Herses et étanchéité

 Ici aussi, compte tenu de la pression à obtenir dans la cuve, on est en droit de se demander comment les constructeurs ont pu faire pour réaliser une étanchéité satisfaisante au niveau de la première herse.

 En fait, le problème est plus simple à résoudre qu’il n’y parait et avec les moyens de l’époque.

 Le couloir entre la chambre du roi et la première herse fait 2.56 m de long, 1.05 m de haut et 1.06 m de large.

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Le demi-sarcophage retrouvé dans la chambre du roi fait 2.28 m de long, 1.05 m de haut et 0.98 m de large.

 Si l’on glisse le demi-sarcophage dans le couloir existant entre la chambre du roi et les herses, il reste 4 cm de chaque coté et 28 cm de libre entre lui et la première herse pour réaliser une étanchéité à base d’argile.

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Argile entre demi-sarcophage et herse (en clair)

 L’argile est une roche sédimentaire qui a la propriété de gonfler en présence d’eau, elle est imputrescible et résiste très bien dans le temps si elle ne subit aucune agression physique. Exactement ce qu’il fallait pour assurer l’étanchéité du système.

 Voici ce que nous pensons que les constructeurs ont fait.

 Dans les 4 cm restant entre le sarcophage et les murs latéraux du couloir, ils ont d’abord bourré une pate à base d’argile. Des briques d’argile les plus sèches possible (mais non cuites) ont ensuite été posées pour murer les 28 cm restant devant le sarcophage puis la première herse a été mise en place.

 Les constructeurs se sont ensuite servis des cannelures dans le mur Sud de la chambre des herses pour compléter l’étanchéité mur-herse avec un mastic d’argile plus humide donc plus malléable. Ils ont tassé cette argile jusqu’à ce que les cannelures soient complètement remplies.

 Ce genre d’étanchéité aurait facilement résisté au temps et à la pression car dès la mise en eau de la cuve, les briquettes d’argile sèches coincées entre la première herse et le demi-sarcophage auraient gonflé et assuré l’étanchéité.

 Vous imaginez donc la mauvaise surprise que les pilleurs ont eue quand ils ont dégagé les herses et sont tombés nez à nez avec un couloir bouché. Voir le chapitre « Une effraction qui en dit long ».

 Il va sans dire, bien entendu, que contrairement à la théorie du tombeau, celle de la serrure hydraulique impose que les herses aient été mises en place en position fermées juste après la finition des joints de la couverture de la chambre du roi.

Dans la théorie du tombeau, les plaques de granit devaient rester appuyées sur des poteaux de bois en attente de la mort du pharaon.

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Si ces poteaux ne faisaient que 25x25cm de section , il ne restait plus que 53,5 cm de passage libre entre les poteaux qui ne pouvaient pas s’appuyer à cheval, au sol, sur les encoches des herses. Ca fait vraiment juste pour l’acheminement de la momie et du mobilier royal mais ce point n’a pas l’air de gêner outre mesure les égyptologues.

 D’autre part, la sève comme celle des prétendus étais de la chambre du roi, aurait du laisser des traces brunâtres sur le sol à l’emplacement des poteaux de soutien. Je vous laisse constater par vous mêmes leur absence sur les premières photographies de l’intérieur de la pyramide .

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 Pour tout connaître de la position des salles secrètes et des moindres détails de cette théorie, lisez le livre de Philippe Lheureux et Stéphanie Martin « GRANDE PYRAMIDE D’EGYPTE: Les sept vérités qui dérangent »