sol à l’emplacement des poteaux de soutien. Je vous laisse constater par vous mêmes leur absence sur les premières photographies de l’intérieur de la pyramide .

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 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

À propos de l’étanchéité

L’étanchéité en question

 La plupart des égyptologues auxquels nous avons exposé la théorie de la serrure hydraulique  nous ont répondu : « Vous n’y pensez pas , il est impossible de remplir la chambre du roi d’eau car celle-ci s’infiltrerait par les joints entre les pierres et disparaitrait dans la masse de la pyramide ».

 Même Rudolf Gantenbrink, ingénieur allemand à l’origine de l’exploration des conduits par le robot UPUAUT, rejette cette hypothèse sur son site www.cheops.org. Nous le citons :

They are water shafts ? .

 This is nonsense. All the shafts have open joints along their floors. Any water entering from the top would disappear through these gaps and cracks long before it could ever reach the burial chamber. Not to mention the fact that the idea of water in the King’s Chamber would have horrified the builders, who went to enormous effort to protect the pharaoh’s remains from all outside influences.

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 Traduction : Est ce que ce sont des conduits à eau ? Cela n’a pas de sens ! Tous les conduits ont des joints ouverts le long de leur plancher. Toute l’eau qui rentrerait par le haut serait absorbée par les interstices et les fissures et n’arriverait jamais dans la chambre funéraire. La simple idée que de l’eau puisse arriver dans la chambre du roi aurait horrifié les constructeurs qui ont consacré beaucoup d’effort pour soustraire les reliques du pharaon de toutes les influences extérieures.

Et pourtant !

 Si l’eau s’infiltrait aussi facilement dans tous les joints des conduits, comment expliquer cette trace de coulure clairement visible sur le granit de la chambre du roi ? La photo date du début du siècle dernier et on ne peut pas dire qu’il pleut beaucoup en égypte ! Ce qui est tombé en 4600 ans ou la condensation, à cependant réussi à laisser une trace. À moins que ce soit les égyptologues qui aient versé de l’eau par l’extérieur pour voir s’il s’agissait bien du même conduit.

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 En y regardant de plus près , on s’aperçoit très vite que les constructeurs ont au contraire, soigné l’étanchéité.

 La preuve : les joints des murs de la chambre du roi sont tous remplis.

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idem pour ceux de son plafond

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ou ceux du plafond de l’antichambre.

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 Remarquez au passage la grossièreté de la finition des joints des plafonds, quasiment indigne d’un tombeau mais sans importance pour une cuve étanche. Vous vous demandez surement pourquoi les joints des murs sont mieux finis que ceux du plafond ? Tout simplement parce que le plafond était calculé pour être hors d’eau du fait de l’air comprimé.

 Les quatre rainures verticales sur le mur de la chambre des herses indiquent aussi la recherche de la meilleure étanchéité possible. Celles-ci sont la pour permettre le passage des cordes afin que la premiere herse soit le plus près du mur.

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Et pour les conduits

 Ne perdons pas de vue que pour obtenir une pression hydraulique , il fallait que les conduits se remplissent progressivement d’eau . Dans ce cas , peu importe que le joint soit en haut ou en bas du conduit , ce qu’il faut c’est simplement que les joints soit étanches pendant le temps qu’il faut pour remplir la cuve et obtenir la pression suffisante au déclanchement de la serrure hydraulique.

La raison d’être du U inversé

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 Ce qui peut à premiere vue sembler une aberration pour un conduit destiné à acheminer de l’eau, est en fait la meilleure solution technique pour obtenir une étanchéité parfaite.

En voici les raisons :

1 – Les pierres qui servent de plancher au conduit sont mises en place avant les pierres en U inversés , ce qui permet d’avoir un support bien plat pour leur pose. Aucun joint n’est mis entre les deux blocs afin d’éviter toute augmentation du glissement des blocs du fait de la pente.

2- En posant les pierres en U inversés sur une dalle bien plane , les joints restent clairement visibles. On peut non seulement vérifier le contact parfait avec la surface plane mais il est ensuite possible de réaliser l’étanchéité à base d’argile par l’extérieur du conduit.

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3- Cette disposition permet que le poids des pierres au dessus du conduit, le plaque sur la dalle plancher. Si l’inverse avait été fait , la dalle aurait formé un linteau et le conduit en dessous aurait pu se désolidariser lors de la mise en eau. De plus il n’aurait pas été possible de vérifier le contact , ni de réaliser une étanchéité correcte.

4 – La résistance mécanique de l’ensemble est nettement meilleure dans cette configuration.

5- Il faut savoir aussi que contrairement aux idées reçues , le calcaire est imperméable à l’eau. De nombreuses fontaines ou gargouilles sont faites en calcaire et leur étanchéité naturelle ne pose aucun problème.

Conclusion

À partir du moment ou ils étaient obligés de réaliser leurs conduits en deux morceaux assemblés , cette disposition en U inversé était le meilleur choix. Il serait aussi intéressant  de faire analyser les joints de la chambre du roi .

 Sur le site d’A.E.R.A ( Jacques Bardot et Francine Darmon)  aujourd’hui disparu, on pouvait lire à propos des joints du couloir de la chambre de la reine :

 Dans un deuxième temps, avec les mêmes procédés macrophotographiques et d’agrandissement laser, nous avons constaté que certains vrais joints verticaux, ayant perdu leur mortier de rebouchage, avaient fait l’objet d’un traitement particulier s’apparentant au calfatage utilisé sur les coques des bateaux.

 Ce procédé, également unique dans les annales archéologiques, traduit pour nous une volonté de rendre étanches certains joints à l’aide d’un calfat : mélange d’étoupe et d’une sorte de mastic (à identifier chimiquement).

 Si le même procédé a été mis en oeuvre dans la chambre du roi, cela apporterait une preuve supplémentaire que cette chambre était bien destinée à être remplie d’eau.

 Ps : Pourquoi avoir voulu rendre étanche les joints du couloir de la chambre de la reine ? pensez aux essais de pression dans cette chambre et vous aurez la réponse.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »

 

 

La soupape de sécurité

La difficulté de l’interprétation

 Pour la plupart des égyptologues ou chercheurs passionnés par la grande pyramide, le passage qui a été creusé entre la grande galerie et la première chambre de décharge est la preuve que les constructeurs ont voulu vérifier la fissuration des poutres du plafond de la chambre du roi. Dans notre théorie, ce passage s’explique comme jouant un rôle de soupape de sécurité destinée à protéger les autres plafonds et la chambre secrète située à l’ouest d’une fuite éventuelle. Qui a raison ?

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 Pour les égyptologues , la chambre du roi était un tombeau . Quand les poutres de son plafond se sont fissurées , les constructeurs ont immédiatement constaté les fissures en sous-face des poutres côté sud et ils ont alors étayé puis creusé un tunnel depuis le haut de la grande galerie pour aller voir ce qui se passait dans la première chambre de décharge (Chambre de Davison) . Ce tunnel n’a pu être creusé que par des gens qui connaissaient très bien la structure puisqu’il évite les parties en granite et tient compte de la différence de niveau. Ils ont alors constaté les fissures côté nord sur le dessus des poutres. Pour suivre l’évolution des désordres ils auraient réalisés par le dessous, des joints bourrés au plâtre entre les poutres du premier et du deuxième plafond. Constatant la stabilisation de l’ensemble, ils n’auraient pas jugés bon d’aller voir ce qui se passait au dessus.

Entrée du passage en haut de la grande galerie

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 Vue en coupe

L’indication trop-plein correspond en fait au passage qui a été creusé entre la grande galerie et le première chambre  dite « de décharge » mais qui ne décharge rien.

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La soupape de sécurité

Dans notre théorie, ce passage n’est qu’une soupape de sécurité destinée à protéger les autres plafonds et la chambre secrète d’une fuite éventuelle. Cette fuite pourrait se produire si la chambre restait en charge du fait du non enfoncement du plancher et des herses.

Sans soupape de sécurité, la défaillance d’un des joints du plafond de la chambre du roi pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le reste des plafonds. En effet, si l’air comprimé à 3.4 bars emprisonné sous le premier plafond passe dans la chambre juste au dessus, la pression diminuera un peu (à 3.3 bars) quand l’eau montera dans la chambre du roi mais il n’y aura plus assez de poids de granit au dessus du deuxième plafond pour empêcher que ce dernier ne se soulève. On assisterait alors à un soulèvement total des planchers et à un effondrement du mur ouest si une chambre secrète se trouve bien à proximité. La présence d’un conduit reliant la première chambre à la grande galerie prouve que les constructeurs ont anticipé le problème et fait exactement ce qu’il fallait faire pour l’éviter.

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 Des joints étanches ont été réalisés sur les deux planchers surlignés d’une barre rouge. Au-dessus l’étanchéité devenait inutile puisque l’eau de la fuite éventuelle était canalisée par le passage vers la grande galerie. Ce dernier qui fait 60cmx60cm de section a donc pour nous, été réalisé en même temps que la mise en place des poutres et non après pour aller vérifier d’éventuelles fissurations de poutres. Dans tous les cas il fallait bien un passage pour aller finaliser le dernier joint en plafond de la chambre de Davison. Cette disposition permet d’anticiper la présence d’une chambre secrète coté ouest et situé entre le plancher haut de la chambre de Davison et les chevrons calcaires.

Qui a raison ?

 Dans notre théorie, les trois herses coulissantes de l’antichambre étaient mises en place en position fermée dès la finition du plafond de la chambre du roi puisque les constructeurs savaient pertinemment qu’aucun corps ni mobilier royal n’avait besoin d’être entreposé dans une cuve étanche. Voila qui simplifiait grandement la mise en place des herses, la ventilation et qui impliquait forcement que les constructeurs ne se soient jamais rendus compte de la fissuration des poutres de couverture de la chambre du roi. Les constructeurs qui ont presque toujours travaillé de l’extérieur, ont tartiné les faces des poutres avec un enduit étanche avant de les presser les unes contre les autres. Comme ce n’était qu’une cuve et non un tombeau, ils n’ont pas jugé utile de nettoyer les joints du plafond avant de fermer la cuve.

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 Les photographies prises avant les travaux de restauration parlent pour notre théorie, les joints réalisés sont indignes d’une chambre royale. Aucun plâtre n’a été mis par les constructeurs dans les fissures, que ce soit par en dessous ou par le dessus comme sur cette photographie extraite du livre de Gilles Dormion : La chambre de Cheops.

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 D’autre part, pour ceux qui pensent que les joints ont été réalisés après fissuration des poutres , il faut savoir que réaliser des joints entre les poutres ne sert strictement à rien dans la consolidation d’une fissuration et ne fait que rajouter du poids sur les planchers fissurés.

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 Le coup de grâce à la version officielle est donnée par cette photographie du plafond de l’antichambre. Aucune fissure n’a été constatée sur ce plafond et pourtant , il possède des joints identiques à ceux du plafond de la chambre du roi. Dans notre théorie, la présence de joints étanches à cet endroit s’explique aisément, il n’en va pas de même pour ceux qui soutiennent que les joints entre les poutres ont été uniquement réalisés pour servir de témoins de fissuration et qui sont incapables d’expliquer ce manque visible de finition.

 Nous pensons aussi que les marques noires visibles sur les poutres ne sont pas liés à des étais car à cette époque aucun étais de 5.85m de haut ne pouvait reprendre 20 tonnes sans flamber (Fléchir).

 Si les constructeurs s’étaient vraiment rendu compte de la fissuration des poutres, ils auraient réalisés un doublage porteur en granit le long du mur Sud. La chambre aurait perdue un mètre en largeur mais les poutres auraient été soutenues. Si cela n’a pas été réalisé, c’est à notre avis parce que les constructeurs n’ont pas eu connaissance de cette fissuration. Il existe bien sur d’autres preuves que les fissures datent de bien après la construction des pyramides. Regardez par exemple ce relevé de Piazzi Smith fait en 1877. Ce dessinateur qui semble avoir relevé tous les trous et toutes les fissures sur les murs et le plancher n’a pas indiqué la fissuration des poutres car à cette époque, elles n’étaient pas fissurées. Cette autre planche datant de 1837 et faite par le dessinateur Perring ne mentionne pas non plus les fissures des poutres sur ses coupes , ni même sur le relevé de la chambre de Davison. Quant au livre « Les monuments funéraires de l’égypte ancienne » de A.DANINOS-PACHA publié en 1899 , il est clairement dit aux pages 75 et 76

 L’étroit couloir conduisant aux chambres d’évidement, situées au-dessus de la chambre du sarcophage, devait attirer nos voleurs dans la partie supérieure de la pyramide ; L’entrée de ce passage se trouve au bout et en haut de la grande galerie ; elle restait libre. Les violateurs de la tombe avaient ainsi exploré, sans rien trouver, la base et le haut du monument ; pour peu qu’ils fussent pressés, il y avait bien des chances pour qu’ils ne parvinssent pas à pénétrer dans le caveau sépulcral .

 La chambre du sarcophage est recouverte par neuf belles dalles de granit rose semblables à celles dont sont revêtus les murs de cette salle ; ces plaques ont 5 m. 64 de long, et leurs extrémités reposent sur le haut de la paroi.

Malgré leur épaisseur et malgré la dureté de la roche, on pouvait craindre qu’elles ne cédassent et ne se rompissent sous le poids énorme de la maçonnerie qui les surmonte ;

le sol du caveau se trouve encore à 100 mètres au-dessous du sommet actuel. Voici comment on remédia à ce danger. Au-dessus du caveau, quand on continua de surélever le massif, on ménagea des vides destinés à alléger le fardeau qui devait supporter le plafond. Ce sont cinq petites pièces basses réparties l’une au-dessus de l’autre, sur une hauteur de 17 mètres. Les quatre premières, toutes pareilles, ont un plafond plat ; la cinquième, celle d’en haut, est surmontée de grosses dalles inclinées, qui se touchent par leur partie supérieure, de manière à former une sorte de toit à double pente. Grâce à cette succession de vides étages dans l’aplomb de la chambre principale et grâce à l’amortissement si bien entendu qui les couronne, la pression centrale était notablement diminuée ; elle se trouvait renvoyée vers les faces extérieures et distribuée également tout autour du caveau.

Les mesures étaient bien prises ; dans tout cet ensemble, pas une pierre n’a bougé par le seul effet de poussées intérieures ou du lent écrasement des matériaux ; il n’y a eu de déplacés que les blocs qui ont été violemment attaqués par la main de l’homme ; encore, tant l’ensemble était bien lié et tien équilibré, les brèches ouvertes ainsi sur plusieurs points n’ont pas amené d’écroulement ni même de tassement, soit dans la chambre où reposait Chéops, soit dans les galeries qui y conduisaient.

Les constructeurs n’ont donc pas creusé ce passage pour aller vérifier la fissuration des poutres puisque tous les relevés avant 1899 montrent clairement qu’elles n’étaient pas fissurées.

Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »